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Portail sur la musique et les claviers modernes : piano, synthétiseur et orgue.

HISTOIRE DE LA MUSIQUE ET DES INSTRUMENTS



LES ÉDITEURS DE PARTITIONS - HISTOIRE ET ÉVOLUTION

A une époque où « l’instantanéité » est devenue le maître-mot de nos sociétés et où la technologie toute-puissante prétend souvent se substituer à l’homme, la partition musicale suscite toujours, tout comme à l’époque de Bach ou de Mozart, la même fascination.

Art de l’instantané, la musique est également un art fugitif. Si la peinture exprime bien sa durabilité, si en cinéma ou en vidéo, la pause « sur image » est possible, il n’en est pas concevable de réaliser un arrêt « sur son » ! On s’accorde à considérer que le code musical a atteint l’âge adulte vers le 15e siècle, mais la partition a évolué au cours des siècles en fonction des orchestrations. Elle continue d’ailleurs de changer de nos jours selon les besoins particuliers de la musique contemporaine.



LES PREMIÈRES NOTATIONS INFORMATISÉES

L’utilisation des premiers systèmes informatiques de notation musicale relevait quelque peu de l’épreuve initiatique ou de l’expédition d’aventure. En général, les configurations du début faisaient appel à une association de deux logiciels, l’un séquenceur, l’autre éditeur, mais en tout cas spécifiquement conçus l’un pour l’autre.


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Su Mac, le tandem Performer/Composer de MOTU fera ainsi la fierté du Berklee College of Music de Boston, investi dans leur développement, mais laissera de nombreux musiciens insatisfaits de notre côté de l’Atlantique, pour des raisons de lourdeur d’exploitation et surtout de coût de la configuration. Il faudra attendre l’Atari avec Steinberg Pro24 et MasterScore en 1985, pour commencer à pouvoir imaginer un véritable « décollage » de l’idée de réalisation de partitions « domestiques ».



QUAND LA PARTITION INFORMATISÉE DEVINT UN UTILITAIRE…

Aux débuts de l’impression de partitions, on pouvait définir deux familles très marquées de logiciels. Tout d’abord les séquenceurs disposant de routines d’impression plus ou moins sophistiquées, susceptibles de permettre la sortie rapide d’une partition « aide-mémoire », mais sur lesquels les fonctions de mise en page et de retouche étaient souvent réduites à leur plus simple expression. Ensuite, les éditeurs de partitions, programmes spécialisés et pouvant récupérer les fichiers de séquence pour les transformer en documents susceptibles d’être imprimés et de fournir pour les plus sommaires d’entre eux, soit un « dépôt » SACEM, et pour les plus performants, un « score » d’orchestre.

L'ÉDITEUR DE PARTITIONS 'FINALE'

Force est de constater que le manque de souplesse de bon nombre de ces logiciels, de quelque catégorie qu’ils aient été d’ailleurs, ne se prêtaient guère à des modes d’écriture un peu complexes, et que les signes et symboles faisant partie de la panoplie du compositeur ou de l’arrangeur étaient soit réduits à leur plus simple expression, soit carrément absents.

Enfin, le manque de « transparence » entre un fichier de séquence et son prolongement à imprimer obligeaient (et parfois, même encore aujourd’hui) à d’infinies retouches et transpositions liées entre autres au fait que si un logiciel annonce une grande finesse de résolution – ce qui est souhaité pour un séquenceur -, cette précision est catastrophique pour la réalisation de la partition qui, évidemment, n’en tient pas compte.

En clair et jusqu’à un passé récent, si votre œuvre faisait appel à un orchestre d’une quarantaine de musiciens utilisant des instruments transpositeurs, des mesures composées, du « multi-voicing », de nombreux changements de tonalités, des indications de nuances ou d’ornementations un peu recherchées, mieux valait conserver à portée de main… un bloc de papier musique et un stylo !



