PIANOWEB.fr    " Espace Dossiers "
Portail sur la musique et les claviers modernes : piano, synthétiseur et orgue.

TECHNIQUE ET MAO



LE STUDIO VIRTUEL : AVANTAGES ET LIMITES

Aujourd'hui, il est possible techniquement pour un musicien de concevoir tout seul une composition jusqu'à son aboutissement : de l'enregistrement au mixage, en passant par l'édition et le mastering.
Grâce à la puissance des ordinateurs actuels, monter un studio virtuel n'est plus une utopie. Très répandu dans les studios professionnels et chez certains musiciens, ces systèmes peuvent paraître bien mystérieux à de nombreux candides dans la MAO (musique assistée par ordinateur). Le DtD (direct-to-disk) ou si vous préférez le logiciel qui intègre le MIDI + l'audio, s'apparente aux outils dont il s'inspire et il dépasse aujourd'hui l'analogique dans bien des domaines : un meilleur rapport qualité/prix, une fiabilité accrue et de meilleures performances techniques. Un système qui, au fil du temps, est devenu irremplaçable.



1) LE PRINCIPE DE L'ENREGISTREMENT NUMÉRIQUE




Ad Block

Il semblerait que vous ayez installé un bloqueur publicitaire sur votre ordinateur. Celui-ci vous empêche de consulter cette page dans sa totalité et dans des conditions visuelles optimisées. La mise en ligne d'encarts publicitaires non intrusifs permet à ce service d'exister durablement.

Pour ne plus subir cette restriction sur d'autres pages du site, nous vous conseillons de désactiver votre bloqueur publicitaire pour l'ensemble du site "www.pianoweb.fr". Merci de votre compréhension.

Procédure pour autoriser "pianoweb.fr"


Le direct-to-disk est basé sur le studio d'enregistrement traditionnel. Vous trouverez représentés de façon virtuelle : le magnétophone, la console de mixage et les processeurs d'effets. Toutefois, il ne faut pas que vous imaginiez que le direct-to-disk se contente d'émuler un de ces éléments ; en réalité, le logiciel les regroupe tous. La première volonté des informaticiens a été de remplacer le magnétophone analogique multipistes et le magnétophone à 2 pistes servant à réaliser le mixage par un système entièrement piloté et incorporé au cœur même de l'ordinateur. Les séquenceurs MIDI, Cubase et Notator chez Atari puis chez Apple ont été parmi les premiers modèles à être utilisés par de nombreux musiciens. Une table de mixage virtuelle était présente, mais pas les effets (sauf à faire du bidouillage) ni les pistes audio. Il faudra attendre la fin des années 1980 pour voir apparaître les premières machines DtD dans les studios professionnels. Tout le montage, la programmation utilisait exclusivement le MIDI.

Aujourd'hui, même si la norme MIDI est désormais rentrée dans les mœurs, les habitudes de nombreux musiciens, il est bon de rappeler qu'elle sert toujours de façon efficace à la programmation et à la communication entre les machines. L'ordinateur transmet ses données à travers une interface MIDI au synthétiseur et aux effets connectés (voir la page : Comprendre le MIDI).

La particularité importante du MIDI est de travailler avec des informations peu gourmandes en mémoire, contrairement aux données nécessaires pour travailler en audio et vidéo. L'utilisation du DtD n'empêche aucunement l'utilisation de matériel traditionnel, bien au contraire et c'est là tout son intérêt. Vous pouvez ainsi continuer à travailler avec votre table de mixage analogique, voire votre magnétophone à bande si vous le souhaitez.



2) LA CONFIGURATION DE BASE



Que faut-il avoir en sa possession pour construire un studio virtuel ?

  • Un ordinateur plutôt puissant.
  • Un logiciel audionumérique efficace (mais pas complexe … il en existe !).
  • Une carte d'entrées-sorties audio.
  • Un disque dur conséquent dédié à l'enregistrement audio (à partir de 40Go).
  • Un système de sauvegarde : disque dur, graveur de CD-ROM…


3) LES AVANTAGES DU STUDIO VIRTUEL



ILS SONT NOMBREUX !


