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POURQUOI ET COMMENT COMPTER UN TOP DÉPART AVANT DE DÉMARRER UN MORCEAU DE MUSIQUE ?


LE COURRIER DES INTERNAUTES



Tom

D'abord un grand merci pour votre travail pédagogique. J’ai une question qui vous semblera peut-être futile, mais pourquoi lorsque j’assiste à un concert, j’entends le batteur frapper des coups de baguettes avant chaque morceau ?


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Rien n'est futile en musique et la pratique du top départ possède ses propres règles, règles que l'on n'apprend ni dans les manuels ni dans les méthodes. Compter des mesures à vide est indispensable pour que tout le groupe démarre en même temps... et à la bonne vitesse ! Compter un top départ donne deux indications majeures : la rapidité du tempo, c’est-à-dire la pulsation, et la signature du morceau (3/4, 4/4...). Dans les musiques actuelles, c’est généralement le batteur qui donne le départ. Etant le maître d’œuvre dans le domaine du tempo, c'est en quelque sorte un chef d’orchestre par défaut. Dans les morceaux où il intervient, c’est lui qui est en charge de la cohésion de l’orchestre en maintenant la régularité rythmique.

Il est essentiel pour le jeu collectif que le marquage de la pulsation soit très précis. Une pulsation comptée trop vite ou trop lentement et c’est toute la restitution du morceau qui en pâtira. En cas d’erreur, il sera difficile de corriger la faute en accélérant ou en ralentissant tout en maintenant la cohésion du groupe. De plus, face au public, l'image du groupe ne sera pas très professionnelle !

COMPTER LA MESURE

La façon de compter la mesure est liée à la signature du morceau. Par exemple, pour une valse (trois temps), on compte 2 mesures pleines : ‘un, deux, trois’ - ’un, deux, trois’. Idem pour les marches à deux temps : ‘un, deux’ - ‘un, deux’.

Dans les mesures à 4 temps qui possèdent un tempo vif, la pratique consiste à compter d'abord une première mesure dédoublée : ‘un, deux’, correspondant aux deux blanches de la mesure (premier et troisième temps) suivie d'une seconde comptée à la vitesse normale : ‘un, deux, trois, quatre’ (correspondant aux noires). En adoptant ce procédé, le musicien définit avec une meilleure précision la pulsation, et évite aux autres membres du groupe d’être surpris par un départ sur les ‘chapeaux de roue’.

Dans les mesures composées (6/4, 6/8, 9/8, etc.) le musicien comptera d’abord la division ternaire avant de compter tous les temps. Par exemple pour un 6/8, le musicien comptera deux mesures. A la première, ‘un, deux’ correspondant aux deux figures pointées (noires pointées) et à la seconde ‘un, deux, trois - quatre, cinq, six’, correspondant aux 6 croches de la mesure. Au passage, il prendra soin d’appuyer la première et la quatrième croches pour conserver le sentiment de division ternaire.

Dans le cas de mesures asymétriques (5/4, 7/4…), la façon de compter la pulsation dépend parfois de l’écriture rythmique, celle-ci pouvant former un cycle particulier et répétitif. Par exemple, dans le cas d’un 5/4, la pulsation peut être décomposée en ‘un, deux’, ‘un, deux, trois’ (2/4 + 3/4) ou ‘un, deux, trois,’, ‘un, deux’ (3/4 + 2/4). Autre exemple, celui du Blue rondo à la turk de Dave Brubeck, qui tout en étant un 9/8 peut ne pas être considéré comme une mesure composée tout en possédant sa signature. En raison de l'écriture des figures rythmiques présentes au départ, le 9/8 de ce morceau se traduit en : 2/8 + 2/8 +2/8 + 3/8.

Compter une mesure de départ peut être accompagnée d’un geste de la main pour le côté visuel ou par des coups de baguettes, ce qui offre l’avantage de mieux entendre le top départ sans lever les yeux de la partition. Généralement, quand les musiciens ont imprimé suffisamment dans leur tête le tempo d’un morceau où quand celui-ci est très lent, ils se dispensent de compter tous les temps de la mesure. Les deux ou trois derniers sont alors énoncés.

  par ELIAN JOUGLA


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