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TECHNIQUE ET MAO



COMPOSER DE LA MUSIQUE AVEC UN SOUND TRACKER

Déjà évoqué à la page LES FORMATS AUDIO EN MAO, nous allons ici approfondir le sujet concernant les SOUND TRACKERS.

Ce type de logiciel musical a pour interface de travail principale une série de pistes qui sont destinées à recevoir des sons sous la forme d'échantillons audio variés et dans divers formats. Le principal atout des sound trackers réside dans la simplicité d'utilisation pour un public le plus large possible. Les sound trackers ne s'adressent pas forcément à des musiciens dotés de connaissances musicales. Avec de l'intuition et une certaine pratique, pratiquement tout le monde est capable de produire un arrangement musical qui, à défaut d'être d'une grande originalité, aura la particularité d'être toujours en place rythmiquement. Ainsi, grâce à une prise en main aisée, mais également grâce à son prix peu onéreux, le sound tracker est devenu très rapidement un puissant outil de création pour le débutant en MAO.


DU MIDI AU SOUND TRACKER


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Les sound trackers sont apparus sur PC au milieu des années 1990. C'est la société Magix et son Music Maker 1 qui a ouvert la voie (pour info: dix ans auparavant, les ordinateurs Amiga proposaient déjà des logiciels capables de mixer des sons sur quelques pistes tels 'SoundTracker' ou 'ProTracker'.) Quand est arrivé le grand boom du PC, il n'a pas fallu attendre bien longtemps pour que le phénomène prenne de l'ampleur. Grâce à des cartes sonores et des processeurs devenus de plus en plus performants et puissants, la lecture silmutanée de plusieurs pistes audio a vu le jour.

En comparaison d'une séquence MIDI, qui utilise des sons issus de matériels comme des synthétiseurs ou autres générateurs sonores, le sound tracker permet d'accéder à un niveau de réalisme supérieur pour autant que le programmeur soit habile. Les sons se présentent sous la forme de boucles correspondant à une ou plusieurs mesures, jouées dans une tonalité particulière.

Les différents échantillons sonores proposés proviennent d'instruments tant acoustiques qu'électroniques et sont aptes à produire des compositions dont le rendu sonore est proche d'un niveau professionnel.

Au fil du temps, les effets se sont développés, tandis que les fonctions d'édition se sont multipliées. Les simples outils de collage d'hier sont devenus aujourd'hui de véritables studios de compositions capables de rivaliser avec des séquenceurs audio professionnels. Les sons prolifèrent et donnent à la création musicale un potentiel d'originalité repoussant à chaque fois ses propres limites.

Pour pallier les problèmes de synchronisation des différentes boucles (vitesse) et des changements de tonalité (hauteur), deux outils sont devenus indispensables pour que la musique tourne rondement. Il s'agit du Pitch Shifting (pour modifier la tonalité) et du time stretching (pour régler la vitesse de lecture d'un échantillon). Tous les trackers se doivent de posséder ces deux fonctions.


POURQUOI LE TIME STRETCHING ?

Le time stretching, que l'on peut traduire par "extension du temps", existe depuis de nombreuses années dans les échantillonneurs professionnels (chez Akaï ou Roland par exemple). C'est l'apparition des PC équipés Pentium qui a permis l'application de cette technique en version logicielle.

Si l'on modifie la vitesse de lecture d'un échantillon, un changement de tonalité se produit ainsi qu'un changement de sa durée. Le time stretching corrige ces deux phénomènes en gardant l'échantillon à sa longueur initiale et à la même hauteur. Un échantillon jouant un accord de do majeur et qui dure 5 secondes continuera à reproduire ces informations. Le time stretching modifie la taille de l'échantillon, c'est-à-dire sa durée, mais sans toucher à sa tonalité. Le son est recalculé pour correspondre au pitch (hauteur) du son initial.

Toutefois, vous devez considérer que le time stretching a des limites de fidélité. En effet, si vous vous éloignez beaucoup trop du tempo original, la qualité sonore risque de s'en ressentir. Habituellement, il est conseillé de ne pas dépasser des variations de 20%.


POURQUOI LE PITCH SHIFTING ?

Le pitch shifting a comme objectif de modifier la hauteur d'un échantillon, mais sans toucher ni à son tempo, ni à sa durée. Généralement, à partir d'une tonalité originale, on augmente ou l'on diminue par demi-ton la hauteur du son.

Cette fonction est essentiellement destinée aux échantillons mélodiques et harmoniques et non à des échantillons rythmiques (type batterie et percussions non-mélodiques).

Si, sur les échantillonneurs il est possible de produire des variations plus fines (calculées au pourcentage), pour un sound tracker, une telle précision est inutile. N'oublions pas que le sound tracker s'adresse au grand public et doit être avant tout ludique quant à sa manipulation.


LA CONFIGURATION DU SOUND TRACKER

Suivant son utilisation, le sound tracker est plus ou moins gourmand en ressources. Les pistes audio consommant beaucoup de mémoire vive (RAM), l'utilisation d'un morceau comprenant de nombreuses pistes et un nombre important d'échantillons verra baisser sensiblement votre réserve de mémoire vive. Toutefois, la plupart des ordinateurs (de bureau) possèdent suffisamment de mémoire vive pour palier à tout problème (250 Mo semblent suffisant).

Explication : les échantillons pour pouvoir être lus rapidement doivent non pas être lus en mode direct-to-disk depuis le disque dur, mais chargés dans la mémoire vive pour permettre un temps d'accès presque immédiat. Le processeur sera mis à contribution pour toutes les opérations de calcul d'effets, par exemple.