Vous désirez présenter un document propre, vous commettez une faute de frappe sur une machine à écrire et vous voilà obligé de tout reprendre à zéro ! Avec un traitement de texte, vous effacez et recommencer autant de fois que nécessaire. Pour le DtD, c'est exactement la même chose, il n'est pas limité aux fonctions des systèmes traditionnels dont il est inspiré. Comme pour le traitement de texte, l'arrivée du direct-to-disk a grandement facilité le travail de beaucoup de musiciens et à part quelques personnes nostalgiques de l'analogique, bien peu serait prêts aujourd'hui à revenir en arrière.

La différence peut se résumer à deux méthodes de travail : la première qui est destructive (obligation de tout reprendre) et la seconde non-destructive (il est possible de tout reprendre de n'importe quel endroit et à tout moment).

LA MÉTHODE DESTRUCTIVE

Elle consiste à utiliser un magnétophone à bande. Lors de l'enregistrement sur une bande magnétique vous effacez automatiquement tout ce qui s'y trouvait précédemment. Dans ce contexte, on ne sait jamais si la dernière prise est la bonne et le choix de conserver ou d'effacer est d'autant plus cornélien quand il ne reste plus à votre disposition aucune piste de libre. On est toujours tenté de se dire que la prochaine prise sera meilleure. Tout ceux qui ont travaillé avec de petits magnétophones multipistes (4 ou 8 pistes) me comprendront.


LA MÉTHODE NON-DESTRUCTIVE

Avec le DtD c'est l'explosion du nombre de pistes ! Il y a donc fort peu de chance que le scénario décrit ci-dessus ne vous arrive. Il est possible de faire autant de prises que l'on désire pour chacune des pistes définies par le logiciel : il est possible de réenregistrer la rythmique en la calant de façon parfaite avec le reste des instruments. Le DtD conserve tous les avantages du magnétophone multipiste sans ses inconvénients. L'utilisation du direct-to-disk vous offre la possibilité d'être le maître d'œuvre d'un bout à l'autre de la chaîne de la production musicale. Quand on a goûté au DtD, il est difficile de revenir aux systèmes à bande... sauf pour le grain de son, plus rond.

Le magnétophone enregistre l'audio sur une bande tandis que le DtD stocke l'audio sur un disque dur. Pour enregistrer et écouter avec un magnétophone, celui-ci utilise physiquement des têtes à cette fin. Si vous souhaitez enregistrer une partie proche du début du morceau, puis la même partie à la fin du morceau, vous aller utiliser l'avance rapide et arrière pour vous déplacer (et user la bande). Avec le direct-to-disk, rien de tout cela, il vous est possible d'atteindre n'importe quel point du morceau sans attendre, car l'audio n'est pas enregistré de façon linéaire. Le logiciel présente les pistes audio de façon similaires à un magnétophone, mais il va chercher ceux-ci sur le disque dur au moment où il en a besoin. Les fichiers sont stockés de façon désordonnée, en fonction de l'espace disponible sur le disque dur. Ils indiquent à l'ordinateur où et quand jouer et cela de manière totalement transparente pour l'utilisateur.


ÉVOLUTION

Avec le système DtD, vous pouvez ajouter un disque dur à votre système. Cela vous octroie davantage de temps d'enregistrement, mais aussi la possibilité de disposer de plus de pistes. Ainsi, le logiciel pourra accéder simultanément à un plus grand nombre de fichiers audio, ce qui équivaut (toutes proportions gardées) à un plus grand nombre de pistes sur un magnétophone de type traditionnel.


SUITE : L'ENREGISTREMENT NUMÉRIQUE VIRTUEL : PISTES, CONSOLE ET EFFETS