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LES QUESTIONS DU CANDIDE



RYTHME, MÉLODIE ET HARMONIE, LES CLÉS DE LA MUSIQUE

Rythme, mélodie, harmonie et structure constituent les « forces vives » d'une œuvre musicale. Cette page les détaille une par une.


LE RYTHME

Le rythme est souvent abordé dans le site et continuera de l’être. C’est l’élément de base qui donne sens à la musique. Pourquoi cela ? Tout simplement, parce que sans son usage, il est impossible de composer ou de jouer une musique ; ce qui n’est ni le cas de l’harmonie (une voix qui chante seule peut se passer d'harmonie, mais pas du rythme), nl de la mélodie (il existe des morceaux sans mélodie déclarée, mais pas sans rythme).


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De tous temps, le rythme a été associé à des danses ou à des formes musicales précises. Cela signifie qu’une cadence rythmique imprime une idée précise quant à sa destination. Il est même possible en modifiant seulement le tempo et la trame du rythme (figures) de passer d’un style dans un autre. Le rythme possède donc un pouvoir très influent sur la construction musicale.

Qui dit rythme, dit généralement pulsation… et la pulsation flirte parfois/souvent avec la signature qui l’accompagne (la mesure). Cette dernière a pour but de stabiliser et d’aiguiller notre façon d’écouter et de ressentir. De nombreuses danses existent parce que la musique suit une trame rythmique précise. La mélodie comme l’harmonie peuvent revêtir différentes formes, mais si le rythme de base reste constant, alors une valse restera une valse et un rock restera un rock !

Dans les danses modernes, c’est généralement la batterie (ou les percussions) qui gère le rythme de base (ou de référence). Bien souvent, sur cette base, viennent se greffer d’autres instruments (comme la basse et la guitare) qui appuient ou qui enrichissent le rythme de la batterie par l’adjonction de syncopes et de contretemps, ceci dans l’intention de produire quelques effets dissymétriques au rythme de base.

Enfin, évoquons le dernier élément clé du rythme : le tempo. S’il ne modifie pas l’écriture, il joue par contre un rôle important en déterminant le sentiment général que l’on éprouve lors de l’écoute. Sur les partitions, l’indication du tempo est généralement mentionnée. Il suffit de la suivre même si un seuil de tolérance est généralement accepté.


LA MÉLODIE

La mélodie détermine l’aspect émotionnel d’une œuvre. Pour la plupart des personnes, une musique sans mélodie n’est pas vraiment une musique, mais seulement un accompagnement (une musique de fond ou d'illustration). La mélodie est donc considérée comme un fil conducteur qui apporte une identité, le gage d'une personnalité au morceau.

Pour être « vivante », la mélodie doit être bien plus qu’une suite de notes. Même si elle n’est pas sujette à des rites d’écriture précis, elle doit toutefois évoluer en produisant des périodes de tensions et de repos, sans oublier les nuances qui sont ses habits de lumière.

Quand on observe une mélodie sur une partition, celle-ci présente des contours particuliers. On en dénombre quatre :

La mélodie en vague : le mot est explicite. La mélodie produit une succession de courtes montées et de courtes descentes. L’ambitus est étroit. (1)

(source First Edition)

La mélodie en arche : la phrase mélodique produit une sorte d’accent circonflexe. Cela a pour effet de créer une tension suivie d’un relâchement.

(source First Edition)

La mélodie en arche inversée : elle produira l’effet contraire à l’arche, en descendant puis en remontant. C’est le genre de mouvement qui peut convenir à la fin d’un refrain ou d’un couplet, par exemple.

(source First Edition)

La mélodie en forme de broderie : une note fixe détermine un pivot autour duquel des notes plus hautes ou plus basses viennent s’articuler. De nombreuses mélodies rock et pop sont construites sur ce genre de mouvement.

(source First Edition)

1 - L’ambitus représente l’écart entre la note la plus grave et la plus aiguë d’une mélodie. Il détermine son amplitude, synonyme d’une expression musicale plus ou moins grande.


L’HARMONIE

Dans l’absolu, une simple mélodie rythmée pourrait faire le bonheur d’un grand nombre de personnes. Or, ce dépouillement musical livré à sa seule expression, qui peut être celui d’une voix ou d’un instrumentiste soliste, ne suffit certainement pas à traduire toute l'imagination des compositeurs. C'est à ce moment-là que l’harmonie intervient.