Le sound tracker n'exige pas de carte son performante. Une simple carte son 16 bits suffit généralement. Cependant, pour faire face aux fonctions de plus en plus nombreuses proposées par les sound trackers, il peut être utile de disposer d'une connectique plus complète : prévoir un micro et quelques câbles équipés de mini-jack RCA pour pouvoir, par exemple, connecter sur votre carte son votre matériel Hi-Fi (enregistreur).

Pour info : certains sound trackers intègrent des fonctions de scratch en temps réel (eJay, Music Maker…). En lieu et place de la souris, il est préférable d'utiliser un trackball pour gagner en précision de jeu.


MUSIC MAKER 7… POUR L'EXEMPLE

Les modèles de sound tracker sont nombreux en freeware comme en shareware. Certains font déjà référence comme Dance 4 d'eJay, Acid de Sonic Foundry ou Music Maker de Magix. Si les orientations sont différentes pour un produit qui, à la base, est supposé rendre les mêmes services, tous ne se destinent pas au même type de travail ; les uns étant plus intuitifs alors que d'autres demandent une prise en main plus réfléchie.


PRISE EN MAIN

Commun à de nombreux modèles, Music Maker (version 7) propose une fenêtre de travail regroupant les principales fonctions. Avant de commencer, il est préférable d'identifier visuellement les différents outils mis à votre disposition.

Comme pour un séquenceur, la fenêtre des pistes est la plus importante. Music Maker 7 peut afficher jusqu'à 12 pistes avec contrôle mute ou solo. C'est ici que vous pourrez exporter votre arrangement musical dans divers formats (MP3, WAV…).

Dans la partie inférieure droite de l'écran de travail principal se trouve le Media Pool, un explorateur multifonction capable d'afficher les données selon différents critères de tri : ensemble des fichiers contenus sur le support sélectionné ou collection d'effets audio et vidéo contenus dans le programme.

Pour entendre un son, il suffit de cliquer sur son icône. Si vous effectuez cette opération pendant qu'un morceau est en train de jouer, la boucle sera automatiquement calée sur le bon tempo.

Pour commencer un morceau, la première étape consiste à choisir une base de travail : par exemple, une boucle de batterie ou des accords de piano, suivant l'inspiration du moment. Généralement, pour que le travail soit efficace, celui-ci demande une certaine organisation, même si le logiciel se charge de caler les tempos des nouvelles boucles sur celui des boucles déjà placées. Vous agissez, tel un monteur de cinéma, sur l'organisation sonore des échantillons. Vous pouvez copier, coller, déplacer un ou plusieurs échantillons comme avec un séquenceur.

Pour info : dans Music Maker 7, chaque fois que plusieurs tonalités ou accords sont possibles, ils sont présentés dans le Media Pool sous la forme d'icônes orangées, numérotées de 1 à 7, avec la possibilité de changer leur tonalité par la suite.

Pour enrichir votre séquence, vous avez la possibilité d'ajouter des effets audio. Un clic droit de la souris sur l'échantillon permet d'accéder à un menu contextuel listant tous les effets disponibles. L'autre façon d'opérer consiste à ouvrir le rack complet des effets audio, en double-cliquant sur l'échantillon concerné : réverbération, écho, compresseur dynamique, processeur temporel destiné au pitch shifting et au time stretching sont au programme. Pour saisir l'influence de chaque effet, le mieux est de les essayer sur un son régulier qui tourne en boucle.

---- DÉMO MUSIC MAKER ----

Cette vidéo est un bon exemple qui démontre la facilité de fabrication d'un arrangement réalisé avec Music Maker. Progressivement, l'auteur greffe les différents instruments par copier coller. Ici le travail est intuitif et intéressera les musiciens autodidactes.


LES INSTRUMENTS VIRTUELS

Music Maker 7 propose 5 instruments virtuels (appelés objets synth) en sus des échantillons. Ces instruments virtuels apportent de la singularité et des possibilités créatives supplémentaires. Les objets synth sont très faciles à intégrer dans un arrangement. Vous les placez sur une piste de votre arrangement par le biais d'un simple glisser-déposer.

La version 7 de Music Maker propose un 'module rythmique', un 'module de synthèse sonore', un 'DrumBass', combinant batterie et basse, le 'Sylver Syn', un autre module synthétique et enfin un 'ScratchBox' destiné à générer des effets de scratch. Tous ces instruments virtuels démontrent l'orientation musicale electro de Music Maker 7.

---- DÉMO MAGIX MUSIC MAKER PIANO ----


ENREGISTREMENT ET EXPORTATION

Pour enregistrer votre travail, une fenêtre contenant les diverses options d'enregistrement est proposée (ne pas oublier de déterminer l'entrée audio en vous rendant dans la table de mixage de Windows). Cliquez sur le bouton Enregistrer pour démarrer l'enregistrement et sur Stop pour l'interrompre.

Une fois que vous aurez achevé un arrangement, vous devez l'exporter pour le sauvegarder. Pour cela, cliquez sur le bouton Export. Vous pouvez alors choisir le nom du fichier, son format (WAV, MP3 ou MPEG) et son emplacement sur le disque dur.

Pour info : sachez que Music Maker 7 propose de nombreuses fonctions d'édition vidéo, mais que nous n'avons pas abordé pour ne pas nous éloigner du sujet présenté dans cette page.

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