PIANOWEB.fr    " Espace Dossiers "
Portail sur la musique et les claviers modernes : piano, synthétiseur et orgue.

HISTOIRE DE LA MUSIQUE : LES PIANISTES DE ROCK



RICHARD 'RICK' WRIGHT, LE CLAVIER DES PINK FLOYD

Richard Wright est un claviériste surtout connu pour avoir été l’un des piliers du groupe Pink Floyd. Présent dès la première heure, grâce à son approche toute personnelle dans le domaine des claviers électroniques, il va petit à petit imposer sa vision musicale. Grâce à lui, le rock psychédélique et très aventureux des débuts va laisser place à un rock progressif auréolé d’harmonies et de mélodies structurées.


De nombreuses chansons des Pink Floyd doivent beaucoup à ce musicien. Compositeur moins prolifique que ses complices Davis Gilmour et Roger Waters, Rick Wright sera toutefois l’auteur de belles musiques, notamment pour les albums Meddle , Dark Side of the Moon, Wish You Were Here et The Division Bell. Pianiste au jeu sobre et dépouillé de tout artifice, il sera classé au rang des 100 plus grands claviéristes de l’histoire du rock.

RICHARD WRIGHT : LES DATES IMPORTANTES DE SA VIE


Ad Block

Il semblerait que vous ayez installé un bloqueur publicitaire sur votre ordinateur. Celui-ci vous empêche de consulter cette page dans sa totalité et dans des conditions visuelles optimisées. La mise en ligne d'encarts publicitaires non intrusifs permet à ce service d'exister durablement.

Pour ne plus subir cette restriction sur d'autres pages du site, nous vous conseillons de désactiver votre bloqueur publicitaire pour l'ensemble du site "www.pianoweb.fr". Merci de votre compréhension.

Procédure pour autoriser "pianoweb.fr"


  • 1943 - Naissance de Richard William «Rick» Wright le 28 juillet 1943. Il grandit à Hatch End, au nord de Londres et suit ses études scolaires au sein d’une école privée la Aske Haderdashers.
  • 1955 – Il apprend en autodidacte la guitare, mais aussi le piano et la trompette, pour suivre ensuite des cours de théorie musicale et de composition auprès de Eric Gilder, musicologue, compositeur, pianiste et chef d’orchestre.
  • 1962 - Il s’inscrit à l’université de Westminster. Là, il rencontre Roger Waters et Nick Mason, futur fondateur des Pink Floyd.
  • 1963 – Il quitte l’université de Westminster, sa passion pour la musique le poussant à s’inscrire au London Collège of Music.
  • 1964 - Il entre dans le groupe Sigma 6 comme guitariste rythmique (Sigma 6 deviendra Pink Floyd avec l’arrivée de Syd Barrett l’année suivante).
  • 1965 - Il épouse Juliette Gale avec qui il aura deux enfants, Gala et Jamie.
  • 1967 – Il participe aux chœurs et joue des claviers dans le premier album des Pink Floyd, The Piper at the Gates of Dawn.
  • 1973 – Il compose The Great Gig in the Sky et Us and Them, (album The Dark Side of the Moon). Ces deux chansons rencontrent un vif succès.
  • 1978 – Richard Wright sort un premier album sous son nom : Wet Dream. L’album reçoit un accueil mitigé.
  • 1979 – Il quitte Pink Floyd avant la sortie de l’album The Wall, suite à des relations houleuses qu’il entretient avec le bassiste Roger Waters.
  • 1982 – Il divorce de sa première épouse pour se remarier deux ans plus tard avec Franka.
  • 1983 – Il fonde Zee, avec le guitariste Dave Harris. L’année suivante sort l’unique disque du groupe, Identity. L’album passe inaperçu.
  • 1987 – Ayant reçu la confiance et l’appui de David Gilmour, il retrouve Pink Floyd pour participer à l’élaboration du nouvel album des Pink Floyd, A Momentary Lapse of Reason. Aux États-Unis, l’album devient disque de platine.
  • 1988 – Il réintègre officiellement Pink Floyd à l’occasion de la tournée mondiale Momentary Lapse ; tournée qui sera sacralisée par la sortie de l’album live Delicate Sound of Thunder.
  • 1995 – Après avoir divorcé de sa seconde femme en 1990, Richard Wright se marie avec Mildred "Millie" Hobbs Ils auront un fils, Ben. Leur mariage prendra fin en 2007 (Richard vivra les dernières années de son existence non loin des Antilles, à bord de son yacht ancré dans les Iles Vierges).
  • 1996 - Il publie son second album solo, Broken China, qu’il dédicace à sa femme Mildred. Dans cet album, il fait appel aux dernières technologies issues de la MAO et s’entoure d’artistes de renom : Sinéad O'Connor au chant, Pino Palladino à la basse, Manu Katché à la batterie et Dominic Miller plus connu sous le nom de Sting.
  • 2005 – Wright, Mason et Gilmour sont rejoints par Roger Waters sur scène pour un concert exceptionnel baptisé Live 8 et se déroulant à l’occasion du sommet du G8 qui eut lieu à l’hôtel Gleneagles à Perthshire (Royaume-Uni).
  • 2006 – Il collabore à l’enregistrement de l'album de David Gilmour, On an Island. Une tournée mondiale suivra et rencontrera un vif succès.
  • 2007 – Il participe au concert rendant hommage à Syd Barrett - ancien membre du groupe décédé l’année précédente - et qui se déroule au centre artistique de Londres, The Barbican. Organisé par le producteur de disques Joe Boyd, Rick Wright est entouré entre autres de Kevin Ayers (ex Soft Machine) Captain Sensible , Chrissie Hynde (The Pretenders), Damon Albarn (Blur), Kate McGarrigle, Mike Heron (The Incredible String Band) et Roger Waters.
  • 2008 – Richard Wright décède le 15 septembre 2008 suite à un cancer, quelques jours avant la sortie de l’album de David Gilmour, Live in Gdansk.

