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LE PIANO PHOENIX, UN PIANO À MODÉLISATION PHYSIQUE, PLIABLE ET INGÉNIEUX

Partant du principe qu’un piano – même numérique – est un instrument encombrant, est née l’idée de créer un clavier pliable et transportable comme une valise. Ce clavier, baptisé le ‘Piano Phoenix’, possède aussi quelques autres atouts qui le singularisent. Partons à sa découverte…


LE ‘PHOENIX’, UN PIANO AUTONOME ET DE QUALITÉ

L’idée d’avoir à transporter un piano numérique impose quelques obligations dont celle de disposer d’un moyen de transport suffisamment spacieux. Face à cette obligation, l’arrivée du ‘Piano Phoenix’ apporte une solution imparable : la possibilité de replier le clavier sur lui-même grâce à « un système de charnières brevetées innovantes et incassables en aluminium ». Dès lors, le clavier scindé en trois parties n’occupe que 66 cm de largeur et 24 cm d’épaisseur pour un poids n'exédant pas les 35 kg ; un poids absolument raisonnable compte tenu des matériaux utilisés, notamment le bois, et qui éloigne à jamais la fragilité du plastique présente sur la plupart des claviers électroniques. Du solide, du robuste, pour des années !

© pianophoenix.com - Le 'Piano Phoenix' déplié avec son support



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La commercialisation de ce clavier a débuté en Juillet 2019. Initié par Chakib Haboubi, il est correct de préciser que cette idée de plier un clavier existait déjà ailleurs sous une forme "primaire". Nous l’avions signalée à travers un post inédit sur notre page ‘Facebook’ : Un clavier numérique transportable comme une valise. Encore au stade de prototype artisanal, un technicien travaillant dans le domaine des robots sous-marin, M. Batistou, avait imaginé ce que le ‘Piano Phoenix’ a repris à son compte dans une forme d’aboutissement destiné au milieu professionnel, tant au point de vue des technologies de pointes, des mécanismes et des matériaux utilisés qu’au niveau de son développement avec bureaux d’études et concours de pianistes concertistes. La comparaison n'a donc pas lieu d'être tant le "phoenix" offre un autre challenge orienté vers l'avenir.

Pour le reste, si l’on peut dire, le ‘Phoenix’ offre bien des qualités. Tout d’abord sa sonorité, qui repose sur l’emploi de la modélisation physique et qui permet d’entendre le son d’un Steinway modèle D ; une des grandes références dans le domaine des pianos acoustiques. Si, si, c'est vrai ! Ensuite, comme le montre la vidéo ci-dessous, le ‘Phoenix’ s’adapte très bien à différents répertoires. La réponse du clavier permet de subtiles transitions de dynamique et de timbre.


UNE COMPILATION DE PIANISTES JOUANT SUR LE PIANO PHOENIX

UN PIANO POUR QUI ?

Il est clair que ce clavier est surtout destiné à jouer dans des lieux où un « clavier conventionnel » est moins indiqué, comme jouer dans la rue ou dans des lieux où l’électricité est généralement absente, comme en pleine nature. Sur ce point, le ‘piano Phoenix’ s’en sort plutôt gagnant en proposant une batterie d’une autonomie de 12 heures, ce qui permet d’envisager de longues répétitions loin des turbulences citadines ou pourquoi pas en envisageant un concert à la volée !

Et l’amplification, me direz-vous ? Elle est bien sûr présente, puissante et généreuse. L’autonomie est ainsi préservée. L'amplification est complétée par un système de diffusion phonique de type 2+1 : 2 HP de 13 cm pour restituer le haut du spectre et un subwoofer pour dynamiser les basses. L’autre valeur ajouté du dispositif sonore du Phoenix est d’atténuer le son direct (défaut commun à bien des claviers électroniques) afin d'obtenir une écoute sonore plus diffuse dans l’espace (spatialisation), comme avec un piano acoustique avec ses réflexions directes et indirectes ; un son qui enveloppe le pianiste et qui permet de trouver un contact physique plus authentique, pour ne pas dire charnel avec l'instrument.

Lors d’un concert dans une vaste salle, dans le cas où vous auriez besoin de plus de puissance, deux sorties analogiques de type XLR équipent l’instrument pour un branchement sur sono. À l’inverse, la discrétion peut être également obtenue avec les deux entrés casques qui équipent l’instrument.

© pianophoenix.com

Le ‘Piano Phoenix’ s’ouvre aux pianistes aguerris, exigeant ou aventureux, au choix, et y répond favorablement. Ainsi, il est tout à fait possible de s’offrir différents réglages d’accords comme avec un piano acoustique (une opération qui est pratiquée dans un usage courant avec l’intervention d’un technicien qualifié). Mais avec le 'Phoenix', cette manipulation, au demeurant technique, est réalisée via une application baptisé ‘Technicien piano’ ; ce qui signifie que c’est le pianiste lui-même qui gère, s'il le souhaite, chaque modification. Cinq presets d’usine sont configurables et mémorisables en fonction de ses envies ou du répertoire à interpréter : musique baroque, par exemple. La liste des paramètres configurables est fort longue et permet toutes les folies, du levée des étouffoirs à la frappe des marteaux jusqu’à la résonance par sympathie !

Le ‘Piano Phoenix’ offre la possibilité de s’enregistrer en audio (WAV) et MIDI sur disque dur ou clé USB. Par ailleurs, une seconde prise USB permet de transformer le Phoenix en clavier maître. Cette sortie est également utile pour brancher un outil nomade, genre smartphone, ou en vue d’utiliser l'application Phoenix ‘Technicien piano’.


IL FAUT CONCLURE !

Le ‘Piano Phoenix’ crée une passerelle attendue par un grand nombre de pianistes. Construit autour d’une technologique de pointe, et sans omettre le moindre des détails chatouilleux : sonorité, toucher, transport, solidité, etc., cet instrument électronique, défini par ses premiers utilisateurs comme un « piano organique » et non plus comme un « piano numérique », ouvre des perspectives qui risquent fort de remettre en question bien des idées dans la conception d’un son de piano, à la fois réaliste et confondant, mais aussi modulable et adapté aux besoins de son utilisateur, que ce soit sur scène, en studio ou simplement chez soi.

Pour apprécier ses qualités intrinsèques, il reste évident qu'un tel piano est destiné prioritairement à des pianistes qui possèdent sous leurs doigts un terrain d’expression artistique abouti. Des pianistes de jazz comme André Manoukian, Jacky Terrason ou issus du classique, à l’image de Denis Levaillant et d’Anne Quéffélec, ont été séduit par la conception du 'Poenix' ; une marque de fabrique portée par le désir, la volonté et la ténacité de Chakib Haboubi et de toute une équipe, et qui a permis à un doux rêve de s'installer et de prendre forme.

Au prix d’un piano à queue, un prix élevé mais justifié par l'emploi d'une technologie avant-gardiste et complexe (15 000 € au 07/2021), l’achat du ‘Phoenix’ s'accompagne du support (pupitre pliable et robuste que l’on range dans une house lors des déplacements), de la batterie et de son chargeur, plus un 'Flight case' professionnel. À noter que l'instrument peut se louer sous certaines conditions (voir sur le site du 'Piano Phoenix')

Pour tout savoir : Le site du ‘Piano Phoenix’

par ELIAN JOUGLA (Piano Web - 08/2021)


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