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Portail sur la musique et les claviers modernes : piano, synthétiseur et orgue.

HISTOIRE DE LA MUSIQUE ET DES INSTRUMENTS



MENDELSSOHN, CHOPIN, SCHUMANN, LISZT ET LE PIANO DU ROMANTISME

Quand on étudie le piano ou qu’on l’apprécie, il est difficile de faire abstraction de la période romantique. La plupart des compositeurs qui sont nés au début du 19e siècle se sont retrouvés autour de cet instrument pour lui dédicacer leurs plus belles œuvres. De cette période, quatre pianistes vont avoir une influence majeure sur l’évolution du jeu pianistique : Mendelssohn, Chopin, Schumann et Liszt. Ces quatre pianistes, portés par un désir d’indépendance, conduiront l’art de l’interprétation vers plus de nuances et de virtuosité.


UN GOÛT PARTAGÉ POUR LE PIANO

Il faut savoir que le romantisme ne découle pas d’un rejet du classicisme. Avec Mendelssohn, Chopin, Schumann et Liszt, les pensées s’expriment au piano en sentiments et subtilités. Pour ces pianistes, l’émotion l’emporte bien souvent sur la raison. Tout comme l’écrivain et de tout temps, le compositeur a toujours recherché la meilleure façon de se libérer pour affronter son identité propre. Dans l’école du romantisme, cela se traduira par de nouvelles techniques de composition et de nouvelles formes musicales. La virtuosité parfois débordante et accompagnée de traits techniques difficiles conduiront le piano à un rôle central pour lequel il n’était pas, au départ, destiné. Grâce ou à cause du romantisme, le piano d’accompagnement jouera désormais un nouveau rôle, celui d’un instrument soliste redoutable.


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Interprètes avant tout, Mendelssohn, Chopin, Schumann et Liszt établissent leur réputation d’abord dans les concerts où ils se produisent. Chacun à leur façon, ils vont imprimer au public leur style, leur personnalité et leur toucher. Frédéric Chopin sera apprécié pour ses nuances délicates et son legato, tandis que Félix Mendelssohn touchera le public par la clarté et la légèreté de son toucher. Quant à Robert Schumann, en recherche d’une virtuosité alliée à beaucoup de délicatesse, son jeu n’atteindra jamais le niveau technique fascinant et déconcertant de Franz Liszt.

Si l’œuvre pour piano de Beethoven a laissé des traces chez ces quatre compositeurs, c’est chez le violoniste Niccolo Paganini que la démonstration d’un romantisme héroïque surgira. Il suffit d’écouter ses 24 Caprices pour violon pour se rendre compte que la virtuosité prend ici tout son sens, et que c’est une fois de plus l’audace qui permettra de repousser les limites. Ce prodigieux concertiste, en s’exposant aux yeux de tous comme un révolutionnaire de l’archet, influencera directement Mendelssohn, Chopin, Schumann et Liszt. L’exemple le plus frappant se trouve chez ce dernier qui recrée dans ses Etudes les effets brillants de l’écriture du violoniste. Chopin, plus modestement, lui dédicacera un Souvenir de Paganini, tandis que Schumann s’adonnera à l’exercice de la transcription à travers ses Caprices pour violon (Etudes opus 3 et 10).

La véritable grande difficulté pour ces quatre pianistes a été de transfigurer la hardiesse du jeu du violon au piano, mais aussi d’inventer une littérature, une technique apte à exprimer des sentiments profonds, intenses, tout en extirpant de l’instrument des effets si personnels qu’ils ne pouvaient être interprétés que par leur auteur.

De G. à Dr. : Mendelssohn, Schumann, Chopin et Liszt


MENDELSSOHN, SCHUMANN, CHOPIN ET LISZT

Si ces quatre pianistes symbolisent l’école pianistique du romantisme, chacun d’eux a su déployer suffisamment de ressources pour imprimer à leur jeu une musicalité souvent flatteuse et très identifiable dès les premières notes.


FÉLIX MENDELSSOHN, LE ROMANTISME CLASSIQUE

La musique de Mendelssohn est fluide, claire et poétique. Romantique dans l’esprit, elle est cependant classique dans la forme. Enfant, il compose avec grande facilité et donne ses premiers concerts. Adolescent, les premières œuvres ambitieuses sont déjà là : symphonies, octuor à cordes et musique de scène (Songe d’une nuit d’été tirée d’une œuvre de Shakespeare). L’un des mérites de Mendelssohn sera de révéler au public les grands chefs-d’œuvre des maîtres oubliés.

ROBERT SCHUMANN, LE PIANISTE TENDRE ET IMPULSIF

Schumann est l’équivalent musical du romantisme littéraire allemand. Le pianiste s’inspire des œuvres de Byron, de Heine ou de Goethe. Ses compositions, comme ses opéras (Faust, Manfred) et ses Kreisleriana y puisent toute leur force. Sa musique, qui révèle autant de tendresse que d’élan, ne se satisfera pas totalement du romantisme, ce qui conduira le compositeur à fonder une revue de critique musicale en 1834. De cette époque datent de nombreuses compositions dont le Carnaval opus 9 pour piano et ses symphonies.

FRÉDÉRIC CHOPIN : DU PIANO, SEULEMENT DU PIANO

Chopin est pour le public, le meilleur représentant de la période du romantisme. Celui qui a contribué au rayonnement du piano dans le monde l’est pour avoir dédicacé l’intégralité de son œuvre à cet instrument (exception faite de ses deux concertos pour piano et orchestre). Artiste émotif, à la sensibilité à fleur de peau, ses ombreuses pièces pour piano (Polonaises, Mazurkas, Nocturnes, Etudes, Préludes) traduisent une forte expression mélodique et d’écriture harmonique. De ses deux mains jailliront des sources fraîches de poésie et de tendresse dont personne avant lui n’avait soupçonné l’existence.

FRANZ LISZT, LE VIRTUOSE DU PIANO

L’œuvre de Liszt est exceptionnelle car elle traduit le romantisme dans ce qu’il a de plus flamboyant. L’auteur des Rhapsodies Hongroises incarne ce sentiment-là par ses audaces, ses innovations et sa virtuosité légendaire. La formidable agilité de son jeu et l’exceptionnelle puissance de ses interprétations déchaînera l’enthousiasme du public. Pourtant, le compositeur prodige luttera souvent contre le préjugé défavorable qui s’attache à la musique dite de « pianiste ». Le noble et chevaleresque Franz Liszt, formé à l’école du piano, aura maintes difficultés à être considéré comme l’un des grands bienfaiteurs de l’art musical de son temps.

  par PATRICK MARTIAL


À CONSULTER

LE PIANO ROMANTIQUE DE CHOPIN ET LISZT


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