RICHARD WRIGHT, UN HOMME DOUX ET MODESTE

Richard Wright, c’est bien plus qu’un simple musicien accompagnateur. L’ambiance sonore si particulière des disques The Dark Side of The Moon, Wish You Were Here ou The Wall, est due en grande partie à ses interventions. En signant les musiques essentielles que sont Time, The Great Gig in The Sky ou Us and Them, Richard Wright a contribué très largement au succès populaire du groupe.

Au sein du quatuor, il était considéré comme la force tranquille, l’ange inspirateur, jusqu’au jour où des tensions éclatèrent entre lui et Roger Waters. Ce dernier réclamera alors avec fracas son départ. La création dominatrice de Wright n’était pas toujours bien vue, et sans être éconduit de façon officielle, le claviériste devint alors un simple musicien accompagnateur durant toute la tournée promotionnelle de l’album The Wall en 1979.

Pour Wright, ce revirement de situation, sans l’enchanter, se produit juste quelques temps après la parution de son premier album solo Wet Dream (1978). En ces temps incertains, le musicien a l’âme solitaire et des désirs d’aventures. Il profitera de cette opportunité qui s’offre à lui pour voyager avec toute sa famille à bord de son voilier en mer Egée. De cette marginalisation naîtra un groupe éphémère Zee…

Quelques années plus tard, à la suite de litiges concernant la marque déposée ‘Pink Floyd’, Roger Waters quitte Pink Floyd. Les deux anciens compagnons de route que sont Mason et Gilmour acceptent alors l’idée de voir revenir Richard parmi eux. A cette époque, Wright pensait que l’aventure avec le groupe était belle et bien terminée. Cependant, malgré toutes les déconvenues liées au passé, rejouer au sein de Pink Floyd était pour lui une aubaine. Ces retrouvailles ne pouvaient que l’extraire d’un mode de vie devenu terne et sans horizon... "S’il a perdu un temps son chemin, ce n’était pas entièrement de sa faute…", précisera un jour Gilmour. Son retour va coïncider avec des dates importantes, celles des derniers grands concerts, du Château de Versailles à Live 8.

