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HISTOIRE DE LA MUSIQUE : LES PIANISTES DE ROCK



RICK DAVIES, UN PIANISTE DISCRET AU SERVICE D'UN SEUL GROUPE... SUPERTRAMP

Musicien discret, Rick Davies est le pianiste/chanteur fondateur d'un des plus grands groupes de la rock music Supertramp. L'essor de sa carrière est étroitement lié à ce groupe, au point d'avoir continué, même quand son complice, Roger Hodgson, co-signataire de nombreux "tubes", est parti tenter l'aventure ailleurs.


Même si l'histoire de Supertramp appartient au passé, celle des années 70, le groupe a apporté à la musique rock un style identifiable par tous, sans jamais avoir succombé à la facilité ou aux modes de l'époque (disco, funk…). D'une esthétique parfois proche du rock progressif, surtout dans les premiers disques, les compositions et les arrangements sont devenus au fil du temps de plus en plus pointus jusqu'à imposer un style et une sonorité toute personnelle. Evoluant doucement vers une musique aux couleurs commerciales, les compositions de Rick Davies et de Roger Hodgson ont toujours su garder une réelle authenticité, en puisant dans des mélodies accrocheuses, mais non dénué d'intérêt.

Pendant de longues années, Rick Davies, contre toute attente, a porté le groupe bien au-delà de ce qu'il pouvait imaginer. Sa ténacité et son professionnalisme n'auraient certainement pas suffi sans le soutien d'un public toujours fidèle aux grands rendez-vous.



RICK DAVIES : LES DATES IMPORTANTES DE SA VIE


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  • 1944 - Naissance de Rick Davies le 22 juillet 1944 à Swindon (Witshire - Angleterre). Rick Davies est issu d'une famille d'ouvrier.
  • 1956 - Agé de 12 ans, il pratique la batterie, influencé par le batteur de jazz Gene Krupa
  • 1959 - Après avoir joué dans une fanfare, il devient membre de plusieurs groupes locaux (Vince and the Vigilantes, The British Railways Staff Association).
  • 1962 - De plus en plus influencé par le rhythm'n'blues et alors qu'il étudie à la Swindon Art School, il forme un groupe, The Rick's Blues, qui durera jusqu'en 1965. Ce groupe comprendra notamment Gilbert O'Sullivan qui connaîtra par la suite une carrière internationale.
  • 1966 - Il rejoint The Lonely Ones, un groupe aux influences soul et dirigé par Noël Redding. Rebaptisé en 1967 The Joint, le groupe s'installe à Genève et tourne un peu partout en Europe.
  • 1969 - The Joint est dissous et Rick Davies, remarqué par un millionnaire néerlandais (Stanley August Miesagaes), est encouragé à monter sa propre formation. Suite à une audition, Roger Hodgson est retenu. Ils décident d'appeler le groupe Daddy pour le rebaptiser plus tard Supertramp. A partir de ce moment là, la carrière de Rick Davies est étroitement liée à celle de Supertramp. La première formation comprend outre Rick Davies et Roger Hodgson, Richard Palmer et Robert Millar (alias Bob Millar).
  • 1970 - Après quelques concerts en Allemagne, Supertramp revient en Angleterre pour sortir son premier album éponyme en août 1970, chez A&M Records. Les morceaux du groupe sont écrits conjointement par Davies, Hodgson pour la musique et Richard Palmer pour les textes. Bien que musicalement intéressant, l'album ne connaît pas de succès commercial.
  • 1971 - L'album suivant Indelibly Stamped, malgré une couleur orientée rock et une tonalité plus commerciale, est également un échec. Suite à cela Supertramp est dissous. Hodgson et Davies, sans soutient financier sont obligés de repartir à zéro.
  • 1973 - Hodgson et Davies participent à l'enregistrement de l'album You and Me de Chick Churchill (clavier de Ten Years After). De nouveaux musiciens sont recrutés et Supertramp est reformé.
  • 1974 - La nouvelle formation s'isole pour enregistrer. Après un premier single, sort l'album Crime of the Century. Cet album est remarqué par la critique pour ses qualités commerciales. Avec Crime of the Century, Supertramp signe ses premiers succès (School, Bloody Well Right, Dreamer).
  • 1975 - L'album Crime of the Century est disque d'or et Supertramp part en tournée (Angleterre et Etats-Unis). La même année sort le quatrième album Crisis ? What Crisis ?, abordant des thèmes courants de la vie quotidienne. Le groupe entame une tournée de huit mois, à travers la planète (Europe, Etats-Unis, Canada, Japon, Nouvelle-Zélande et Australie).
  • 1976 - Le groupe s'installe en Californie.
  • 1977 - Pour l'enregistrement de Even in the Quietest Moments, le groupe s'isole pendant plusieurs mois dans les montagnes du Colorado. A la sortie de cet album, le morceau Give a Little Bit est un énorme succès. La tonalité de l'album exploite des sujets sur l'épanouissement et la fraternité des êtres.
  • 1978 - L'album Supertramp est réédité et le groupe entame une nouvelle tournée mondiale.
  • 1979 / 1980 - Davies et Hodgson décident, pour leur prochain album, de faire une critique du rêve américain. Cet album ce sera Breakfast in America. Il est l'album de référence auprès du public. Breakfast in America est récompensé à sa juste mesure : disque d'or, puis disque de platine, Grammy Award. Une grand tournée mondiale, le Breakfast Tour, accompagné de nombreux effets spéciaux est programmée. Lors de la tournée est enregistré le Live in Paris (Pavillon de Paris -1980). Après la tournée, pour éviter une certaine usure et les risques d'une séparation, le groupe décide de faire une pause (18 mois).
  • 1982 - Le nouveau studio d'enregistrement de Hodgson est utilisé pour la sortie de l'album Famous Last Words. Celui-ci aborde, comme un présage malsain, les thèmes de la rupture. Le groupe enregistre son premier clip pour la chanson My Kind Of Lady.
  • 1983 - Hodgson, n'approuvant plus les choix de Davies pour l'avenir du groupe, annonce à la presse qu'il quittera le groupe après la tournée de promotion de l'album.
  • 1985 - Brother Where You Bound sort en mai 1985, sans Roger Hodgson. Cet album comprend le succès Cannonball, ainsi que le morceau éponyme, Brother Where You Bound dans lequel on peut écouter un long solo de guitare interprété par David Gilmour, du groupe Pink Floyd.
  • 1987 - 1988 - En octobre sort l'album Free As a Bird. Contrairement à l'album précédent, c'est un échec, malgré une tournée mondiale où le public est très présent. Live'88 est enregistré lors de cette tournée. A la fin de l'année 1988, Supertramp est dissous.
  • 1990 / 1993 - Plus de dix après la séparation du groupe, Rick Davies et Roger Hodgson, suite au décès de leur premier mentor Misiegaes, annonce la probable reconstitution du groupe, mais après un essai de collaboration de plusieurs mois, les deux hommes, faute de s'entendre, abandonnent le projet.
  • 1995 / 1997 - Encouragé par les ventes des Very Best of vol.1 et vol.2, Rick Davies reforme Supertramp, en compagnie de Bon Siebenberg, John Helliwell et Mark Hart. Ensemble, ils enregistrent Some Things Never Change chez EMI France, accompagné pour l'occasion de quelques musiciens supplémentaires. L'album connaît un certain succès en France en renouant avec des arrangements dans le plus pur style "Supertramp". L'album est suivi d'une tournée en Europe et aux Etats-Unis. Sorti deux ans plus tard, le CD live It was The Best of Time sera le témoin de cette tournée.
  • 2002 - Parution de Slow Motion, qui est à ce jour le dernier CD produit par Rick Davies.
  • 2005 - Sortie d'une compilation intitulée Retrospectacle.

