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TECHNIQUE ET MAO



LES EFFETS SONORES INDISPENSABLES POUR SYNTHÉ ET PIANO ÉLECTRIQUE

À l’état naturel, les seuls effets existants sont la réverbération et l’écho. Tous les autres sont créés de toute pièce. Si la réverbération est utile pour créer une spacialisation du son, l’arrivée des instruments électriques a provoqué par ricochet toute une profusion d'effets capables de rendre le son original méconnaissable...


LES EFFETS ÉLECTRONIQUES, DES COMPLÉMENTS DE CHARME

Si les effets dans leur ensemble dénaturent le son original, ils n’ont pas comme but fondamental de rejeter la qualité sonore de l’instrument, mais d'apporter une modificaton jugée par le musicien comme étant enrichissante, voire significative dans l'expression de son jeu. Cette précision est importante, car elle démontre qu'à l’exception de la réverbération et de l’écho, tous les autres effets utilisés n’auraient, en théorie, pas de raisons objectives d’exister.


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Bien plus que l’écho, la réverbération a été le premier effet à se répandre dans de nombreuses productions musicales. D’abord présente dans les studios, elle s’est rapidement logée dans les amplis guitare puis dans les amplis claviers pour le plus grand bonheur des musiciens. Plutôt que de s’en remettre seulement au bon vouloir du technicien son via la console de mixage, l’effet incorporé à l’ampli permet de travailler le son de façon indépendante, de lui donner la texture voulue et de le modeler comme l’entend le musicien.

Toutefois, chez les claviéristes, ce désir d'utiliser des effets repose surtout sur le fait, qu’au départ, le son délivré en sortie par un instrument électronique comme le synthétiseur donne le sentiment d'être incomplet. C’est-à-dire qu'en cas d’absence d'une couleur particulière, de richesse ou de profondeur, la sonorité se révèle froide et sèche, ce qui incite à utiliser des effets pour atténuer cette sensation désagréable.


LES EFFETS INDISPENSABLES : ÉGALISEUR, DELAY ET FLANGER

Dans les années 60/70, mis à part quelques rares modèles qui incluaient directement dans leurs circuits des effets accessoires, aucun synthétiseur analogique et piano électrique ne possédaient ces agréments pourtant indispensables que sont les effets. À l'instar de leurs colègues guitaristes, les claviéristes ont dès lors ressenti le besoin d'acquérir toute une batterie d’effets externes, dont trois en plus de la réverbération sont devenus indispensables à leur jeu : l’égaliseur, le delay et le flanger (ou le chorus accessoirement), des effets que l'on retrouve aujourd'hui intégrés dans les synthés numériques.


L’ÉGALISEUR

L’égaliseur est un effet incorporé dans de nombreux amplis de scène. Il est indispensable pour sculpter le son ou pour gommer un défaut prononcé. Sur scène et bien plus qu’en studio, il est le premier maillon, car il influe directement sur le jeu développé par le musicien. Deux types d'égaliseur existent : le paramétrique et le graphique. L’égaliseur repose sur une succession de filtres résonnants associés. Sa priorité : corriger la courbe de fréquence. Pour faire simple, sur un ampli de scène, il s'agira de corriger grossièrement les graves, médiums et aigus.

Alors que l’égaliseur graphique travaille sur des bandes de fréquences définies à l’avance par le constructeur, l’égaliseur paramétrique suit une courbe dotée généralement de 3 à 4 fréquences et dont le gain s’appuie sur une fréquence librement choisie par l’utilisateur.

Sous son apparence simpliste, l’égaliseur réclame une bonne connaissance des techniques électro-acoustiques et doit être utilisé avec précautions pour en tirer vraiment un réel avantage. Cependant, si le son de départ est mauvais, n’attendez pas d’un égaliseur qu’il le rende beau ! S’il sculpte le son, il ne fait que privilégier ou atténuer telle ou telle harmonique. Par exemple, il peut servir à creuser certaines fréquences médiums ou à accentuer d'autres dans les aigus. Avec un paramétrique, il pourrait être brillant dans les aigus, pâle dans les médiums et agressif dans les graves si on le souhaite.

LE DELAY

Le delay est un effet de spatialisation, tout comme la reverb. C’est une ligne à retard censée remplacer l’écho naturel dont il reprend le principe. Il produit un écho court, au maximum de quelques centaines de millisecondes ; la répétition du signal pouvant être dosée. Son emploi permet, par exemple, de reculer le son, de l’enfoncer dans une masse sonore. Il « usine » la profondeur tandis que la réverbération « usine » la résonance.

LE FLANGER

Le flanger fournit au son une épaisseur. Il est souvent indispensable quand celui-ci manque de consistance. Le flanger recourt à une ligne à retard pour stocker un signal qui est ensuite modulé en fréquence par un oscillateur. Le signal obtenu est filtré et mixé avec l’original. Il tend à doubler le son et apporte un relief instrumental au son de base du clavier électrique.

En conclusion…

Ces trois effets sont toujours incontournables pour un pianiste qui joue sur un piano électrique, genre Rhodes ou Wurlitzer (ces pianos-là, je le rappelle, sont dépourvus de tout effet, hormis le vibrato). On relèvera également que suite à l'arrivée des claviers numériques, l'intégration de nombreux effets puissants est devenue un argument de vente aussi important que les classiques possibilités techniques que sont la polyphonie, l'aftertouch ou la mémoire. Cependant sont-ils tous indispensables et surtout correctement pris en main par leur utilisateur ? Face à la complexité et à la gestion de certains claviers/expandeurs, le doute est permis.

Si la réverbération est devenue l’ambassadrice, flanger, phaser, distorsion et autre wah wah peuvent à l’occasion d’un solo ou d’un accompagnement momentané appuyer de leur personnalité le jeu du claviériste. Reste que sans apport de musicalité et d'inventivité, un effet même extraordinaire tombe rapidement à plat s'il est mal utilisé ou mal dosé... ce qui remet diablement en cause toute leur utilité/futilité !

par ELIAN JOUGLA

À CONSULTER

LE SON NUMÉRIQUE ET LES EFFETS

FONCTIONNEMENT DE LA RÉVERBÉRATION