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Portail sur la musique et les claviers modernes : piano, synthétiseur et orgue.

HISTOIRE DE LA MUSIQUE ET DES INSTRUMENTS



LE TELHARMONIUM, PREMIER CLAVIER ÉLECTROMÉCANIQUE

Inventé par l'américain Thaddeus Cahill en 1896, le telharmonium, connu également sous le nom de dynamophone, peut être considéré comme l'ancêtre de l'orgue Hammond et du synthétiseur, car il a été le premier instrument à appliquer le principe de la synthèse additive à partir de sons produits à l'aide de quatre cent huit massives roues métalliques. Malheureusement aujourd'hui, à part quelques rares photos, il n'existe plus aucune trace de l'instrument. Ni un modèle dans un musée, ni un enregistrement.



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Instrument encore trop imposant pour la scène, il était absolument intransportable (7 tonnes !). L'instrument avait pourtant presque tout pour séduire le musicien exigeant : un clavier de 7 octaves, polyphonique avec toucher dynamique (contrairement à l'orgue qui ne l'est pas) et fait étonnant, la deuxième version du telharmonium (1906) possédait un clavier de 36 notes par octave ! C'était vraiment un instrument d'avant-garde quand on songe que nous sommes au début du 20e siècle !

Pour produire le son, l'instrument reprenait le principe de la guitare électrique. La vibration de la corde était remplacée par la rotation d'une "roue phonique" crantée qui, en passant devant un micro composé d'une bobine à simple bobinage, générait des signaux électriques. Le système agissait à la manière d'une dynamo pour produire des impulsions électriques. La fréquence rendue dépendait avant tout de la vitesse de rotation de la roue et de son nombre de crans.

Pour diffuser le son, à une époque où l'amplification n'existait pas, Thaddeus Cahill a l'idée d'utiliser le téléphone, alors naissant. Pour canaliser le son et le transporter dans le lieu d'écoute, il utilisa des cylindres imposants (constitués chacun de plusieurs roues phoniques) afin de produire un courant assez puissant pour être véhiculé à travers les lignes téléphoniques. A l'autre bout de la ligne, les auditeurs entendaient le son à travers des hauts-parleurs (qui étaient des sortes de cornets améliorés).

L'idée d'utiliser le réseau téléphonique pour diffuser de la musique à grande échelle ne date donc pas d'aujourd'hui, mais faute d'avoir maîtrisé la puissance de l'instrument et d'avoir ainsi occasionné de nombreux incidents sonores sur les lignes, le telharmonium est resté à jamais un instrument expérimental, et pour son constructeur Thaddeus Cahill une expérience douce-amère.