LES MAISONS D’EDITION CÈDENT LE PAS FACE AU MAC ET PC

Les logiciels de gravure sont utilisés depuis longtemps par les maisons d’édition qui ont pu investir dans des systèmes lourds, polyvalents et performants. Ils permettent d’envisager la réalisation de partitions les plus extravagantes, tant au niveau aspect que des symboles qui y trouvent place, comme dans la musique contemporaine.

Pour les éditeurs plus modestes, les musiciens-copistes, branche professionnelle en voie de disparition, fournissaient jusqu’à peu de temps encore, un travail digne d’admiration. Les deux plates-formes qui se partageaient le marché de la musique « informatique », même encore aujourd’hui, les Macintosh et les compatibles PC, ont en effet contraint ces derniers à la reconversion.

Avec Finale et Encore, « monstres » mythiques de l’édition de partitions, disons « presque » bon marché, ils ont dû admettre à leurs côtés – les évolutions technologiques des plates-formes informatiques aidant – d’assez nombreux challengers offrant des performances assez époustouflantes. Toutefois, curieusement, c’était encore par l’Atari que la vraie démocratisation d’une partition de haute qualité était arrivée avec les premières moutures de Cubase Score Steinberg, dès 1992.



LE LOGICIEL D’ÉDITION DE PARTITIONS D’AUJOURD’HUI

De nos jours, l’offre est devenue très variée pour le compositeur ou l’arrangeur, aussi bien que pour le musicien amateur. Les divergences et différences fondamentales d’approche des logiciels ne sont plus guère de mise ! Les mêmes produits ou des versions équivalentes sont disponibles indifféremment sur les plates-formes Mac, PC ou Linux. Le choix s’est toujours fait en fonction des spécificités particulières attendues, des conditions de travail de l’utilisateur, ainsi que la destination des partitions.

L’achat d’un logiciel d’édition de partitions s’impose dans le cas de la réalisation, de manière régulière, de mises en pages complexes incluant de nombreuses portées avec transpositions, changements de clés, insertion de symboles particuliers, textes et dispositions personnalisées. Bref, quasiment le travail auquel est amené à réaliser l’éditeur professionnel.

Force est de reconnaître une nouvelle fois que l’offre faite par les développeurs de séquenceurs dans la direction du musicien « copiste », amateur ou même éclairé, mérite déjà une fort respectable attention : aujourd’hui, un séquenceur moyen ou haut de gamme a toutes les chances d’offrir suffisamment de fonctionnalités pour le tout-venant !

A l’opposé, les programmes dédiés à la fonction d’impression offrent, en général, des fonctions « basiques » de séquenceur permettant de tester auditivement les parties notées ou annotées. Si la connexion avec un expandeur est réalisée, dans ce cas, la quasi-totalité des cartes-sons PC et l’extension Quick Time Musical Instruments avec OMS permettent un contrôle suffisant.



DE L’ERGONOMIE A LA PERFORMANCE

De nos jours, le logiciel d’édition de partitions offre des palettes d’outils et de configurations importantes et susceptibles de répondre à toutes les demandes. Il offrira le choix de toutes les clés et des têtes de notes, altérations et notations les plus usuelles. Les symboles de batterie et l’écriture des instruments de percussion sur une ligne ou sur une portée reparamètrable sont un minimum sur ce genre d’outil.

La réalisation de tablatures sera également appréciée. Les palettes de marqueurs de nuances divers, d’ornementations, chers pour ces derniers aux musiciens baroques et classiques trouveront bien sûr leur place. Evidemment, les signes de renvoi devront être présents, et si possible également, restitués en MIDI.

Point fort d’un logiciel spécialisé par rapport aux fonctions d’édition d’un séquenceur « ordinaire », les capacités de « multi-voicing » et d’écriture « à cheval » sur plusieurs portées qui permettront une écriture chorale ou pianistique évoluée. Les aficionados de Dave Brubeck seront enfin heureux d’y trouver la possibilité d’insérer des mesures complexes. La facilité d’accès à ses différentes palettes d’outils, leur souplesse d’utilisation, chacun y trouvera dans ses habitudes de travail des « raccourcis » systématiques et personnels.

