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Portail sur la musique et les claviers modernes : piano, synthétiseur et orgue.

LE SAVIEZ-VOUS ?



POURQUOI LA PORTÉE COMPREND-ELLE CINQ LIGNES ET QUATRE INTERLIGNES ?

La première des notions théoriques que l’on apprend en solfège est la portée. Or, on ne sait pas toujours pourquoi celle-ci n’est composée que de cinq lignes. Les quelques explications qui suivent vont vous y aider…


UNE GRANDE PORTÉE POUR COMPRENDRE

Toutes les portées musicales, quelle que soit la clé utilisée, sont composées de cinq lignes et quatre interlignes. Cette limitation a une explication rationnelle et arbitraire qui nous conduit à remonter dans le temps, à la préhistoire des écritures.


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Ce sont les différentes tessitures des voix humaines qui sont à l'origine de la création de la portée à cinq lignes. Pour bien comprendre, nous devons utiliser une immense portée de onze lignes sur laquelle viennent se greffer l‘ensemble des notes que les différentes voix humaines peuvent chanter (env. 3 octaves, en théorie).

En observant l'illustration ci-dessus, on comprend que l’usage d’une aussi grande portée n’est vraiment pas pratique pour repérer le nom d’une note. D’autre part, l’étendue d’une voix (soprano, contralto, ténor, baryton, basse, etc.) ayant une tessiture étroite, de nombreuses lignes se révèlent tout de suite inutiles.

L’idée de construire une portée composée de cinq lignes s’est donc imposée naturellement, en se basant sur le fait que chaque type de voix possède une étendue quasiment identique.

Cependant, comme chaque type de voix possède aussi sa propre tessiture, cela a entraîné quelques réflexions supplémentaires. Il devenait nécessaire pour chacune d’elle d’avoir un moyen de reconnaissance qui facilite leur lecture.


LE FRACTIONNEMENT DE LA GRANDE PORTÉE

Créer une portée à cinq lignes a nécessité que la grande soit fractionnée en trois parties.

Dans un premier temps, il a fallu déterminer un repère étalon courant sur toute l’étendue de la grande portée. En l’occurrence c’est la note « ut » (ou « C ») sur la 6e ligne en partant du bas qui fut choisie (note centrale). Sur la classique portée à cinq lignes, elle est positionnée sur la 4e ligne de la clé d’Ut 4e ligne.

Ensuite, toujours pour faciliter la lecture et pour fractionner de façon équilibrée la grande portée, on utilisa deux autres notes étalons :

Dans le grave : la note « fa » 4e ligne (F). Sur la classique portée à cinq lignes, elle est positionnée sur la 4e ligne de la clé de Fa 4e ligne.

Dans l’aigu : la note « sol » 8e ligne (G). Sur la classique portée à cinq lignes, elle est positionnée sur la deuxième ligne de la clé de Sol.


LES INDISPENSABLES CLÉS

Une fois les différentes notes étalons réparties, les trois clés que nous connaissons (la clé de Sol, la clé de Fa et la clé d’Ut) sont apparues avec une certaine logique. Avec le temps, leurs figures se sont modifiés pour aboutir à celles que nous connaissons aujourd’hui.

Consulter : La dictature de la clé de musique et Origine du nom des notes

Depuis, rien ou presque rien n’est venu troubler ce choix. Cependant, étant donné l’étendue réduite d’une portée (environ 1 1/2 octave) et malgré l'usage de lignes supplémentaires pour l'agrandir, l’arrivée des instruments polyphoniques à large tessiture comme l’orgue a imposé l’usage simultané de deux clés complémentaires (voire trois en comptant le pédalier). C’est ainsi que la clé de Fa a trouvé dans la clé de Sol une suite logique à son extension (et inversement).

Ce choix-là s'explique pour une simple raison : la jonction entre la clé de Sol et la clé de Fa ne demande qu'une seule ligne supplémentaire. Sur celle-ci se trouve la note "do". Cette note commune aux deux clés est située sur la première ligne supplémentaire supérieure de la clé de Fa et sur la première ligne inférieure de la clé de Sol. Quant à la clé d’ut, celle-ci se trouvant dans une position intermédiaire entre les deux clés, elle est, de fait, totalement écartée.

  par ELIAN JOUGLA