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LA MUSIQUE MODERNE ET SON HISTOIRE

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LA MUSIQUE MODERNE,
HISTOIRE ET PEDAGOGIE

GENERALITE ET ABSTRACTION

Si l'on se penche de façon académique sur l'expression "musique moderne", désignée plus précisément par le terme "musique contemporaine", la musique moderne, donc, est rattachée pour la plupart des musicologues à des compositeurs du 20e siècle, comme Debussy, Satie, Fauré, Ravel ou Stravinsky, Bartók et Schönberg.


Les nouveaux espaces sonores de la musique contemporaine coïncident étroitement avec l'avènement de nombreuses technologies, comme l'électricité, les moyens de communication ou les transports. Ces bouleversements importants ont transformé de façon radicale le comportement de nombreux individus dans la vie courante. Si l'essor de l'électricité, du téléphone, du chemin de fer ou de l'automobile créent un souffle nouveau et une économie florissante, la musique, en ce début de 20e siècle, se veut avant tout expérimentale : musique tonale en opposition avec la musique atonale, naissance de la musique sérielle ou retour à la musique modale. Les œuvres musicales deviennent une succession de jeux de construction sonore qui sont mis en ondes par des musiciens savants, mais dont le langage s'adresse rarement au profane.

Si l'on regarde avec objectivité cette dernière remarque, un décalage avec la réalité intervient : la musique contemporaine tout en ouvrant de nouveaux univers sonores reste confidentielle, en marge d'un monde qui s'ouvre. Elle ne s'adresse qu'à des initiés, pas à des oreilles dont la perception de certaines dissonances n'est pas précédée de l'éducation requise. A l'écoute du Sacre du Printemps de Stravinsky, en 1913, beaucoup de spectateurs crient au sacrilège à certains passages. Ce décalage, entre ce qui est la volonté du compositeur d'un côté et ce que les gens perçoivent de l'autre est encore trop grand. Si la majorité des oreilles d'aujourd'hui sont habituées à entendre certaines formes de dissonance, à l'époque, de nombreuses harmonies et cadences étaient proscrites ou considérées comme étant de mauvais goût. Les compositeurs avant-gardistes du début du 20e siècle peuvent être considérés comme des provocateurs face à une société en pleine mutation et nourrie de paradoxe.

JAZZ ET MUSIQUES ETHNIQUES

Les principes éducatifs en ce début du 20e siècle sont enracinés de façon profonde sur des bases d'apprentissage sévère appartenant au passé. Or, une éducation de masse passe par une remise en question du fondement même de ce qui est déjà établi, surtout si elle veut évoluer avec son époque, voire se tourner vers l'avenir. L'apprentissage de la musique classique, celle des grands auteurs, est la voie officielle de l'éducation musicale, même si des compositeurs comme Debussy ou Ravel flirtent avec des harmonies que l'on entend dans la musique jazz et ethnique.

Le jazz, dès ses débuts, est considéré comme une musique primitive, sauvage et jouée essentiellement par les nègres ; quant au musiques ethniques, elles sont le plus souvent ignorées, sinon méprisées. C'est ainsi que l'on décrit jusqu'au milieu des années 60 ces musiques, en quelques lignes, dans des ouvrages éducatifs consacrés à l'histoire de la musique.

Le rejet pour le jazz et les musiques dites "primitives", allié à des considérations racistes, durera très longtemps. Si elles servent d'exutoire à des peuples en souffrance, elles ne seront jamais utilisées comme modèle éducatif chez les blancs. Il ne fallait surtout pas nuire à un langage musical reposant sur des principes éducatifs déjà établis depuis des siècles.

Le premier de ces "commandements" est l'apprentissage des écritures ; qui reste encore aujourd'hui le chemin immuable de toute éducation musicale… même "moderne". L'utilisation des écritures est un moyen d'apprentissage sûr et fiable ; les écritures étant le symbole même des peuples dits "évolués". Elles apportent à l'enseignant l'assurance d'emmener ses élèves à bon port, avec le minimum de risques… évidemment !

Pourquoi ai-je évoqué le jazz ? … Parce que le jazz est l'emblème même de la musique "savante" non-écrite, puisque son principe de base repose en grande partie sur l'improvisation. Si la musique jazz prend racine aux Etats-Unis et devient malgré la ségrégation, une musique en vue chez les Blancs, elle doit rester à sa place et ne doit surtout pas se mesurer à la musique des Blancs. Qu'un Gershwin s'en inspire, pourquoi pas ! Ou que des Blancs se griment en Noir, si cela amuse dans les soirées bourgeoises… mais qu'un mélange s'opère entre ces deux approches éducatives, alors là, non ! Cela ne ferait pas sérieux. Remettre en cause le système établi déstabiliserait trop d'enseignants. Au fond, cette musique qui est le jazz, a-t-elle un avenir ? Est-elle digne d'intérêt ?

