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LE PIANO NUMERIQUE : QUELQUES CONSEILS AVANT D'ACHETER UN PIANO NUMERIQUE

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LE PIANO... DE L'ELECTRIQUE AU NUMERIQUE

UN PEU D'HISTOIRE

Quand l'électricité envahit la musique dans les années 50, des techniciens se sont penchés très rapidement sur la possibilité de fabriquer un piano transportable. Farny Wulitzer, le concepteur du Wurlitzer Jukebox (extrêmement convoité par les collectionneurs) conçoit à la fin des années 50 un piano électrique à lampe. C'est le piano que l'on entend dans What I Say de Ray Charles, que l'on redécouvre au milieu des années 70 comme instrument emblématique du groupe Supertramp et que l'on entend aujourd'hui chez Norah Jones. Son cousin proche, qui parvient à être la référence de ces années là, sera le Rhodes (qui devient par la suite en association avec le créateur de la guitare Fender, le Rhodes). Il est nettement plus lourd que le Wurlitzer (environ 80 kg), mais bien moins que n'importe quel piano acoustique (> 120kg). Si sa sonorité et son toucher sont éloignés du piano acoustique, la singularité de son timbre lui permet encore aujourd'hui, d'être utilisé dans la mouvance de la musique ambient ou de l'acid-jazz.

Toujours dans les années 70, la marque Baldwin lance un petit piano acoustique (6 octaves) sans succès : fragile et se désaccordant rapidement. La firme novatrice Yamaha lance le CP70 et le CP80, un nouveau concept de piano électro-acoustique, qui deviennent un peu plus tard midifiés avec le CP70M et le CP80M. C'est un piano qui se transporte en 2 parties : le clavier et la table d'harmonie. Sa sonorité au timbre particulier, chaud et rond, est reconnaissable dès les premières notes. Ses utilisateurs ont pour nom Phil Collins, George Duke, Peter Gabriel ou plus proche de nous, Art Mengo.

L'arrivée de la technologie numérique et de l'échantillonnage en provenance du Japon écrase dans les années 80 le marché américain. Cette technologie permet de faire un grand bond en avant et de revoir la conception du piano électrique. Il ne s'agit plus d'utiliser des lamelles d'acier ou des cordes vibrant devant un micro piézo-électrique (principe de la guitare électrique), mais d'utiliser toute la puissance de l'électronique et des circuits imprimés.

Les années 80 marquent l'arrivée des premiers pianos numériques et du fameux modèle Clavinova de Yamaha. Les recherches sur la mécanique (notamment le rebond et l'échappement de la touche) et le prix de revient de l'échantillonnage de plus en plus bas permet au piano numérique de se rapprocher de la qualité du piano traditionnel.

Devant le succès commercial du Clavinova, très rapidement un grand nombre de marques comme Roland, Casio, Solton, Kawai ou Gem arrivent sur le marché du piano numérique et font concurrences à Yamaha. Le piano devient accessible à toute une tranche de la population qui en était privée pour des raisons de coût, de place ou de bruit. Le premier objectif des constructeurs des années 80 est de remplacer le piano d'étude par un modèle plus économique. C'est ainsi que petit à petit, au fil des années les pianos numériques se sont améliorés au point qu'aujourd'hui, à condition d'y mettre un certain prix (> 2000€), leur sonorité dépassent en qualité le moindre piano d'étude.


L'EQUIPEMENT DU PIANO NUMERIQUE

Un piano numérique se compose d'un clavier posé sur deux armatures en bois, de deux pédales, trois sur quelques modèles, un générateur de sons et d'effets, une amplification avec hauts-parleurs et d'une ou deux prises casques. A partir des modèles de moyenne gamme, à l'équipement de base se rajoute un séquenceur incorporé, une sauvegarde par disquette ou ca rtouche et une connectique plus complète : entrée ligne stéréo, sortie ligne pour un ampli supplémentaire.

A l'arri&egravere du piano se trouvent les bornes MIDI (voir la page Choisir un Synthé), les bornes hauts-parleurs supplémentaires et le port pour la connexion directe à l'ordinateur.


1) LE PIANO NUMERIQUE DE BASE

  • Il a pour but de rappeler le piano traditionnel. A la sonorité du piano s'ajoutent quelques sons comme le clavecin, 2 ou 3 sons d'orgue, 1 ou 2 piano électrique, un vibraphone. Il possède en général un effet de réverbération, une ou deux prises casque (pratique pour ne pas déranger les voisins) mais rarement une boîte à rythmes. Il sert souvent d'intermédiaire avant l'achat d'un piano acoustique.

2) LE PIANO NUMERIQUE MOYEN ET HAUT DE GAMME

  • Il est le remplaçant en quelque sorte de l'orgue électrique des années 80. Il possède une boîte à rythmes, un arrangeur, un séquenceur, une extension Péritel (pour lire les paroles d'une chanson sur un téléviseur), une sauvegarde par disquette et des possibilités de "split" (partage du clavier en plusieurs zones). Ce sont des modèles intéressants pour des applications pédagogiques. Grâce au séquenceur, il est possible de travailler des parties bien précises autant de fois que l'on désire.

