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JIMMY SMITH - BIOGRAPHIE PORTRAIT DE L'ORGANISTE

L’orgue Hammond avant Jimmy Smith était un instrument que l’on employait avant tout pour sa puissance sonore. L’instrument remplaçait allègrement plusieurs musiciens, si l’organiste était à la hauteur… évidemment ! Après lui, l’image de l’orgue Hammond est devenue tout autre, plus original, spécifique, avec des couleurs sonores et un phrasé neufs.


JIMMY SMITH… L’ORGANISTE AU SWING COMMUNICATIF

Entre les mains de Jimmy Smith et suivant la même voie que le piano, l’orgue a éclipsé son rôle d’accompagnateur pour devenir roi de la scène et instrument de virtuosité. Personne avant lui n’avait osé combiner aussi personnellement la puissance rythmique des groupes de rhythm and blues avec l’école des harmonies en provenance des pianistes bop et hard-bop, comme Bud Powell et Horace Silver. Un style d’organiste était né. Dans ses meilleurs moments, Jimmy Smith était capable de tirer une énergie et un swing qui électrifiaient et haranguaient la foule la plus sage.


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Cabotinant à l’excès, comme pour montrer sa joie à exprimer ce qu’il ressentait dans l’instant, les effets de virtuosité ne manquaient pas chez lui. Ne croyons pas, cependant, qu’il n’était pas capable de retenue. Jimmy Smith a enregistré de nombreuses ballades, souvent commerciales, car il aimait cela. Le souvenir du gospel et du blues était loin de ses préoccupations premières. La musique du culte étant très liée à l’orgue, il a eu bien du mal à imposer sa vision personnelle, à donner à cet instrument imposant un autre rôle auprès du public noir.


IL ÉTAIT UNE FOIS JIMMY SMITH

Jimmy Smith (de son vrai nom James Oscar Smith) naît en 1925, en Pennsylvanie. Il est le fils d’un pianiste qui lui enseigne l’usage de son instrument. Il devient professionnel à l’âge de dix-huit ans au sein d’orchestres de rhythm and blues. C’est l’organiste Wild Bill Davis qui suscite en lui un vif intérêt pour l’instrument à tirettes harmoniques. C’est en autodidacte qu’il fait ses premières notes sur l’orgue. Dès son premier enregistrement officiel (The Champ, en 1956), il s’impose comme le maître de son instrument. Il est capable de faire sortir des haut-parleurs tournants de la cabine leslie, des cataractes de notes utiles, tout en développant, avec ses pieds, des lignes de basse d’une réelle efficacité. Sa carrière démarre alors de façon fulgurante.

Durant les années 60/70, l’orgue Hammond est très à la mode, dans la musique jazz comme rock. L’instrument imposant est devenu un instrument synonyme de modernité au même titre que la guitare électrique. Jimmy Smith et d’autres organistes, grâce à cet instrument, trouvent là une façon d’asseoir leur carrière professionnelle.

Jimmy Smith a enregistré de nombreux disques, parfois avec des longueurs inutiles, mais parfois avec d’heureuses surprises. Sur ses disques, il jouait souvent en trio, accompagné d’un batteur et d’un guitariste (tantôt Wes Montgomery, tantôt Kenny Burrell). Sur scène, pour faire “chauffer” la salle, il lui arrivait parfois de chanter avec une voix rocailleuse, rappelant celle de Ray Charles. Bien des années après, alors oublié par le public, un certain Michael Jackson fera appel à lui pour un court solo sur le titre Bad.




LES AUTRES ORGANISTES

En pleine période rhythm and blues, outre Jimmy Smith, trois organistes avaient les faveurs du public : Bill Dogett, Wild Bill Davies et Milt Buckner. Avec Jimmy Smith, ils avaient en commun un sens du swing et des improvisations efficaces. Jovial dans leur jeu, ils donnaient l’envie de danser.

D’autres, comme Jack McDuff, sont arrivés à l’orgue parce qu’il payait plus que le piano. Shirley Scott, seul élément féminin reconnu au milieu de tous ces hommes, avait un jeu robuste et inventif. Nous pourrions ajouter à tous ces noms… Jimmy McGriff, jouant une musique sans embarras et sans complexe vis-à-vis de Jimmy Smith, ainsi que Jackie Davis et Don Patterson. Une mention spéciale à Larry Young, pour l’originalité de son jeu et son détachement des canons du blues. Côté Rock, deux organistes se détachent : Keith Emerson, le virtuose revisitant le classique et Brian Auger, l’organiste « pop » par excellence.

  par PATRICK MARTIAL (Piano Web - 04/2009)



JIMMY SMITH : LA SÉLECTION DISCOGRAPHIQUE INDISPENSABLE

  • The Champ (Blue Note1956)
  • The Sounds of Jimmy Smith (Blue Note 1957)
  • The Incredible Jimmy Smith (Blue Note 1957)
  • House Party (Blue Note 1957)
  • The Sermon (Blue Note 1958)
  • Midnight Special (Blue Note 1960)
  • Live at the Village Gate (Metro 1963)
  • Jazz ‘Round Midnight: Jimmy Smith (Verve 1963)
  • Who’s Afraid of Virginia Woolf ? (Verve 1964)
  • The Cat (Verve 1964)
  • The Dynamic Duo (Verve 1966)
  • Respect (Verve 1967)
  • The Boss (Verve 1968)
  • Portuguese Soul (Verve 1973)
  • Jimmy Smith (Blue Note 1975)
  • It’s Necessary (Mercury 1977)
  • The Cat Strikes Again (Inner City 1980)
  • Second Coming (Mojo 1980)
  • Prime Time (Milestone 1989)
  • Damn ! (Verve 1995)
  • Platinum (Dove 1996)
  • Dot Com Blues (Blue Thumb 2001)

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