Dernier chapitre, la mise en page, avec le paramétrage de l’écart entre les portées, le nombre de mesures et de portées par système, les groupages, ainsi que la mise en forme de la page permettront d’accéder à une présentation quasi professionnelle. L’aptitude du logiciel à récupérer ou exporter différents formats de fichiers (MIDI, EPS, etc.) est un plus indéniable.

Par Patrice Creveux



CEUX QUI ONT FAIT L’HISTOIRE

Parmi les logiciels qui suivent, certains ont résisté à l’assaut du temps, d’autres ont disparu…

FINALE

C’est l’un des logiciels situé dans le haut de gamme. Son apparition en 1988 fit figure d’une bombe dans le milieu de l’édition de partitions. Sa réputation de programme difficile d’emploi s’est tempérée au fur et à mesure des versions. Sans rival ou presque pour l’époque, l’imposante panoplie de possibilités le destinait aux plus exigeants et s’il ne déçoit pas le copiste professionnel, il était ardu pour l’amateur.

FINALE ALLEGRO

Le programme reprend le « meilleur » de Finale, quelque peu allégé, mais disposant cependant des fonctionnalités et de l’interface-utilisateur de ce dernier. L’utilisation de Finale Allegro sera bien souvent suffisante pour la majorité des besoins.

SCORE

Ce logiciel britannique n’a pas à rougir face aux « monstres » sacrés américains. C’est en effet une qualité « gravure » que propose ce programme uniquement disponible pour PC, disposant à l’époque des années 90 d’une aide en ligne en français. New Notation, son développeur, s’enorgueillit de l’utilisation de son logiciel par les maisons d’édition Bärenreiter, Boosey &Hawkes, Choudens, Ledi et Ricordi.

BERLIOZ

Comme son nom l’indique, c’est un produit français apparu en 1989 et dont les performances en faisaient aussi un outil de gravure. Aussi à l’aise en musique contemporaine qu’en paléographie médiévale, il y a sous doute peu de musiques que Berlioz soit gêné de transcrire. Sa relative sobriété en mémoire lui permet de fonctionner sur des configurations assez modestes.

OVERTURE

Opcode a réussi avec Overture un logiciel particulièrement équilibré pour Macintosh. Dès la première version, il disposait de capacités d’édition de niveau professionnel, mais aussi de fonctions « basiques » de séquenceur tout à fait appréciables. Les « fragilités »logicielles de la version 1 ont été corrigées lors de la version 2. Facile et très intuitif d’accès, Overture a toujours été en mesure de satisfaire l’amateur comme le musicien professionnel.

LOGIC

Parfaitement polyvalent, avec Logic il est possible de passer instantanément d’un séquenceur à un éditeur haut de gamme, sans perte de temps. Comme Cubase, son principal concurrent direct, il sera disponible sur les trois plates-formes utilisées par les musiciens. Atari, Mac et Pc, mais, par la suite, les versions « pointues » ne seront plus offertes que sur les deux derniers.

CUBASE SCORE

Est-il encore nécessaire de présenter Cubase ? Avec MasterScore, Charlie Steinberg fut à l’origine de l’un des premiers logiciels d’édition de partitions populaire, sur Atari. La version Score de Cubase offre les fonctionnalités d’un séquenceur unanimement reconnu et apprécié, associé à des outils de « mise en partition » tout à fait performants, même si l’on n’y retrouve pas la sophistication d’un Finale ou d’un Overture. Son interface conviviale et ses tablatures automatisées ont contribué à son succès.

PIZZICATO

C’est de Belgique que provient Pizzicato. L’aide en ligne et son utilisation totale en français est un point notable de ce petit programme. Si les possibilités de retouches de mise en page sont un peu restreintes, il a toujours été apprécié en raison de ses fonctions didactiques.