Pour Gilmour, Wright était irremplaçable. Il n’était pas seulement un musicien génial, mais également un ami très cher. Wright, l’homme doux et modeste, savait mélanger les sons comme nul autre. Doté d’une voix aux accents soul, celle-ci savait porter au loin.

L’album Echoes sera le premier témoignage de l’accord vital entre un son et des machines électroniques, un accord qui va influencer toute l’école du rock planant allemand de Tangerine Dream à Peter Baumann. Comment ne pas se souvenir également de The Great Gig in the Sky et de sa voix féminine qui, l’émotion suspendu aux lèvres, pousse le crescendo jusqu’au paroxysme.

Sur scène ou en studio, la sérénité de Wright contrebalançait les comportements plus vifs des autres musiciens. Lorsque le public l’ovationnait, c’était toujours pour lui comme une énorme surprise. Pourtant, sans sa présence, qu’aurait été le Pink Floyd que nous connaissons si bien ? Il y a bien sûr la guitare de Syd Barrett et celle de David Gilmour, la basse de Roger Waters et la batterie de Nick Mason, mais Wright, au lieu de déployer une technique instrumentale à toute épreuve, s’est toujours contenté, non sans intelligence, d’utiliser tous les ressorts de ses connaissances pour bâtir et construire un mur sonore inébranlable et très personnel.

C’est une démarche qui en vaut une autre et qui a eu le mérite de servir avantageusement le groupe. Grâce au travail conduit par Wright, les compositions du quatuor ont trouvé un équilibre et une esthétique sonore bien plus avantageuse. En quittant les territoires du rock underground de ses débuts, la musique des Pink Floyd s'est orientée vers une musique accessible au plus grand nombre.

Le compositeur Robert Wyatt (ex Soft Machine) n’était pas insensible à cet univers sonore et créatif. Il résume ainsi le travail conduit par Wright : "L'apport de Rick est très sous-estimé. Il a su créer des paysages et une atmosphère propice à l'événement… Mais il était trop modeste. See-Saw est une belle chanson ; écoutez-la et vous comprendrez à quoi servent les claviers."

Comme tout musicien, Wright avait des influences, notamment le blues, mais au sein des Pink Floyd, il se contentait le plus souvent de conduire de fantomatiques textures sonores. Piano acoustique, pianos électriques Fender Rhodes et Wurlitzer, orgues Farfisa et Hammond, Mellotron et clavinet, synthétiseurs Minimoog, Prophet 5 et Kurweil… la liste serait longue s’il fallait citer tous les instruments qu’il a utilisé en studio et sur scène. De plus, Wright ne se contentait pas d’être présent uniquement derrière des claviers, sur scène, il s’emparait parfois d’une guitare pour jouer quelques accords ; et s’il égrenait parfois quelques notes au vibraphone, il ne dédaignait pas non plus le trombone ou le saxophone, juste comme ça, pour le plaisir. Finalement, il agissait à la façon d’un musicien autodidacte, ce qu’il était quelque part.

Pourtant, malgré toutes ces dispositions quasi naturelles, ses interventions en soliste étaient toujours rarissimes. Les morceaux Atom Heart Mother, Echo, Shine On You Crazy Diamond ou Welcome to the Machine demeurent des exceptions... car côté démonstratif, Richard Wright c’est exactement l’antidote d’un Rick Wakeman ou d’un Keith Emerson. Il possédait l’arme absolue d’un jeu sobre et discret !

Quelques temps avant sa disparition, Pink Floyd s'était produit au complet avec Roger Waters à deux occasions, en 2005, lors du concert de charité du Live 8, et deux ans plus tard, lors du concert en hommage à Syd Barrett. Le décès de Wright a condamné une fois pour toute l’espoir de voir le groupe un jour se reformer. Sans avoir de remords, Pink Floyd ne sera plus Pink Floyd !


RICHARD WRIGHT ÉVOQUE PINK FLOYD

(source : extrait d’une interview réalisée en 1996 par Bernard Dobbeleer)

Wright est interviewé au moment de la sortie de son second album solo, Broken China. N’ayant visiblement pas l'habitude de ce genre de rencontre, Wright se montre mal à l'aise mais demeure toutefois disponible et appliqué…

Les membres de groupes superstars ne remportent jamais le même succès en solo. Cette règle immuable ne vous a pas découragé ?