LA SONORITE : LE PLAISIR DE JOUER AVEC UN BEAU SON

Pour bien comprendre les tenants et les aboutissants de la qualité sonore d'un piano numérique, il faut expliquer d'abord l'acoustique du piano traditionnel, c'est-à-dire son timbre(1)


LE SON DU PIANO NUMERIQUE

Contrairement à d'autres familles d'instruments basés sur des harmoniques simples (2) comme la flûte ou la clarinette (assez faciles à imiter avec deux ou trois oscillateurs sur un synthé), l'architecture sonore du piano est beaucoup plus complexe. A différentes hauteurs du clavier, les partiels (3) d'une note ne sont pas les mêmes. Les écarts par rapport à une harmonique simple se révèlent plus importants si le partiel d'une note est de rang élevé (notes aiguës).

La dynamique de jeu influence le comportement des partiels, le jeu pianissimo étant moins riche en harmonique que le fortissimo. A cette particularité sonore du piano vient s'ajouter le bruit des marteaux et des touches. Un autre paramètre important est le comportement de l'onde sonore : sa diffusion dans l'espace n'est pas directive comme peut l'être une amplification électrique avec un ou plusieurs hauts-parleurs.

Toutes ces caractéristiques réunies font qu'une note de piano est immédiatement reconnaissable. Un échantillonnage de qualité doit réunir tous ces éléments.

1 - timbre : c'est par le timbre que l'on différencie les instruments. C'est la couleur du son. Le timbre d'un son est constitué de partiels pairs et impairs.
2 - harmoniques simples : leurs fréquences sont des multiples entiers exacts d'une fréquence fondamentale.
3 - partiels : un son musical se décompose de la réunion d'au moins dix sons élémentaires, dont le premier est le son fondamental (la base) et les autres (les supérieurs) sont les partiels, les harmoniques et les sons résultants.

LE CLAVIER : UN TOUCHER DIFFERENT PAR MODELE

PRINCIPE DE L'ECHANTILLONNAGE

Loin des différents procédés comme le travail sur les ondes ou sur la modulation de fréquences (genre DX7 de Yamaha), le principe de l'échantillonnage est à ce jour la technique la plus fidèle à l'original. Echantillonner consiste, comme pour un magnétophone, à enregistrer un son à plusieurs hauteurs du clavier (par tierce par exemple). L'augmentation des échantillons va de pair avec la qualité de l'échantillonnage, mais demande aussi une grosse quantité de mémoire.

Pour obtenir un résultat optimum, il faudrait échantillonner chaque note du clavier avec plusieurs dynamiques. Or, en réalité, les fabricants pour une question de coût se contentent d'enregistrer fortissimo quelques hauteurs judicieusement choisies. L'ensemble est reproduit grâce à la transposition et en utilisant des filtres de type passe-bas, comme ceux que l'on trouvent sur les synthés. Ils auront pour but de supprimer à un seuil déterminé les fréquences aiguës lors d'un pianissimo.

Tous ceux qui ont eu un échantillonneur entre les mains connaissent le problème des boucles. En effet, par souci de dur&eacutee d'échantillon (donc de mémoire), on utilise une portion très courte de celui-ci que l'on bouclera sur lui-même et que l'on fera "mourir" en appliquant une enveloppe d'amplitude décroissante (genre ADSR, bien connu des programmeurs de sons). Ces portions de signal sont situées dans la résonance des notes, c'est-à-dire après l'attaque de la note et avant sa chute (période sustain ou tenue du son). La qualité du bouclage est importante dans le résultat final. Heureusement, même si de nos jours un bouclage de mauvaise qualité devient rare, soyez attentif à ce détail (vous ne devez presque pas entendre le début de la boucle... faites-en l'expérience en laissant résonner une note ou un accord).


L'ACOUSTIQUE ET LE SYSTEME D'AMPLIFICATION :

Si vous comparez le son d'un piano sortant des enceintes de votre chaîne Hi-Fi avec celui d'une salle de concert, vous constatez que la diffusion sonore n'est pas la même. En concert, la sonorité du piano est moins directe. Elle se dilue dans l'acoustique de la salle de concert. Les sons vont se diriger dans toutes les sens avant d'aboutir à vos oreilles. Ce sont ces réflexions acoustiques qui sont à la base de la réverbération et que vous recréez artificiellement avec votre piano numérique. Il faut savoir qu'un bon piano acoustique placé dans une pièce trop réverbérée perd de sa qualité sonore. Les réflexions étant trop importantes, les sonorités du piano deviennent "embrouillées".

Lorsque les marteaux vont frapper les cordes, la table d'harmonie joue le rôle de résonateur et quand la pédale de "sustain" est maintenue enfoncée (pédale de maintien du son), chaque vibration émise par chaque corde est transmise à la table d'harmonie qui diffuse alors le son dans toutes les directions, devant et derrière la table, mais également par toutes les autres parties de l'instrument (dans une moindre mesure).

