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LES HARMONIQUES ET LA CONSTRUCTION DE LA GAMME DIATONIQUE

Qui dit harmonie, dit accord… et qui dit accord, dit gamme. C’est par cette synthèse saisissante que se tient quelque part la cohabitation des sons et une bonne partie de l’évolution musicale. Dans ce cours, les quelques fondamentaux théoriques qui suivent vont vous permettre de mieux comprendre le pourquoi de l’existence de l'accord majeur et de la gamme diatonique.


LES HARMONIQUES FONDATRICES

Nous avions vu en détail dans le cours La tonalité et l’accord parfait, pourquoi l’accord de base do, mi, sol était appelé « accord parfait ». Nous allons une fois de plus démontrer son importance, mais sous un autre angle : celui des harmoniques…


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Si l’accord majeur sonne de façon si limpide à nos oreilles, c’est grâce aux harmoniques qui constituent la charpente naturelle du son et qui sont à la base de la construction de l’harmonie. La réponse à cette énigme se trouve dissimulée dans le tableau des harmoniques ci-dessous :

Que nous apprend cette suite d’harmoniques ? Le plus simple est de s’appuyer sur la résonance d’une note.

Faisons résonner au piano le do écrit au bas de la clé de fa.

En dehors du son générateur (la note do qui constitue notre point de départ), on peut entendre d'autres sons secondaires, plus faibles, qu'on appelle « harmoniques » et qui viennent s’ajouter au son générateur.

Si nous suivons le développement successif des harmoniques présent dans le tableau, nous avons comme premier harmonique un do situé à l'octave supérieure. Ensuite, comme second harmonique un sol : une quinte à l'octave supérieure (c'est-à-dire une 12e). Le 3e harmonique est encore un do (à 2 octaves du do générateur) tandis que le 4e harmonique est un mi, soit la tierce, mais 2 octaves au-dessus du do générateur (c'est-à-dire une 17e).


EXERÇONS NOTRE OREILLE

Sur le papier, si ce premier raisonnement semble clair, peut-être ne voyez-vous pas où cela peut conduire. Pourtant tout ou presque est contenu dans cette première observation.

D’abord, concernant ces différents harmoniques, il serait peut-être judicieux de pouvoir les entendre, tout au moins le sol et le mi, car ce sont ces deux harmoniques qui nous intéressent au premier plan. Ceux qui se situent au-dessus, bien que présents dans la constitution du son de la note, sont plus difficiles à percevoir.


COMMENT PROCÉDER ?

A l’aide de votre piano, frappez le 2e do grave en partant du bas tout en pressant la pédale de droite. Au bout de quelques secondes, quand l'intensité du son diminue, vous devez commencer à entendre assez aisément le sol et le mi… Non ?

Si votre oreille est assez endormie, avant de frapper le do grave, jouez la note sol que vous devrez entendre plus tard (mais à la bonne hauteur, c’est-à-dire au niveau de la 12e). Chantez-la et mémorisez-la. Maintenant que le sol est gravé dans votre tête, refrappez le do grave… Laissez résonner et concentrez-vous. Vous devriez entendre plus distinctement le sol. Ensuite, faites de même avec le mi.

Si nous réduisons à l'état de tierces superposées les 5 premiers harmoniques évoqués, nous obtenons un accord parfait de do majeur :

Et si cet accord sonne ainsi si bien, c’est bien sûr en partie à cause des « harmoniques » contenues dans le do.

En savoir plus : DES HARMONIQUES AUX FREQUENCES


CONSTRUISONS UNE GAMME DIATONIQUE

Cet accord que nous venons d’élaborer n’est pas suffisant pour nous acheminer vers une construction complète de la gamme diatonique. Il nous manque d’autres accords qui doivent se rattacher au premier.

Les deux seuls accords remplissant les conditions voulues sont le Fa majeur et le Sol majeur. Pourquoi cela ? Tout simplement parce qu’ils occupent une position symétrique par rapport à do :

L'accord de Do majeur (son générateur principal) est entourée à la quinte supérieure du Sol majeur et à la quinte inférieure du Fa majeur.

Ensuite, en remettant dans l'ordre de l’échelle musicale tous les sons contenus dans ces trois accords, nous obtenons la gamme majeure diatonique de Do : do, ré, mi, fa, sol, la, si (do).

Les trois sons (accords) générateurs de cette gamme (pour la tonalité de Do : Do, Fa et Sol) sont nommés notes tonales et occupent toujours les 1er, 4e et 5e degrés de la gamme.

Les musiciens ont vite compris ce que pouvait leur offrir une telle attraction naturelle, au point que de nombreuses mélodies diatoniques trouvent écho dans cette simple harmonisation. Ci-dessous, un exemple réalisé avec ces trois accords tonals :

NOM DES DEGRÉS DE LA GAMME

Pour conclure, renforçons l'aspect purement théorique de ce cours en évoquant les degrés de la gamme diatonique.

Ceux-ci s’écrivent en chiffres romains et portent aussi un nom :

NB : Comme la musique ne se contente pas de la seule gamme de Do majeur pour exister, le changement de tonalité entraîne avec lui de profondes modifications. Ainsi, la note fa qui se situe sur le IVe degré (sous-dominante) dans la tonalité de Do majeur, devient la tonique (I) dans la tonalité de Fa et la dominante (V) en Si bémol... Alors que le do tonique de la tonalité de Do majeur, devient la dominante (V) dans la tonalité de Fa et la sous-dominante (IV) de la tonalité de Sol majeur.