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VIDÉOS PÉDAGOGIQUES



AMADEUS - MILOS FORMAN

LE CONFUTATIS DU REQUIEM DE MOZART
- AMADEUS - MILOS FORMAN -


ANALYSE : Mozart a écrit (dit-on) son premier concerto à 4 ans, sa première symphonie à 7 ans, son premier opéra à 12 ans. Le réalisateur Milos Forman réalise en 1984 "Amadeus", un film sur la vie de ce personnage illustre.
Basé sur l'adaptation de la pièce de Peter Shaffer qui porte le même nom, l'auteur prend le parti pris de ne pas se focaliser sur l'aspect biographique de Mozart. Il s'intéresse davantage à la relation entretenue avec Salieri sur une période qui s'étend sur dix ans, de l'arrivée de Mozart à Vienne jusqu'à sa mort.

Salieri est montré comme un compositeur médiocre, jaloux et écrasé par le talent divin du bien-nommé Amadeus. En réalité la jalousie décrite dans le film de Salieri envers Mozart est une pure fiction. Milos Forman veut nous faire ressentir la personnalité du plus grand compositeur du monde comme quelqu'un d'assez naïf, qui est sur "une autre planète", quitte à prendre quelques libertés comme le montre l'extrait présenté ici et qui se situe à la fin du film. Milos Forman pose une question : est-ce que ce qui fait un génie, c'est son immaturité ?
En réalité, Mozart n'était peut-être pas seulement ce jeune homme frivole, insolent et insouciant que décrit Forman, mais un musicien qui se demandait s'il mangerait demain. Il incarne dans ce film l'image romantique du génie incompris sombrant dans la folie et l'alcool, ne gagnant que très peu d'argent avec ses œuvres.


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Le génie de Mozart n'a nul besoin d'explication, c'est "un don de Dieu", il lui suffit de laisser vagabonder son esprit pour que les chefs d'œuvres viennent d'eux-mêmes. C'est ainsi que Mozart "travaillait" et le film le retranscrit admirablement.

NB : cette séquence vidéo est proposée dans un but uniquement pédagogique
pour découvrir les différentes facettes liées à la musique.

Ce récit dépasse la simple illustration autobiographique et musicale. Il établit une profonde connexion entre la musique et le drame essentiel qui se joue dans le film. La musique de Mozart devient une véritable entité dramatique. Dans son film, Forman montre un Salieri qui se sent trahi par Dieu et transforme sa haine envers Mozart en un combat avec Dieu. Aux yeux de Salieri, Mozart n'est qu'une être médiocre et vulgaire à qui Dieu a offert sa musique divine.

Salieri et Mozart sont deux personnages que tout oppose. D'un côté le talent besogneux de Salieri qui fait face au bouillant génie de Mozart pour qui la musique n'est pas un emploi mais un mode de vie. Le drame, pour Salieri, c'est que Mozart le prend pour ce qu'il est : un musicien de cour parmi d'autres avec lequel il ne conçoit pas d'amitié possible.

L'extrait du film est intéressant, même si historiquement il n'a pas lieu d'être, en laissant une place à un rêve que de nombreux musiciens font un jour où l'autre… être capable de dicter sa musique et son orchestration avec comme seul moyen… sa pensée.
La scène filmée apporte une réalité dramatique et spectaculaire en montrant Mozart sur son lit, la veille de sa mort, le teint livide, dictant à Salieri les notes du Confutatis (une partie du Requiem). Ce dernier découvre à cet instant, toute la force, le génie et le modernisme de Mozart composant une musique en avance sur son temps.

La bande son, parfaitement intégrée au film, illustre de façon admirable la musique de Mozart qui prend vie au fur et à mesure qu'il la dicte à Salieri : d'abord les chœurs hommes, puis les instruments (bassons, trombones, trompettes, timbales d'orchestre, violons) et pour finir les chœurs féminins. Le résultat final de l'orchestration s'entend au moment de l'apparition de la diligence. La séquence est admirable comme les dernières paroles prononcées par Mozart à la fin de l'extrait.

Le requiem fut la dernière de Mozart, dont il ne termina pas la composition. Elle sera achevée par Süssmayer, un des anciens élèves de Salieri.

Extrait : Amadeus (1984) de Milos Forman, avec Tom Hulce (Mozart) et F. Murray Abraham (Salieri)

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