Sur un piano numérique, la somme des vibrations acoustiques est purement arithmétique, même si la réverbération est là pour donner un peu plus de réalisme. A ces données arithmétiques s'ajoutent le problème des hauts-parleur qui, même s'ils sont nombreux, restent toujours directifs. Les constructeurs, ces dernières années, ont fait des efforts pour que la diffusion sonore à l'intérieur du meuble soit meilleure, notamment par un meilleur agencement de la position des hauts-parleurs.

A la base, les touches d'un piano numérique sont constituées d'un simple contact en lamelle avec mesure du temps d'enfoncement pour calculer la dynamique du jeu. C'est là que se concentrent la plupart des recherches des constructeurs : vouloir imiter le toucher d'un vrai piano. Une touche lestée (contrepoids, ressorts..) est loin de répondre à l'exigence d'un bon pianiste. Vous devez sentir la "présence" de la corde sous le doigt. N'oubliez pas que la "réaction" du clavier à l'enfoncement de la touche et au rebond aura des conséquences sur votre jeu de pianiste. Si votre centre d'intérêt est d'utiliser votre piano numérique comme workstation (en utilisant les différentes possibilités sonores de l'appareil : nappes, sons de synthé), il ne vous est peut-être pas nécessaire d'avoir un bon toucher de piano. Posez-vous la question !

Les études réalisées sur le double échappement pour vaincre l'inertie propre à un clavier lesté commencent aujourd'hui à aboutir. La réponse dynamique aux notes rapides (trilles, staccatos), hier impossible, peut de nos jours être exécutée.


TESTEZ LE CLAVIER :

Les touches doivent résister plus ou moins à l'enfoncement. Il faut que vous ayez l'impression qu'une mécanique entre en action (mouvement du balancier). Appuyez plusieurs fois sur une même touche et regardez si la répétition est précise. Si c'est le cas, c'est bon signe.

Montez une gamme et écoutez attentivement la sonorité de chaque note. Vous devez ressentir une certaine homogénéité. Continuez à monter les notes du clavier. Si au passage d'une octave, vous entendez une modification de la couleur sonore (timbre), c'est qu'il existe un problème avec l'échantillonnage.

Ensuite, il vous faut tester l'équilibre sonore du clavier. Le registre grave est le plus facile à restituer. Le registre médium, assez complexe (à cause de certaines harmoniques) peut présenter des faiblesses et l'aigu ne doit pas sonner trop "électronique". Le timbre doit conserver une couleur et une brillance naturelle. Cela arrive lorsque le constructeur a, par souci d'économie de mémoire, négligé la qualité de l'échantillonnage. Il ne faut pas que celui-ci se décolore pendant la période de déclinaison du son.

Testez la vélocité : c'est un critère important. Il vous permet d'exprimer toutes vos nuances de jeu. Pour le tester, vous devez appuyer sur la touche le plus doucement possible et ne rien entendre ; en frappant très fort, le son doit être puissant mais exempt de distorsion.

Testez le bruit mécanique du clavier : volume à zéro, jouez et constatez le bruit mécanique provoqué par le clavier. Certains sont plus bruyants que d'autres. C'est un paramètre à ne pas négliger, car le bruit mécanique des touches peu devenir gênant si vous jouez avec un volume modéré.


LA PUISSANCE SONORE DU PIANO NUMERIQUE

Après avoir testé le clavier, vous allez passer en revue l'ensemble des sonorités à puissance maximum. Si un problème existe avec la qualité de l'amplification et des hauts-parleurs ou l'électronique, il vaut mieux que cela se produise chez le revendeur plutôt que chez vous. Jouez des accords bien pleins avec beaucoup d'énergie, le son doit être puissant et rester propre. Faites ce test sur toutes les hauteurs du clavier, avec toutes les sonorités. Si vous constatez que les hauts-parleurs talonnent, c'est qu'ils sont sous-dimensionnés ou que la qualité de l'amplification est médiocre (distorsion harmonique trop importante). Si en baissant le volume, vous constatez toujours le problème cela peut provenir du générateur de son. Il provoque de l'aliasing. Un conseil, changez de piano !

En résumé...
les avantages et inconvénients du piano numérique

Les avantages

  • 01) La pluralité des sons
  • 02) La possibilité de le déplacer (un poids moins important, < 60kg).
  • 03) La possibilité de jouer avec un casque.
  • 04) Le raccordement à l'ordinateur (prise host et MIDI).
  • 05) Ne se désaccorde pas.
  • 06) Une boîte à rythmes incorporée et sur certains modèles un séquenceur.
  • 07) Modifier la vélocité (pour l'adapter à sa puissance de jeu)

Les inconvénients

  • 01) Le toucher (sur les bas de gammes)
  • 02) La sonorité (sur quelques modèles vous pouvez rencontrer des problèmes de distorsion sonore ou de qualité d'échantillonnage - testez la qualité et l'homogénéité des sons proposés).
  • 03) Un clavier non destiné à la scène (modèle de salon).
  • 04) Le rapport qualité/prix (encore onéreux si l'on cherche la qualité > 2500€).

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