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Portail sur la musique et les claviers modernes : piano, synthétiseur et orgue.

LES TOUCHES NOIRES ET BLANCHES DU PIANO


LE COURRIER DES INTERNAUTES



Magalie

Bonjour, j'aimerai savoir pourquoi les touches de piano sont blanches et noires, et pourquoi ont-elles une telle disposition ? Merci de votre réponse.


Piano Web

Si votre question est simple, la réponse l'est-elle autant ? C’est vrai, sur un piano, c'est une chose que l’on remarque au premier coup d’œil. Cela intrigue n’importe quel enfant qui découvre l’instrument pour la première fois. Côté théorie, je ne dévoilerai aucun secret en disant que les touches noires sont utilisées pour jouer des notes altérées, dièses et bémols. Mais allons un peu plus loin et approfondissons la question…



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LES TOUCHES DU PIANO : UNE QUESTION D'ORGANISATION ET D'ERGONOMIE

Côté teinte. Le noir et le blanc s'oppose, ce qui facilite la visualisation. Cependant, la disposition peut être inversée comme sur le claveçin français.

Côté organisation. Les touches se reproduisent de façon identique d’octave en octave quelle que soit la note de départ : de 'do à do', de 'ré à ré', de 'mi à mi', etc. L’aspect du clavier possède donc un côté cohérent, bien plus simple à comprendre que celui d’un ordinateur avec sa disposition azerty ! Ce côté ordonné et 'mathématique' est d’ailleurs une spécificité des instruments à clavier. La question est bien plus redoutable lorsqu’on pose ses mains sur le manche d'une guitare ou d'un violon !

On remarque également que l'alternance touche blanche/touche noire n'est pas régulière, et que les noires sont regroupées par groupes de 2 et 3 touches. Cette disposition doit répondre à un impératif : se conformer aux 12 demi-tons par octave.

A présent, otons les touches noires, et imaginons un court instant que le clavier ne soit composé uniquement que de touches blanches. Que se passerait-il ?

Premier constat : il n’y aurait aucun moyen de repérer visuellement une note pour la nommer. A moins d’avoir une oreille absolue, point de salut ! Vous pourriez décrocher tout de même le téléphone fixe et entendre la tonalité qui correspond au la 440Hz si vous aviez une oreille relative... mais avouez que cela ne serait pas très pratique !

Deuxième constat : il y aurait des problèmes d’ordre technique dans l’utilisation du clavier. Sauf à utiliser un clavier possédant des touches beaucoup plus étroites, le moindre intervalle dépassant la quinte deviendrait difficile à réaliser en utilisant une seule main. Ensuite, le moindre déplacement des mains deviendrait très hasardeux sans le repère visuel des touches noires. Bref, toute la pratique technique serait à revoir, et aucun pianiste n’oserait s’y aventurer !

La présence des touches noires offre ainsi plus d’avantages que d’inconvénients : visuellement, en aidant le pianiste à repérer immédiatement le nom des notes et à assurer le déplacement des mains de façon précise, ensuite techniquement, en proposant une disposition des touches blanches et noires plus conforme à la morphologie de la main. Ce que décrit parfaitement la position dite de Chopin correspondant à la gamme de si majeur pour la main droite et à la gamme de ré bémol pour la main gauche.

Dernière observation : l’ordre des touches blanches et noires sur le clavier.

Si le clavier était uniquement constitué d’une alternance touche blanche/touche noire, il serait impossible une fois de plus de repérer le nom d’une note sans posséder une oreille absolue. Nous pourrions avoir un do, un , un mi, ou n’importe quelle autre note positionnée sur une touche blanche ou noire.

La solution la plus logique pour faciliter la technique pianistique et le repérage visuel a été de disposer les touches blanches et noires en fonction d’une gamme étalon, celle de do (correspondant aux touches blanches du clavier). Ainsi, pour se conformer aux 12 demi-tons constituant une octave, les cinq touches restantes (touches noires) ont été regroupées par deux et par trois, facilitant ainsi le repérage visuel du nom des notes et des intervalles. Les seuls véritables 'pièges visuels' ne sont pas nombreux. En excluant les doubles dièses et bémols, rarement présents, il s'agit du mi # et si #, et du do b et fa b qui se jouent sur des touches blanches, mais bon, ce n'est pas une raison pour se plaindre !

  par ELIAN JOUGLA


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