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DÉMOS SYNTHÉTISEURS, CARTES SONS...



LE ROLAND D-50 ET SA SYNTHESE L.A

Le synthétiseur numérique Roland D-50 a été un clavier redoutable connu pour avoir mis un terme à la suprématie de la synthèse FM. Appelé Linear Arithmetic Synthesis (synthèse arithmétique linéaire) ou plus simplement L.A., le mode opératoire de la fabrication des sons du D-50 fait appel à des formes d'ondes analogiques combinées à des échantillons PCM…


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CONCEPT DU D-50


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Les sonorités sont alléchantes et novatrices. La ‘tessiture’ est bizarrement située entre celle d’un échantillonneur et celle d’un synthé qui mêlerait les principes de fonctionnement d’un DX et d’un PPG (table d’onde). Le D-50 se veut un instrument entièrement numérique, avec une facilité d’utilisation bien plus ludique que le DX7 (ce qui explique en grande partie son succès commercial). Visiblement, Roland s’est donné beaucoup de mal afin d’en tirer les conclusions qui s’imposaient pour leurs propres produits, mais aussi dans le but de contourner les nombreux reproches adressés à la synthèse FM.

Le D-50 est incapable d’échantillonner, mais il comprend en mémoire la partie ‘attaque’ d’une centaine d’instruments variés, dont certains proviennent de boucles. Nous avons affaire à une source d’onde qui utilise un convertisseur numérique/analogique 20 bits, ce qui pour l’époque est excellent !

Autre source ‘waveform’ : les ondes traditionnelles de la technique analogique (dents-de-scie, carré, rectangle). Classique, mais toujours efficace. Celles-ci sont stockées dans une mémoire de 4 méga octets.


LA CONSTITUTION D’UN SON

Alors que le DX7 obéit à des algorithmes, la synthèse L.A. est régie par des structures. Autre définition, autre concept ! Le D-50 présente un choix de sept structures différentes combinées à des ondes. Chaque structure peut être modulée par une enveloppe de pitch, trois modules LFO, un égaliseur, un chorus et une reverb (la modulation, les filtres et autres enveloppes sont disponibles pour chaque partielle - waveform). Les ondes sont traitées par un filtre ‘variable dans le temps’, avec enveloppe.

Chaque sonorité est composée de deux tones : Upper et Lower, chacun d’eux étant composé de deux partiels : un sample PCM et une sonorité de synthèse utilisant une forme d'onde. Il est possible de combiner les sonorités obtenues avec un modulateur en anneau (ring modulator) comme sur certains synthétiseurs analogiques.

Si l’utilisation des filtres s’avère aisée, l’édition des sons demande de l’attention pour se sortir avec brio des pages y afférant. Pour nous y aider, une fenêtre d’affichage est présente. Elle comprend deux lignes de 40 caractères chacune. C’est peu, mais il faudra s’en contenter.

Le principe de lecture des menus se réalise à travers différentes pages. Il suffit d'en sélectionner une et de modifier la valeur du paramètre en question à l’aide du joystick ou du pavé numérique. L’affichage était intelligemment disposé, il n’est pas utile de passer d’une page à l’autre pour parvenir à ses fins. Une vraie ballade de santé… enfin presque !

A propos de fonction : Compare permet de revenir instantanément à l’état initial du patch et de basculer à nouveau sur le patch édité. Cette fonction est bien pratique. Seul bémol, la valeur originelle n’apparaît pas à l’affichage en lieu et place d’un ‘Compare clignotant'... dont on se moque éperdument.


DES CARACTERISTIQUES CLASSIQUES MAIS SUFFISANTES

Le clavier à ressort de 5 octaves répond efficacement aux messages de vélocité et de pression aftertouch (qui agit sur le filtre, l’amplification audio, l’intensité du LFO).

Le D-50 est polyphonique 16 notes, doté de quatre modes liés au clavier : le Whole (tout le clavier), le Split (partage du clavier), le Dual (qui permet de superposer deux tessitures pour obtenir des sonorités complexes, mais attention… au détriment de la polyphonie) et enfin le Separate.

La mémoire interne stocke quelques 64 patches avant de les sauvegarder, le cas échéant, sur carte mémoire. Cette dernière, l’équivalent d’une cartouche RAM, présente un aspect tout à fait proche des cartes dites de crédit. A noter qu’en plus des patches, 16 réverbes sont stockés sur la dite carte.

Parmi les effets, nous avons une égalisation à fréquence variable (2 bandes) et à commandes de gain, alliée à 8 chorus et assimilés, dont trémolo et flange. Pour chacun d’entre eux, l’intensité et la balance sont ajustables. Ensuite nous avons 32 programmes de réverbération de très bonne qualité (16 en interne + 16 sur carte optionnelle).


CONCLUSION, POUR LES ADEPTES DE ROLAND

Le mélange des échantillons PCM et des ondes analogiques mérite de s’y attarder. Les sons d’usine, qui sont parfois décevants, sont sur le D-50 de bonne facture et donnent déjà une bonne idée des possibilités du synthétiseur. En poussant l’appareil dans ses retranchements, il est possible d’obtenir des sonorités bien supérieures !

Certaines sonorités sont devenues des classiques comme Fantasia, Soundtrack et Digital Native Dance. Dans les années 80 et 90, sur scène il n’était pas rare de voir le clavier utilisé par de nombreux artistes. Jarre, bien sûr, mais aussi Indochine, Enya ou Foreigner.

Il existe une version rack du D-50 : le Roland D-550. À noter que le synthétiseur V-Synth du même constructeur, sorti en 2004, peut émuler le module de son du D-50 par l'adjonction d'une carte additionnelle (Ref VC1 D-50).


LE ROLAND PG-1000

Roland avait pensé à tout pour ce synthétiseur. Pour aider le claviériste qui sommeille peut-être en vous, un module externe de programmation est disponible pour rendre l’édition plus conviviale : le Roland PG-1000. Avec ce module vous avez un accès direct à tous les paramètres d’un son sans avoir à feuilleter toutes les pages ‘virtuelles’ du synthétiseur. Le PG-1000 est capable de contrôler 4 Partiels en même temps. De quoi gagner du temps et de l’efficacité concernant la recherche sonore. A sa façon, le PG-1000 rappelle la maniabilité des tableaux de bord des synthétiseurs analogiques. Peut-être pas indispensable, mais agréable tout de même !


La démo vidéo ci-dessous présente quelques belles sonorités profondes.


Principales caractéristiques techniques du D-50

  • Date de sortie : 1987
  • Type de Synthèse : soustractive, lecture d'échantillons PCM (synthèse L.A).
  • Formes d'Ondes : 128 formes d'ondes.
  • Nombre de Générateurs : 32 ("partiels").
  • LFO : 3 (par partiel).
  • Polyphonie : 16 notes.
  • Mémoires 64 internes + carte mémoire.
  • Clavier de type ressort : 61 touches, vélocité, ATM.
  • Split.
  • Levier de pitch bend et de modulation.
  • Joystick.
  • Sorties MIDI In/Out/Thru.
  • Deux sorties stéréo (une pour chaque voix).
  • Une prise casque.
  • Deux prises pédales (sustain et expression).
  • Poids : 11,5 Kg

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