Richard Wright : c'est vrai, ça a été le cas pour Mick Jagger et pour Keith Richards. Même pour Mark Knopfler ! Ce qui est réellement étonnant, car il incarne Dire Straits à lui tout seul. Je pense que tout ça c’est en rapport avec le business. Il est généralement admis dans le métier que si l'on vend 10% en solo de ce que l'on vend avec son groupe. Mais c'est ainsi : quand Pink Floyd sort un nouveau disque, quelques millions de gens l'achètent sans même l'écouter. Le problème d'un album solo, finalement, c'est que peu de gens savent qu'il existe car peu de gens l'entendent en radio. Dans mon cas, ce sera encore plus difficile car ma musique n'est pas une musique facile pour les radios.

Après "The Wall", vous avez quitté Pink Floyd. Que s'est-il passé exactement ?

Richard Wright : à l'époque de "The Wall" Roger Waters avait le pouvoir et nous ne nous entendions plus. Je n'ai donc pas vraiment eu le choix, j'ai dû quitter le groupe, ce qui ne m'a pas fait plaisir. Après ça, Dave, Roger et Nick ont fait l'album "Final Cut" qui n'a pas bien marché. Puis Roger est parti et lorsque j'ai appris que Dave et Nick enregistraient "Momentary Lapse of Reason", je leur ai proposé mes services. Je suis arrivé très tard pendant le processus d'enregistrement et je n'ai pas eu le temps d'apporter une contribution substantielle.

Les membres de Pink Floyd n'accordent pratiquement jamais d'interviews. Pourquoi cette discrétion ?

Richard Wright : quand Pink Floyd sort un disque, nous n'avons pas besoin de ça. Historiquement d'ailleurs, nous n'avons accordé d'interview qu'à titre exceptionnel. Notre manière à nous de faire la promotion a toujours été de donner des concerts. Comme il n'y a pas de tournée prévue cette fois, si je ne rencontre pas quelques journalistes, personne ne saura que j'ai sorti un album solo.

Contrairement à Dave Gilmour, vous ne faites jamais de sessions pour d'autres. Il y a une raison à cela ?

Richard Wright : on ne me demande jamais ! Je crois que mon style est trop spécifique, trop marqué par Pink Floyd. Et puis, je ne suis pas techniquement le meilleur claviériste du monde..

Est-ce que la technique n'a pas pris trop d'importance aujourd'hui ?

Richard Wright : la force de Pink Floyd réside plutôt dans l'imagination, dans les atmosphères, que dans la technique. C'est aussi pour cette raison que je ne fais pas beaucoup de sessions. Beaucoup de musiciens jouent mieux et plus vite que moi. Mais ma technique a beaucoup évolué depuis trente ans, celle de Dave également. Je considère le clavier plutôt comme un outil pour créer des atmosphères, des couleurs. Dans les sixties, quand nous avons débuté, le blues était à la mode et l'atmosphère était primordiale. Miles Davis disait que l'important n'était pas la note, mais le silence entre les notes.

Quel genre de musique vous passionne aujourd'hui ?

Richard Wright : j'aime beaucoup Talking Heads, Peter Gabriel, le jazz. Le dernier CD que j'ai acheté est l'album de R. E. M. En réalité je n'écoute pas grand-chose d'actuel. Je devrais sans doute m'y intéresser plus. Ca doit faire quatre/cinq ans que j'ai décroché de l'actualité.

Etes-vous au courant que la jeune génération ambient, dub et techno se réclame souvent de Pink Floyd ?

