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LE KORG POLY-61

LE KORG POLY-61, LE DIGNE SUCCESSEUR DU POLYSIX

Lorsqu’en 1982, le synthétiseur Korg Poly-61 arrive sur le marché, le monde de la synthèse analogique vit ses derniers jours. Malgré une version MIDI sortie quelques mois plus tard, le Poly-61 sera éclipsé par les premiers claviers numériques. Heureusement, quelques années plus tard, le come-back de la synthèse analogique va permettre à de nombreux synthétiseurs passionnant comme le Poly-61, de rentrer à nouveau dans la course…



PRESENTATION KORG POLY-61

Korg, qui nous avait habitués à des synthétiseurs où les potentiomètres en tout genre fleurissaient sur le panneau de commande, voit avec l’arrivée du modèle Poly-61 la disparition de ceux-ci. A la place, des boutons-poussoirs aux couleurs vives et un affichage numérique ont supplanté ce qui faisait le charme et le mystère des premiers synthés analogiques.


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La visibilité des commandes du Korg Poly-61 est très claire, aérée, sans être clairsemée. Nous ne sommes pas en face d’un gros synthétiseur modulaire incompréhensible pour les non-initiés. L’affichage numérique est très visible. La dimension et le poids sont pratiquement identiques au Polysix. D’ailleurs, la ressemblance ne s’arrête pas là, puisqu’en définitive le Korg Poly-61 reprend la synthèse du Polysix en l’améliorant. Traduisez, en gommant ses défauts majeurs.

Comme pour de nombreux synthétiseurs, la partie inférieure est occupée par un clavier ressort de cinq octaves (de do à do), avec l’indispensable joystick à sa gauche. Korg a utilisé très tôt le joystick sur ses synthétiseurs et continue encore. Toutefois, certains utilisateurs préfèrent le contrôle séparé du pitch bend et de la modulation plutôt que d’avoir à tout contrôler sur une seule manette. En fait, tout dépend de la maniabilité et de la sensibilité de jeu de chacun.

Sur le Poly-61, la modulation du joystick contrôle les DCO et VCF. Rappelons pour mémoire qu’un DCO (Digital Controlled Oscillator) est un oscillateur contrôlé numériquement et non par tension comme pour les VCO (Voltage Controlled Oscillator). Concernant le mode opératoire de la synthèse, si pour l’utilisateur cela ne change rien, côté électronique, cela apporte surtout une plus grande stabilité des oscillateurs.

Au-dessus du clavier, le tableau de commande est occupé par les boutons-poussoirs de programmation, tous regroupés sur un seul rang… ce qui est fort pratique lors d’une utilisation scénique réclamant rapidité et maniabilité. Les huit boutons-poussoirs permettent de fabriquer 64 programmes par combinaison de rang. Par exemple, en pressant le bouton-poussoir 1 suivi du 2, on obtient le rang 1 et le programme 2. L’information est aussitôt indiquée numériquement sur le petit écran LCD. Les 64 programmes sont bien sûr mémorisables et conservés même quand l’appareil est éteint.



LE POLY-61, COTE PROGRAMMATION

Au-dessus des boutons-poussoirs de programmation, une table d’indications détaille tous les paramètres et les valeurs disponibles. Indications que l’on retrouve ensuite sur les affichages numériques ‘parameter’ et 'value’. Cette table d’indications est divisée en plusieurs colonnes. Respectivement de gauche à droite : DCO1, DCO2, VCF, EG, VCA et MG.

Comme peut-être, vous n’avez pas la chance d’avoir sous les yeux un Poly-61 quelques explications s’imposent concernant le mode opératoire de la programmation…

Les trois premières colonnes sont réservées au DCO1 dont les paramètres sont les suivants : octave, waveform et PW/PWM (Pulse Width/Pulse With Modulation). Un nombre est assigné à chaque paramètre (11,12,13). Pour le paramètre 11, correspondant au changement d’octave, trois valeurs sont disponibles : 4’, 8’, 16’. Pour le paramètre 12, correspondant aux formes d’onde, le Poly-61 propose trois valeurs codées : 3, 2, 1. Ce mode opératoire se répète pour chaque paramètre. Sous cette présentation, toutes les données nécessaires à la synthèse des sons sont codées en langage numérique.

Le Poly-61 possède deux VCO par voix, ce qui permet d’obtenir des sons très riches en jouant sur le déphasage ou sur les intervalles de tierce, de quarte et de quinte. Un mode unisson est également présent et permet de jouer avec une seule note l’ensemble de la polyphonie. Le VCF, l’ADSR (EG) et le VCA possèdent les fonctions habituelles de n’importe quel synthétiseur analogique. Par contre, le MG (Modulation Generator) propose un contrôle séparé pour la vitesse, le retard et l’intensité des DCO et VCF.

Le Poly-61 possède un atout qui ne se rencontre pas sur tous les synthés analogiques, celui de jouer des harmonies en n’utilisant qu’une seule note. C’est la mémoire d’accord. Lorsque vous construisez un accord, les intervalles le constituant se répètent sur toute l’étendue du clavier, ce qui, couplé à la puissance de l’unisson, autorise des sonorités et des harmonies stupéfiantes… De plus, le Poly-61 est doté d’un arpégiateur synchronisable avec une boîte à rythmes ou un séquenceur externe… A vous les séquences élaborées !



CONCLUSION

Distinct de ses confrères par sa présentation originale et son mode de programmation sophistiqué totalement digital, le Korg Poly-61 n’est pourtant pas un synthétiseur construit dans l’intention de frimer. Ce n’est pas non plus un outil de recherche sonore élaboré (absence de bruit blanc et rose). Toutefois, il conserve le grain du Polysix, et grâce à ses différents outils (arpégiateur, mémoire d’accord, utilisation des intervalles…) il demeure un synthé d’appoint fort intéressant. Il est facile de se constituer une ou plusieurs banque de sonorités très personnelles en peu de temps. Rival à l’époque du Roland Juno 60, le Poly-61 était considéré par de nombreux utilisateurs comme un bon petit clavier pour la scène.

Côte argus : entre 200 et 300€.

DEMO 1

Quelques sonorités parfois étonnantes...

DEMO 2

Quelques sonorités avec l'arpégiateur intégré.


PRINCIPALES CARACTERISTIQUES TECHNIQUES DU KORG POLY-61

  • Clavier : 61 touches.
  • Polyphonie : 6 voix.
  • Un DCO comprenant octave switch (16’, 8’, 4’), waveforms et réglage de niveau PCM.
  • Un DCO comprenant octave switch (16’, 8’, 4’), waveforms, Intervalle (unisson, tierce mineure, tierce majeure, quarte, quinte).
  • Un VCF comprenant Cutoff frenquency, resonance. Tracking clavier et intensité de modulation VCF.
  • Accord : + ou – 100%
  • 1 pitch bend par levier (joystick).
  • 1 arpégiateur.
  • Affichage numérique pour programmes, paramètres et valeurs.
  • Entrées : magnéto, arpeggiator trigger, avance et recul des programmes.
  • Sorties : jack haute et basse impédance, casque, magnétophone (sauvegarde).
  • Poids : 11kg.

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