Bien que les démarches musicales des compositeurs dits "sérieux" démontrent leur vif intérêt pour la musique de jazz et dans une moindre mesure pour les musiques ethniques, ceux qui n'y adhèrent pas trouvent toujours une bonne raison pour les mépriser, évoquant les origines, l'utilisation de techniques instrumentales inesthétiques et maladroites ou reprochant la simplicité musicale qui en découle. La musique de jazz sera d'ailleurs considérée, pendant longtemps, comme une musique de second plan et les musiques ethniques comme une curiosité liée au colonialisme.

Les valeurs culturelles et intrinsèques transmises par les peuples d'Afrique ou d'Asie ne sont pas la préoccupation première des pays développés, même si à partir des années 50, grâce à l'essor du tourisme, elles sont entendues et reconnues par un plus grand nombre de Blancs.

LA FRACTURE ENTRE LA MUSIQUE ECRITE ET NON-ECRITE

Aux Etats-Unis, au fur et à mesure que la musique improvisée apporte ses découvertes, ses nouveaux langages, elle justifie sa place et sa valeur auprès d'un nombre croissant de personnes. Au départ, langage de la misère, de la souffrance, la musique blues, puis jazz deviennent une référence sociologique. Cependant, même après la seconde guerre mondiale, apprendre la musique improvisée n'était pas bien vu, même si l'on faisait appel à un musicien de jazz brillant pour vous inculquer les rudiments de l'improvisation. Ceci explique, en partie, qu'à part quelques noirs "chanceux" pour avoir suivi l'enseignement des Blancs, la plupart étaient autodidactes (et qu'en retour, pour un Blanc, l'apprentissage du jazz devait se faire en toute confidence).


LA MUSIQUE "MODERNE" EN FRANCE

Si aux Etats-Unis, durant les années 60, le jazz commence à s'inscrire dans les universités américaines, il n'en est pas de même ailleurs. Si l'on excepte le "Quintette du Hot Club de France", avec Django Reinhardt et Stéphane Grappelli, les grands orchestres de Jacques Hélian ou de Ray Ventura, la France est à la remorque. Le pays découvre le son du jazz lors de la seconde guerre mondiale avec l'arrivée des orchestres dansants de l'armée américaine. Le jazz finit par s'implanter dans les années 50, dans quelques quartiers populaires parisien (le fameux quartier de Saint-Germain-des-Prés) et dans des clubs qui deviendront célèbres ("Le Petit Journal" ou "Le Caveau de la Huchette"). Pour le Français moyen, le jazz est avant tout une musique de distraction, une musique pour danser ou bien une musique complètement abstraite, bruyante, au langage imperméable. Le jazz des années 60 n'est pas près de traverser le mur des conservatoires !

La musique jazz a son histoire, ses racines aux Etats-Unis ; en France, comme partout en Europe, la tradition classique est implantée depuis trop longtemps pour voir disparaître certaines "bonnes" vieilles habitudes pédagogiques. Aucun enseignant n'est formé pour cela. D'ailleurs, peuvent-t-ils vraiment enseigner un discours musical reposant en grande partie sur des aptitudes liées essentiellement à la personnalité ? Même des musiques aussi simples que la java et la valse s'apprennent sur le tas. Le musicien de bal ne flirte pas avec le musicien de conservatoire. Tout les oppose. Leur vision comme leur ambition artistique sont le plus souvent diamétralement opposées.

L'arrivée du jazz provoque ainsi une fracture idéologique entre un enseignement basé essentiellement sur du non-écrit, avec son goût non dissimulé pour la libre expression et le classique, porteur de valeurs historiques et qui a déjà fait ses preuves.

Si, aujourd'hui, des associations ou des professeurs particuliers proposent différentes formes de pédagogie musicale adaptées aux aptitudes et à l'âge de chacun, il ne faut pas remonter bien loin dans le temps (les années 70) pour s'apercevoir que ceux qui étaient désireux de sortir des sentiers battus se trouvaient rapidement dans une impasse.

Hormis les conservatoires de musique, soucieux d'opérer une sélection dès le plus jeune âge, rien ou presque n'existait. C'était le parcours du combattant pour la personne débutante adulte qui optait pour un style musical populaire. L'apprentissage de la musique classique était la seule voie possible.

Aujourd'hui encore, si vous demandez à devenir un professeur de musique auprès d'un conseiller d'orientation, la réponse qui surgit est la suivante : ayez de bonnes bases musicales en musique classique ! Force est de constater qu'il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que la musique dite "moderne" devienne aussi légitime que toute autre forme d'expression musicale. Son enseignement risque encore pendant de nombreuses années de rester l'apanage de quelques enseignants, souvent qualifiés par certains d'idéalistes et pour d'autres d'anticonformistes.


