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RELEVER UN MORCEAU DE MUSIQUE A L'OREILLE


LE COURRIER DES INTERNAUTES



Loïc (Agen)

Bonjour,

Je voudrai me lancer dans le relevé de morceaux, mais j’aurai aimé préalablement connaître les pièges qu’il est bon de connaître. Je suis pianiste et ce sont surtout des mélodies de chansons et de musiques de cinéma que je compte retrouver à l’oreille, les accords aussi. Plus tard, je m’attaquerai à mes compos. Merci de votre réponse.


Piano Web

UNE OREILLE JUSTE


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Le relevé de morceaux devrait être le premier maillon de l’apprentissage musical, car c’est une excellente façon de découvrir son instrument et de comprendre la relation qu’il existe entre le son perçu et sa correspondance sur un clavier.

Il faut commencer sagement. Le premier élément à considérer est la justesse de son oreille. Si l’oreille est « faussée », il est bien évident qu’il existera toujours une différence entre le son perçu et le son réel. Le chanter juste du chanter faux révèle cela. Si tel est votre cas, il faut éveiller ses perceptions sensorielles par des exercices « éducatifs » en passant des tests auprès d’un professeur de piano ou de chant, de préférence.

Si certains musiciens sont en capacité d’avoir une oreille absolue, il est indispensable pour les autres de posséder une oreille relative, c’est-à-dire une oreille capable d’entendre la nature des intervalles qu’il existe entre plusieurs notes. L’audition absolue n’empêche pas un musicien d’évoluer. En revanche, l’audition relative est d’une aide précieuse quand on utilise des instruments où la justesse du son repose sur la position des doigts, comme pour le violon.


LE PREMIER RELEVÉ

Réaliser un relevé n’implique pas obligatoirement pour le musicien d’avoir des connaissances solfégiques. Un musicien autodidacte n’ayant aucune base en lecture de notes et en théorie musicale peut, dans une démarche d’audition intérieure (1), obtenir de très bons résultats. Ce type de relevé ne pose pas de difficultés particulières à condition bien sûr que l’instrument utilisé soit bien accordé.

1 – L’audition intérieure est basée sur la reproduction de sons, par exemple une mélodie que l’on a en tête et que l’on reproduit ensuite telle qu’on la perçoit avec son instrument. Dans ce cas, la personne jouit d’une grande liberté dans le sens où elle n’est pas sous la contrainte d’une tonalité précise, ni d’un rythme associé, ce qui est le cas quand on fait un relevé en partant d’un enregistrement.

L’inconvénient pour l’autodidacte se posera dès lors qu’il voudra mémoriser ce qu’il aura trouvé sur son instrument. Sauf à vouloir « broder » la mélodie relevée ou son accompagnement en modifiant à sa convenance la durée d’une note ou d’un silence, l’étude du solfège s’impose ; d’autant plus qu’il développe également la capacité de création par la pensée des sons. En effet, le solfège permet d’étudier la nature des intervalles, de chanter les notes et de créer un fil invisible entre le son entendu et reproduit (cas des dictées musicales).


DANS LA PRATIQUE…

Généralement, les premiers relevés consistent à retrouver les notes d’une mélodie. Le plus simple, surtout si l’on travaille à partir d’un enregistrement qui impose son rythme, est de choisir un tempo lent. D’une façon imagée, mieux vaut commencer par la Marche nuptiale que par le Vol du bourdon. D’ailleurs, si vous faites des relevés de façon empirique, vous comprendrez assez rapidement quels sont les choix qui vous conviendront le mieux.

Le relevé demande de l’entraînement, comme le dessinateur qui croque des personnages. Si vous travaillez avec des enregistrements, choisissez-les musicalement carrés, de bonne qualité sonore et où l’instrument à relever est en premier plan (le logiciel Scribe express testé par nos soins permet de faciliter cette mise en avant).

Avec de la pratique, vous constaterez que l’on arrive petit à petit à transformer les errances d’hier et les hésitations en solutions tangibles. Pourquoi tangibles, me direz-vous ? A ce stade, il est important de signaler que le principal ennemi du relevé est la confiance qu’on lui accorde, et être sûr à 100% relève parfois de l’impossible.

Le gros écueil à surmonter intervient surtout au moment où il faut relever des accords et plus exactement des positions d’accords (accords renversés ou en tension). Avoir des connaissances précises dans le domaine de l’harmonie évite d’être dans la confusion, même si cela n’aide pas directement à trouver la disposition des notes de l’accord. Son étude permettra surtout de donner un nom à chaque accord trouvé et d’asseoir une certaine logique qui peut aider dans certains cas (la connaissance de cadences par exemple).

Pour compléter le tableau, un relevé complet ne peut exister sans faire mention du rythme. Comme pour les notes, l’étude du solfège peut vous y aider. La dictée rythmique est un puissant outil pour lequel il est facile de constituer des paliers de difficultés très progressifs.

ELIAN JOUGLA   par ELIAN JOUGLA

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