SUPERTRAMP EN QUELQUES MOTS...

En 1969, Rick Davies est remarqué par Stanley August Miesegaes, un millionnaire hollandais lors d'un concert. Sentant en lui de nombreuses qualités artistiques, il lui offre la possibilité de le produire à condition qu'il se charge de trouver les musiciens. Ce seront Roger Hodgson (chant, guitare, clavier) qu'il auditionne et qu'il retient aussitôt, Robert Millar (batterie, harmonica) et Richard Palmer (guitare, chant). Ce quatuor donne naissance à Supertramp, dont le nom est inspiré de l'écrivain W. H. Davies auteur de Autobiography of a supertramp (Autobiographie d'un superclochard). La rencontre de Rick Davies et Roger Hodgson est déterminante dans l'histoire du groupe. Leur complémentarité est à la base de son bon fonctionnement.


Supertramp a influencé le son des années 70. Tout en ne suivant pas les courants musicaux à la mode, sauf peut-être le rock progressif à ses débuts, ils ont réussi à créer une musique pop virtuose, laissant la place à de longs passages instrumentaux, parfois à la couleur rock et à d'autres moments folk ou jazz. L'envergure de leurs mélodies n'est pas sans rappeler quelque part celle des Beatles, ceci dit, sans vouloir jeter un trouble chez les fans de l'un ou de l'autre groupe.

Supertramp connaît des débuts difficiles ce qui pousse le groupe à se séparer 2 ans après sa constitution. Leur mécène, Miesegaes, après l'échec consécutif des deux premiers albums jette également l'éponge, même si le premier album laisse augurer des talents de compositeur de la part de Davies et Hodgson. Les deux musiciens se retrouvent alors seuls et s'associent provisoirement avec Chick Churchill, le clavier de Ten years after, pour l'album You and me, mais le duo n'est pas prêt à renoncer et l'idée de reconstituer Supertramp est toujours présente.

