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LE PRÉLUDE ET LA FUGUE EN QUESTION


LE COURRIER DES INTERNAUTES



Sébastien - Nanterre

Bonjour,

Je viens de parcourir l’excellent article que vous avez consacré au pianiste Glenn Gould. Suite à cette lecture je rebondis à votre discours. Du fait que ce brillant pianiste avait une affection toute particulière envers Jean-Sébastien Bach, j’aurai aimé avoir quelques explications concernant les préludes et fugues que le compositeur a écrits. Quelles sont les différences, les origines, par exemple ?


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LE PRÉLUDE FAÇON BACH


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Il est vrai que quand on évoque un prélude ou une fugue, on pense aussitôt à Bach, car c’est lui qui, le premier, a donné une structure propre et identifiable. Mais s’il a laissé une trace indélébile dans l’histoire de la musique, il n’a pas été le seul compositeur à avoir trouvé dans ce style d’écriture quelques reconnaissances. Il y a eu Couperin au 17e siècle qui écrivit quelques préludes avec une forme très libre. Puis, des années plus tard, Chopin et ses 24 préludes qui seront autant de pièges techniques. Ses nocturnes et études ont depuis fait école. Chopin jouait quotidiennement le Clavier bien tempéré de Bach et ses préludes sont comme un hommage au compositeur allemand. En France, Debussy sera également séduit par la forme. Il composa une collection d’esquisses sonores avec des titres bien plus poétiques que Bach : La Fille aux cheveux de lin, La Cathédrale engloutie, Le Vent dans la plaine, etc.

Le prélude a connu aussi d’autres ambitions tel l’Or du Rhin issu de la Tétralogie de Wagner qui est un immense prélude orchestral. Toutefois, il existe quelques préludes qui sont sans rapport avec la forme. Le Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy en est un parfait exemple.

Généralement le prélude, qui a pour origine des phrases improvisées, introduit une ou plusieurs pièces imposées. Il précède une fugue mais peut aussi servir d'introduction à des musiques de danse.

LA FUGUE SELON BACH

La fugue laisse au compositeur une grande liberté tout en se conformant à un plan d’écriture strict. Chez Bach, mais aussi chez d’autres compositeurs, le premier sujet est exposé par une voix, puis repris par une autre tandis que la première voix expose une réponse. Ensuite, son développement est constitué de plusieurs épisodes intermédiaires.

La fugue est donc fondée sur une imitation plus ou moins parfaite des intervalles mélodiques du thème principal. Mais elle peut être encore plus libre quand le dessin mélodique est imité de façon plus approximative. Le canon, qui est une forme voisine de la fugue, s’appuie par contre sur une imitation régulière. C’est-à-dire que les voix mélodiques sont identiques et décalées de la même façon.


BACH, LA RÉFÉRENCE

Bach n’est-il pas un mathématicien quand ses 48 Préludes et Fugues du Clavier bien tempéré ont été écrit dans tous les tons et demi-tons ? Le but n’était-il pas de montrer (ou de démontrer) qu’un clavecin ou un orgue était en mesure de jouer dans toutes les tonalités ? Doit-on aussi en déduire le côté pédagogue du compositeur ? Certainement ! Datant de 1722, le Clavier bien tempéré y répond parfaitement. Ses 24 fugues écrites dans tous les tons avec 12 sur le mode majeur et 12 sur le temps mineur, si différentes, semblent vouloir absorber à elles seules toutes les grandes lignes des difficultés pianistiques. Le seul point en commun avec les préludes qui les précèdent est d’être lié par une tonalité commune.

Le pianiste qui exécute parfaitement les 24 fugues est déjà d'un bon niveau technique. Leurs principaux avantages résident dans le déchiffrage sans cesse mouvant d'une main à l'autre et dans la façon de travailler ses dix doigts dans un parfait équilibre. Toutes les œuvres pour clavier n'ont pas toujours un tel mérite !

  par ELIAN JOUGLA

À CONSULTER

LE PRÉLUDE EN DO MAJEUR DE BACH


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