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LES ALTÉRATIONS ACCIDENTELLES ET À L'ARMURE, ÉCRITURE ET UTILISATION

L’altération est un signe incontournable de l’écriture musicale. Il est essentiel de comprendre ce qu’implique son usage dans le déroulement d’un morceau. Avec la pratique, vous vous rendrez vite compte que la lecture du signe demande quelques précautions…


L’ALTÉRATION EN QUESTION

Une altération a pour but premier de modifier l’état naturel du son d’une note, soit en élevant sa hauteur, soit en l‘abaissant ou même parfois en effaçant son effet par l’intervention d’une autre altération.

Les cas de figure pouvant se présenter sur une partition sont nombreux, mais reste globalement très simple à comprendre. Dans les premiers temps, il vous faudra être très vigilant sur l'emplacement de l'altération dans la portée, car celle-ci répond à des règles d’écriture très spécifiques..


FONTIONNEMENT DE L’ALTÉRATION


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À la base, les altérations sont au nombre de trois. Chacun de ces trois signes a pour rôle de modifier la hauteur du son de la note à laquelle on l’applique.

Pour clarifier l’écriture et sa compréhension par l’interprète, il est important si vous écrivez de la musique que les altérations soient bien positionnées sur la portée. Le moindre écart à cette règle occasionne des erreurs et des difficultés de déchiffrage.

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CAS DE L’ALTÉRATION ACCIDENTELLE

L’altération accidentelle arrive inopinément, c’est-à-dire de façon ponctuelle dans la portée. Elle va moduler la note altérée que dans la mesure où elle est placée. Précisions que son effet est actif pour toutes les notes placées sur la même ligne ou la même interligne. Pour l’annuler, il faudra utiliser un bécarre.

Remarque : il est possble de trouver sur des partitions - notamment pour débutant - des altérations accidentelles mises entre parenthèses. Inutiles du point de vue de l'écriture musicale, ce sont des altérations dites de "précaution" qui servent à avertir l'interprète quand une ou plusieurs notes doivent être altérées.


CAS DE L’ALTÉRATION CONSTITUANT L’ARMURE

L’altération placée juste après la clé et avant l’indication de mesure, sur la même ligne ou interligne que la note à modifier s’appelle l'altération constitutive.

L’ensemble des altérations situées à cet emplacement forme l’armure ou armature. Leurs effets seront actifs pour toutes les notes du même nom et quel que soit leur hauteur sur la portée (l’effet court sur toutes les octaves).

Contrairement à l’accidentelle, l’effet de l’altération constitutive sera valable pour toute la durée de la portée. L’armure devra donc être reconduite de portée en portée.

En constituant l’armure, l’altération constitutive joue également un rôle actif concernant la détermination de la tonalité du morceau (l’exemple ci-dessus indique la tonalité de sol majeur). Mais il arrive aussi qu’il soit nécessaire de changer de tonalité (comme de signature) dans le déroulement d’une œuvre. Ce changement d’armure annulera bien évidemment les effets de l’armure précédente.

L’exemple ci-dessous montre un changement d’armure passant de la tonalité de sol à celle de do. Le fa # n’aura plus court et redeviendra naturel.

LE DOUBLE DIÈSE ET DOUBLE BÉMOL

Dans certains morceaux, il est parfois nécessaire d’altérer deux fois certaines notes. Dans ce cas on utilisera le double dièse ou le double bémol.

Le double dièse () élève la note altérée d’un ton. Sur un clavier, la note do sera jouée .

Le double bémol () abaisse la note altérée d’un ton. Sur un clavier, la note do sera jouée si bémol.

Remarque : le double bécarre n’existe pas et vous ne rencontrerez pas de double dièse ou de double bémol situé à l’armure. Quand un bécarre est présent (accidentel ou constitutif en cas de changement de tonalité), celui-ci joue le même rôle en replaçant la note altérée à sa place naturelle.


L’ENHARMONIE

Mais que se cache-t-il derrière ce terme abscons ?

Utilisée avec le système tempéré égal, on parlera d’enharmonie quand deux notes conjointes, mais de noms différents (exemple fa dièse et sol bémol), ne produiront aucune différence d’intonation. On dira que les deux notes en présence seront enharmoniques. Sur un clavier de piano, deux notes enharmoniques correspondront à la même touche.

Liée à la tonalité des morceaux, l’enharmonie joue par exemple un rôle dans l’écriture des accords. Une mauvaise utilisation de l’enharmonie - par exemple, la présence d’un fa # à la place d’un sol bémol (un genre d’erreur parfois présent dans certaines partitions) – n’aura aucun influence sur la sonorité, mais sera le signe d’une erreur d’écriture conduisant à une mauvaise lecture de ses règles.

Prenons un exemple parlant…

Nous avons un accord de Do # majeur. Celui ci est constitué des notes suivantes : do #, mi # et sol #. Si vous jouez ces trois notes sur un clavier, il ne vous faudra surtout pas traduire intellectuellement la note mi # par fa, bien que ce soit la touche fa qui vous saute aux yeux ; une erreur d’enharmonie souvent commise par le débutant, mais aussi par tous ceux qui n'ont pas une lecture de l'harmonie très sûre.

Il est vrai qu’après avoir appris l’emplacement des notes sur le clavier, l’enharmonie oblige à reconsidérer la question. Des efforts intellectuels en perspective dont la faute revient au clavier et à son aspect visuel qui favorise ce genre d’erreur.

Ce mi # est d’autant plus logique que l’accord de Do # majeur n’est qu’une transposition de l’accord de Do majeur, formé des notes do, mi, sol.

Sachez pour finir que nous avons mis en place une série d’exercice mémo-technique qui vous y aideront à ne plus commettre ce genre d’erreur.

  par ELIAN JOUGLA