LA MUSIQUE MODERNE… UN ENJEU ECONOMIQUE

Il n'y a que sur le terrain économique que la musique "moderne" a un certain droit. Son côté "musique populaire" est bienvenu quand elle enrichit les caisses souvent vides des organismes culturels. Pour faire bonne figure, les subventions ont souvent le beau rôle et entretiennent une certaine illusion. Grâce à elles, des projets novateurs tournés vers l'avenir voient le jour, mais la base, celle qui tisse et qui forme les musiciens du futur ne change pas. L'enseignement de la musique est toujours assujetti à une vision élitiste de l'art. Même le jazz, autrefois rejeté et encensé aujourd'hui par les milieux "intello", est rentré dans la ronde et suit le même chemin que le classique.

Par rapport à la demande sur le marché de l'emploi, cette attitude immobile engendre un manque de musiciens compétents spécialisés en musique dite "moderne", ce qui est le cas du piano, l'un des instruments les plus étudiés et du violon, qui a beaucoup de mal à s'extirper de l'enseignement traditionnel classique. La guitare et la batterie, intégrées dans l'histoire de la musique contemporaine, s'en sortent avec les honneurs. Leur apprentissage est associé à une image sociale populaire très forte. Les musiques rocks ont tracé la voie. Ainsi, l'utilisation de grilles d'accords ou de tablatures en pédagogie ne pose aucun problème.

A cause d'une prise en main tardive, l'enseignement de la musique non-écrite est souvent anarchique. Manquant de structure solide, de repères dans le temps, son apprentissage repose uniquement sur la bonne volonté et les compétences de ceux qui enseignent. Aujourd'hui encore, les écoles "officielles" pour former des professeurs à la musique non-écrite n'existent pas. La plupart du temps, l'enseignant se spécialise tout seul. Il déjoue les pièges quand ceux-ci se présentent à lui. C'est l'école de la débrouille. Il se forme sur le tas, à la façon des métiers d'autrefois.

L'arrivée de l'Internet devrait produire un changement important dans l'apprentissage de la musique. Le cyberprofesseur est dans l'air du temps, mais peut-être pas encore pour ceux qui utilisent Internet au quotidien. Il existe encore beaucoup de réticence, face à cette nouvelle façon d'apprendre. N'oublions pas le temps qu'il a fallu au synthétiseur pour s'implanter dans le paysage musical et pour être reconnu comme un moyen d'expression utile et indispensable à de nombreuses formes de musique "moderne".

Si l'on veut comprendre l'intérêt de l'enseignement à distance, il est nécessaire de s'adapter. Mettre à un même niveau, enseignement à domicile et enseignement en ligne est une absurdité. Exiger un travail à l'identique, comme si vous aviez un professeur à vos côtés, démontre que les objectifs de l'enseignement en ligne ne sont pas compris. Si l'enseignement en ligne existe bel et bien sur Internet, il n'a pas pris corps. Il n'est pas encore arrivé à démontrer son indispensable utilité. Il est encore trop tôt. Pour le moment, la communication se vit essentiellement à travers des sites communautaires… elle n'a pas encore prit le chemin de l'école.


L'APPRENTISSAGE DE LA "MUSIQUE MODERNE"...
EN BOITE !


L'expression "musique moderne" évoque, chez la plupart des personnes, une musique en opposition avec une certaine tradition classique, tant au niveau du style que des moyens utilisés. Aujourd'hui, certaines recettes de "grand-mère" ne passent plus et deviennent indigestes : les exercices, avec le goût pour l'effort quotidien, la patience, afin d'acquérir certains réflexes et le temps, car tout doit aller très vite et bien de surcroît… comme par magie !

LES METHODES MODERNES

Pour proposer une alternative aux conservatoires et d'une certaine façon pour satisfaire une certaine demande, des méthodes surgissent de toute part, les unes se voulant meilleures que les autres, répondant à l'attente des gens et garantissant un taux de réussite exceptionnel. Au Japon et ailleurs, la firme Yamaha a bien appris la leçon en instituant de façon habile un enseignement de masse où chaque élève est calqué dans un moule indéformable, de façon semblable. Encore plus qu'hier, les méthodes sont construites autour d'enjeux économiques. Quand la vente d'un matériel ou d'un logiciel est suivie ou précédée d'une méthode adaptée, c'est le "Top" pour le fabricant, comme pour le vendeur.

Face à une méthode, la personne doit être apte à juger par elle-même si l'apprentissage proposé lui convient et le plus souvent sans avoir aucune culture musicale appropriée. Menée à terme (une méthode ayant forcément une fin), elle produit souvent un effet néfaste sur l'élève quand celui-ci attend la suite et que celle-ci ne vient pas. Sans réflexion autonome bien menée, l'élève se retrouve bien seul… Progresser en musique moderne n'est pas facile ! Un encadrement et un suivi personnalisé sont nécessaires en complément de toute méthode, quel que soit le niveau et la compétence de chacun (il est toujours bon de rappeler ce qui devrait être une évidence !).

ELIAN JOUGLA   par ELIAN JOUGLA (04/2009)



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