Une deuxième formation est alors formée, mais cette fois-ci sur des bases solides. En 1973, trois nouveaux musiciens ayant de l'expérience sont recrutés : le saxophoniste John Helliwell, le bassiste Dougie Thomson et le batteur Bob Siebenberg (ex Bees Make Honey). Ainsi constitué, le groupe part s'isoler dans un paisible cottage du Summerset. Pendant plusieurs mois ils vont peaufiner les compositions dans les moindres détails. Leur volonté à réussir dans leur entreprise leur donne raison quand l'album Crime of the Century sort. C'est un franc succès. Avec Dr. Feelgood et Camel, Supertramp devient l'un des principaux groupes anglais révélés en 1975

Le groupe fait alors entendre ses compositions dans un style rock progressif mélodique à un public enthousiaste et enchaîne succès après succès. Dreamer sera le premier d'une longue série. Album préféré du groupe, Crime of the Century se classe n°1 en Angleterre et la tournée qu'ils effectuent aux Etats-Unis permet au titre Bloody Well Right de se hisser en haut des charts.

Le monde entier découvre avec Supertramp, un groupe très professionnel, au jeu de scène parfaitement réglé et basé sur la complémentarité évidente des deux clavieristes, Davies et Hudgson. Si les années 60 sont marquées par l'omniprésence des guitares, durant les années 70, ce sont les claviers qui se trouvent en première ligne. A l'époque, il n'est pas rare que des groupes fassent appel à un deuxième pianiste. L'évolution des technologies et l'avènement du synthétiseur n'y est pas étranger.

Au milieu des années 70, le groupe s'installe aux Etats-Unis et passe la vitesse supérieure. Les royalties s'amassent sans faire perdre la tête aux musiciens. "Le son de Supertramp, c'est comme si tous les bons disques des années 60 et 70 avaient été compilés" s'enthousiasmait le magazine Sounds. Quand en 1979 sort Breakfast in America, le groupe est à son apogée, tant au point de vue artistique, que commercial. L'album est constitué de hits : The Logical Song, Goodbye Stranger, Child of Vision et Take the Long Way Home. En peu de temps plusieurs millions d'exemplaires sont vendus, mais malgré ce succès commercial, le groupe ne déclenche pas le fanatisme chez le public, il est tout simplement un groupe populaire.

La déferlante punk ou la venue de la new-wave dans le paysage musical ne ternit pas l'image du groupe, bien au contraire. L'album live Paris en est le témoignage vivant, avec son spectacle de son et lumières. Ainsi, pendant 3 années, Supertramp fort du succès rencontré par l'album Breakfast in America conservera toute l'admiration du public et tournera énormément. Mais le départ en 1983 de Hodgson, pour divergence de point de vue, précipite le déclin du groupe.

Malgré toute la bonne volonté entreprise par Rick Davies pour maintenir un certain équilibre et une certaine cohésion dans le groupe, celui-ci n'est plus arrivé à obtenir la même réussite commerciale, ni à retrouver la flamme des années passées. Leurs concerts, toujours très professionnels, sont encore pour les fans, des moments de bonheur… surtout quand ils entendent les succès d'hier comme The Logical Song, Dreamer ou School.


SUPERTRAMP : LES DIFFERENTES FORMATIONS

Liste des membres du groupe entre 1969 et 1970 pour l'album Supertramp

Rick Davies (clavier, harmonica, et chant) - Roger Hodgson (guitare acoustique, basse, clavier et chant) - Richard Palmer (guitare électrique, balalaïka et chant) - Robert Millar (alias Bob Millar) (Percussions et Harmonica).

Liste des membres du groupe en 1971 pour l'album Indelibly Stamped

Roger Hodgson (guitares, basse, et chant) - Dave Winthrop (flûte, saxophone et chant) - Rick Davies (clavier, harmonica et chant) - Frank Farrell (basse, piano, accordéon et chœurs) - Kevin Currie (Percussions).

Liste des membres du groupe entre 1972 et 1983

Rick Davies (clavier, harmonica, et chant) - Roger Hodgson (guitare, clavier et chant) - John Helliwell (saxophone et clarinette) - Dougie Thomson (basse) - Bob Siebenberg (batterie).

Liste des membres du groupe entre 1997 et 2002

Rick Davies (clavier, harmonica, et chant) - Mark Hart (guitare, clavier et chant) - John Helliwell (saxophone et clarinette) - Cliff Hugo (basse) - Bob Siebenberg (batterie) - Tom Walsh/Jesse Siebenberg (percussions) - Lee Thornburg (trompette) - Carl Verheyen (guitare).


