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DUDLEY MOORE : BEETHOVEN ET LE PONT DE LA RIVIERE KWAI

L’humour se niche partout, même dans le piano, instrument qui au départ est loin d’accorder ses faveurs à n’importe qui. Mais sous les doigts de Dudley Moore, il en va autrement, d’autant plus que le piano est son violon d’Ingres depuis l’âge de six ans…


BEETHOVEN SELON DUDLEY MOORE

Contrairement à la vidéo de Jacques Loussier qui montre le pianiste en train d’interpréter une œuvre de Chopin avec de fausses notes, Dudley Moore utilise un autre registre, tout aussi efficace et drôle. Chez lui, c’est Beethoven qui en fait les frais. La sonate du compositeur allemand va être musicalement envahie par des variations à tous les tons des premières notes de la musique du film Le pont de la Rivière Kwaï. Vous savez la séquence où les soldats sifflent.


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Choisir cette marche militaire et l’incorporer à Beethoven, compositeur d’œuvres triomphales est un choix excellent. Comme d’habitude, dans ce genre d’exercice, tout commence très sérieusement ; mais une fois assis face au piano, Dudley Moore n’attend pas. Les premières notes du pont de la rivière Kwai surgissent à la façon d'une grande œuvre du répertoire classique. Dès lors ce n’est plus Beethoven qui est le propriétaire, mais la musique de Malcolm Arnold (à qui l’on doit une quantité impressionnante de musique de films, mais aussi d’œuvres pour orchestre. A découvrir).

La musique de Malcolm Arnold devient "Beethovénienne" jusqu’au moindre détail, farouchement imitée par un accompagnement de sonate plus vrai que nature. La musique de Dudley Moore n’échappe pas aux clichés, car fort heureusement – ou malheureusement – la musique de Beethoven, comme celle de Mozart ou de Bach est tellement stylisée qu’il devient facile de l’emprunter. D’ailleurs, Moore ne s’en prive pas, et il a raison.


DUDLEY MOORE : BEETHOVEN ET LE PONT DE LA RIVIERE KWAI


A tout moment, Le pont de la rivière Kwaï joue des coudes pour prendre la place, même au moment où le pianiste s’inspire de Bach pendant un court instant. Et puis... Et puis arrive le grand final interminable qui dure plus d’une minute ; qui n’en finit pas. Et quand, enfin, survient le dernier accord de la cadence, que l’on croit que c’est terminé, eh bien, non ! tout repart dans une autre direction, et les gens rient, car c’est fort drôle. Quant à Beethoven, il se retourne dans sa tombe !

Evidemment, on ne peut qu’encourager ce genre d’initiative qui dédramatise l’instrument et lui permet d’être abordé avec plus de folie ; quoique s’amuser à faire du Dudley Moore n’est pas à la portée de n’importe quel pianiste. Croyez-moi ! Tout semble évident, pourtant rien ne l’est moins.


A PROPOS DE DUDLEY MOORE

Dudley Moore n’est pas seulement un pianiste de talent, c’est aussi un compositeur de jazz, de musique de films, et un acteur qui a tourné dans plus de vingt films. Il a derrière lui un bagage musical important avec des études pianistiques poussées. Pourtant, l’orientation classique du départ va progressivement basculer dans le jazz. Durant les années 60, il monte un trio avec lequel il enregistre plusieurs disques. Techniquement, il sera influencé par les jeux volubiles des pianistes Erroll Garner et Oscar Peterson.

En dehors de quelques excès et de quelques prestations discutables – souvent alimentaires -, Dudley Moore était capable d’être un artiste sérieux, un musicien généreux qui a apporté à la musique classique une bonne dose de vulgarisation, notamment au début des années 90, quand il se produisit à la télévision avec les chefs d’orchestre Sir Georg Solti et Michael Tilson Thomas.

  par ELIAN JOUGLA

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