Richard Wright : oui, j'en ai entendu parler. D'ailleurs ma maison de disques a proposé l'idée de soumettre deux extraits de mon album à des remixeurs de la nouvelle génération. Il s'agit de The Orb qui sont, m'a-t-on dit, de grands fans de Pink Floyd, et de William Orbit. Le résultat est intéressant et assez surprenant. Le remix de The Orb n'a rien à voir avec le morceau original : ils n'ont gardé qu'une partie de la mélodie ! Je dois avouer que je ne connais pas grand-chose dans ce domaine. C'est sans doute de la paresse de ma part mais je n'ai pas vraiment le réflexe d'écouter la musique d'aujourd'hui. En revanche, j'aimerais beaucoup faire un "bon" album d'ambient, car ce que j'entends dans le genre ne me donne pas entière satisfaction.

Comment considérez-vous aujourd'hui les années soixante ? C'était des années magiques ?

Richard Wright : c'était à l'évidence une période importante. Je me souviens de ce que je ressentais à la fin des années soixante et c'était très excitant. Pas uniquement pour la musique : dans les arts, dans la politique, dans pratiquement tous les domaines, il y avait une pensée progressiste qui arrivait avec la culture hippie. Et je dois dire aussi avec la ‘drug culture’. Tous les groupes issus des écoles d'art arrivaient et on faisait bouger les choses. Je suis très heureux d'avoir connu cette période car je sens que les gens qui ont aujourd'hui entre 18 et 20 ans ne vivent pas la même excitation. C'était une période d'espoir, nous pensions que nous pouvions changer le monde. Ca se ressent aujourd'hui dans la musique de Pink Floyd, je pense. Mes enfants ont aujourd'hui entre 25 et 30 ans et, déjà quand ils étaient adolescents, ils me disaient qu'ils auraient rêvé de vivre cette période.

Mais tout n'était pas aussi beau que l'on croit, nous avons une mémoire sélective. Il y a eu aussi des tragédies. Ne serait-ce que celle de Syd Barret, qui a sombré dans la folie. La drug culture, quand on l'analyse avec du recul, était quelque chose de négatif. Timothy Leary - paix à son âme - avec son message pro-drogues a fait énormément de tort. C'était sans doute valable pour lui mais d'autres n'ont pas eu la chance de s'en sortir. Bien sûr, globalement, les années soixante ont été une période de progrès dans tous les domaines et c'est ce qui les rend fascinantes. Et Pink Floyd était sans doute un des pionniers de cette liberté de créer. Je me souviens qu'à l'époque, les maisons de disques étaient très sceptiques quant à notre avenir et n'imaginaient pas que l'on pourrait faire des disques avec une musique pareille ! Ce sont ces gens qui venaient à nos concerts qui nous ont donné la force de continuer car le business nous était totalement hostile.

Vous faites partie d'une des plus grands groupe de rock, vous êtes ce que l'on peut appeler une rock star. Mais personne ne connaît réellement votre visage. C'est un choix délibéré ?

Richard Wright : je crois qu'il y a deux raisons à cela. La première est notre personnalité au départ. Contrairement à la plupart des gens qui font du rock, nous n'avions pas envie d'être des stars. Nous n'avions pas envie de devenir Rod Stewart ou Mick Jagger. Et puis aussi nous étions les premiers à développer les jeux de lumière sur scène. J'ai toujours trouvé agréable d'être dans l'ombre. C'est peut-être de la timidité, mais c'est aussi ce qui a fait la réputation du groupe : nous étions plus connus pour les effets spéciaux que pour nos images personnelles. Mon seul souvenir de "rock star", c'est quand nous avons fait 'Top Of The Pops" à la fin des années soixante. Nous avions un hit avec See Emily Play et subitement nous attirions les filles. Mais comme nous n'avons pas eu d'autre hit single par la suite, les filles se sont vite désintéressées de nous. Mais nous n'étions pas le seul groupe sans image : Grateful Dead ou Led Zeppelin n'étaient pas non plus des stars. Ni Nick ni Dave ni moi, et encore moins Roger, n'avions envie d'être des stars. La motivation de Liam Gallagher est sans doute différente : il a envie d'être Mick Jagger.


Vous avez aimé cette page ? Partagez-la ou bien suivez-nous !

L'AVIS DES INTERNAUTES

Soyez la première personne à publier votre message ici, en remplissant le formulaire ci-dessous.