RICK DAVIES : L'INTERVIEW IMAGINAIRE

La tournée One More For The Road qui date déjà de 2002 sera-t-elle votre dernière tournée ?

Rick Davies : ça fait plus de 30 ans que le groupe roule. Je ne veux pas le saborder, mais je suis prêt à passer à autre chose. Nous venons tout juste de boucler une série de 75 concerts en Europe. Nous continuons à avoir un bon public sur ce continent. Nous avons un nom. Un nom qui continue à drainer les foules. C'est le bon côté de la chose. Mais l'autre versant, c'est qu'il faut entretenir tout cela. C'est-à-dire qu'il faut être fidèle à la traditionnelle formule disque-tournée. C'est un côté qui me plaît de moins en moins, car cela monopolise beaucoup de mon temps.

Que se passera t-il à la fin de cette tournée ?

Rick Davies : lorsque nous aurons bouclé la présente tournée, je veux m'asseoir avec les autres pour en discuter. Pour ma part, après 30 ans, je sens le besoin d'envisager les choses autrement. J'aimerais bien que cette formule convienne à tous. Il va sûrement y avoir de longues discussions. Je pense que nous continuons à créer et écrire de bonnes pièces. Il serait intéressant de poursuivre dans cette voie sans être assujettis aux règles de l'industrie.

Pourquoi votre dernier album, Slow Motion, n'est-il disponible en France que par l'intermédiaire du site Internet du groupe ? Est-ce une volonté de votre part ?

Rick Davies : pour le moment ça nous convient parfaitement. Nous ne sommes pas parvenus à négocier une entente satisfaisante pour l'Amérique du Nord. Nous avons toujours été bien accueillis chez vous, et ce dès nos débuts. C'est aux Etats-Unis que c'est difficile et compliqué. Nous voulons un contrat avec des conditions qui nous semblent raisonnables. Je préfère ne pas avoir de contrat qu'un contrat qui ne me plaît pas. Le problème avec les maisons américaines, c'est qu'elles visent pour ainsi dire uniquement le marché des jeunes et qu'elles sont dirigées par des gens qui n'ont pas grand-chose à voir avec la musique. C'est géré par des avocats qui ne visent pas autre chose que les profits faramineux. Pourtant, les autres marchés peuvent être aussi rentables. C'est une vision à court terme qui ne correspond pas à mes attentes.

Vous comptez donc devenir indépendant. Quels sont vos projets immédiats ?

Rick Davies : en étant maître d'œuvre et ayant plus de temps à ma disposition, j'espère bien pouvoir travailler sur deux projets de disques qui me tiennent à cœur. Le premier sera un disque que je pourrais qualifier d'intimiste : piano et voix. Point. L'autre serait un disque de blues. J'aimerais bien revisiter une dizaine de pièces. L'important, pour moi, c'est que je parvienne à y ajouter ma touche personnelle. C'est la musique qui m'a inspiré à mes débuts. C'est cette musique qui m'a donné le goût d'être musicien. ça serait un peu une façon de boucler la boucle.


SUPERTRAMP - CANNONBALL


LE PIANO ÉLECTRIQUE WURLITZER

La plupart des pianistes qui ont écouté Supertramp ont remarqué la place importante que tiennent les claviers dans les arrangements et en premier lieu, le piano électrique Wurlitzer. Contrairement aux groupes en vogue à l'époque qui utilisaient le Fender Rhodes, le choix du Wurlitzer était un pari risqué. Heureusement, la sonorité de cet instrument que l'on pouvait entendre dans le What I'd Say de Ray Charles, prend une nouvelle direction sous les doigts de Rick Davies ou de Roger Hodgson.

Délaissant l'amplification à lampe pour la nouvelle version à transistor, et conjointement utilisé avec des pédales (notamment flanger et chorus), le piano électrique Wurlitzer est devenu quelque part l'emblème du son 'Supertramp'. Présent essentiellement dans les morceaux rapides, le jeu utilisé par Davies ou Hodgson sur le clavier est très rythmé, jouant sur la dynamique de l'attaque (il suffit d'écouter The Logical Song pour s'en convaincre).

Si au point de vue toucher le piano électrique Wurlitzer est plus léger que le Fender Rhodes (comme son poids), la sonorité du Wurlitzer est globalement plus tranchante que celle du Fender Rhodes, notamment au niveau des basses. Mais la grande différence est dans le sustain (tenue du son) qui est beaucoup plus court chez le Wurlitzer, ce qui oblige le pianiste à modifier son jeu en conséquence.

Davies et Hodgson ont parfaitement compris ce handicap et l'ont retourné à leur avantage en intégrant parfaitement l'instrument dans leurs arrangements. Dans un jeu favorisant les accords secs et répétés le Rhodes manque d'efficacité alors que le Wurlitzer répond parfaitement à cette exigence.

Pour en savoir plus sur Supertramp

Discographie