Qui dit harmonie, dit polyphonie (plusieurs sons en même temps). Pour rester simple, cela signifie choisir des accords de façon à ce qu’ils « s’accordent » avec la mélodie. Il va s’en dire qu’il ne s’agit pas de choisir un accord au hasard, car dans le domaine de l’harmonie, les règles sont nombreuses et souvent strictes. Outre les accords, les règles d’harmonie permettent de contrôler leurs enchaînements ; et à un niveau de connaissances plus poussé, de connaître la manière dont une phrase mélodique se résout à travers une suite d'accords (cadence) comme le II-V-I ou le IV-I.

Utiliser l’harmonie est un art. Bach, pour ne citer que lui, est un orfèvre en la matière. S’il n’a pas affronté frontalement la dissonance comme les musiciens de jazz, il l’a souvent contourné de façon habile. Mais au fait, c’est quoi la dissonance ?

La dissonance, c’est une question de tension entre la note de départ (la fondamentale de l’accord) et une autre note située à un intervalle précis. Certains intervalles comme la seconde (do-ré) ou la septième (do-si) provoquent des tensions plus grandes qu’une tierce (do-mi) ou une quinte (do-sol). De même, la multiplication des accords et de leurs renversements (il y en a des centaines) complique la tâche du musicien, d’où la nécessité d’une classification par famille pour y voir plus clair : majeur, mineur, augmenté, septième, etc.

Les musiciens d’aujourd’hui ayant hérité de plusieurs siècles d’histoire musicale, les retombées sont nombreuses concernant l’usage de l’harmonie. Si d’un côté nous avons l’harmonie consonante, reposante et porteuse de stabilité, le musicien doit aussi apprendre à domestiquer l’harmonie dissonante, sans limite, et porteuse d’instabilité.

Généralement, le compositeur débutant optera pour l’harmonie consonante, plus simple à utiliser (globalement, c’est celle des accords à 3 notes comme les majeurs et les mineurs). Mais s’il choisit d’utiliser des harmonies qui mêlent à la fois la consonante et la dissonante, il devra apprendre à résoudre la dissonante par la consonante en utilisant des règles adaptées.


LA STRUCTURE D'UNE ŒUVRE ET PHRASE MUSICALE

Pour qu'une musique soit équilibrée, inventer une mélodie agréable ne suffit pas. La cohérence d’une œuvre repose sur une « coordination positive » entre le rythme, l'harmonie, la mélodie et leurs développements. Pour trouver sens, la majorité des œuvres répondent à des critères de construction. Pour la chanson, c’est généralement assez simple. Son découpage est bien connu et s’articule autour de couplets et de refrains précédés parfois d’une introduction, d’un « pont » de relance et d’une coda pour conclure. Bien évidemment, dans ce domaine, chaque compositeur est son propre arbitre.

Une pièce de musique est généralement constituée de différentes parties, chacune reposant sur une ou plusieurs phrases musicales consécutives.

Le premier intérêt d’une phrase musicale est de développer une idée qui plaise d'abord à l’oreille du compositeur. Elle doit posséder une bonne cohérence dans sa longueur jusqu'à sa conclusion, le plus souvent par une cadence parfaite : V-I ; en demi-cadence ou par exemple en ouvrant sur un accord de dominante : V).

Il faut imaginer les phrases musicales comme une succession de chemins que l’on emprunte et qui vous conduit dans différentes directions sans que l'on s'égare. Il y a généralement une logique dans tout montage sonore, du moins dans la tête du compositeur.

Une phrase musicale ne doit pas être trop longue pour garder le contact ; généralement entre 4 et 8 mesures, bien que dans ce domaine il n’y ait pas non plus de règle précise. Les accords jouent un rôle important en soutenant la mélodie et en guidant l’oreille grâce à leurs progressions. Dans cet espace, le compositeur est libre de conduire sa suite d’accords comme il l’entend.


LA STRUCTURE DES GRILLES

Pour clarifier la structure d'un morceau sur une partition, des signes ont été conçus, comme la double-barre qui conclut une partie et les renvois surmontés d'un chiffre 1, 2, etc. qui permettent de revenir à un point précis situé en amont de la partition. Sur les partitions modernes, notamment les grilles, il existe par contre un découpage de la structure basé sur l'emploi des lettres majuscules de l’alphabet : A, B, C, etc. Facile à comprendre, chaque lettre détermine une partie précise du morceau. Prenons un exemple :

Imaginons une chanson dont le déroulement serait de forme : « A.B.A.B.C.B.D », où A = couplet ; B = refrain ; C = pont ; D = coda de fin.

Nous aurons donc successivement à jouer : couplet / refrain / couplet / refrain / pont / refrain / coda.

Ce genre d'approche est souvent utilisé par les musiciens de jazz, comme lors d'une jam, quand ils doivent improviser sur un standard et qu'ils doivent se mettre tous d'accord sur son déroulement.

  par ELIAN JOUGLA