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TECHNIQUE ET MAO



LE SON NUMÉRIQUE ET LE VIRTUEL

Cette page est la suite de : LE SON NUMERIQUE ET L'ECHANTILLONNAGE

Ici, point de synthés à l’horizon. Du moins, pas avec des claviers et des boutons bien réels. Pour ce 4e volet consacré au son numérique, nous allons aborder le côté virtuel de la question, celui qui est généré par la carte son…


UN BREF RAPPEL…

En analogique, une des premières synthèses était la synthèse additive : c’est celle utilisée par les orgues Hammond. La synthèse est associée à l’idée d’analyse : en analysant on démonte, en synthétisant on remonte. Maintenant, la plupart du temps synthétique est associé à l’idée de quelque chose qu’on ne trouve pas dans la nature.


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Les premiers synthés analogique étaient des engins où on essayait de coller des filtres sur des formes d’ondes simplistes, ce qu’on appelait « synthèse soustractive » sans se soucier des contradictions étymologiques.

La composition harmonique d’un son est déterminée par son amplitude en fréquence et en phase. On a donc pensé reproduire cette composition à l’identique. La modulation d’amplitude donne un effet de trémolo, une modulation en fréquence donne un vibrato, tandis que la modulation de phase démontrera d’une certaine façon l’utilité de concevoir des synthés numériques.

Certains ont pensé moduler moins timidement en fréquence, et on s’est aperçu que ça fabriquait des sons complexes, riches, mais particulièrement complexes à programmer. Du coup, les synthés précurseurs comme le Synclavier ont été vite oublier, et ont laissé place à la synthèse FM de Yamaha. La marque japonaise avait, en réalité, acheté le brevet d’un certain Chawning qu’ils implantèrent maladroitement dans une série de modèles, dont le plus connu est le DX7. Quelques années plus tard, Yamaha vendait ses « chips » à Ad-lib, Soundblaster, et quelques autres dans le secteur des jeux vidéo.

La carte son est au cœur du système d'une configuration en home-studio.


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LE SON FM DANS LA CARTE

Le son produit par la FM (frequency modulation) permet de réaliser des timbres si différents les uns des autres et si réaliste pour l’époque que de nombreux utilisateurs croyaient entendre de vrais instruments. A l’époque, mais encore aujourd’hui, l’utilisateur de synthé n’est pas toujours en quête de sons nouveaux, mais plutôt à la recherche de sonorités déjà existantes : le son d’un piano, d’une guitare, d’un saxophone, etc. Si, aujourd’hui encore, le synthé implanté dans quelques cartes sons utilise la FM, la technique a évolué et les résultats sont à la fois plus riches et plus convaincants.

C’est là que les matheux interviennent. Sans trop de difficultés, ils démontrent que la FM est incapable de reproduire certains types de formes d’onde. Est alors apparu un mode de synthèse qui s’est rapidement généralisé avec la baisse du prix des mémoires : l’utilisation d’échantillon. Afin de reproduire une importante collection de sons, la multiplication d’échantillons devenait nécessaire et indispensable. Chaque son n’étant pas généralement constitué d’un seul échantillon, mais de plusieurs (par exemple, le premier pour l’attaque et le second pour le sustain), leur multiplication a conduit à fabriquer des tables d’ondes, dont un des pionniers sera l’allemand PPG.

Sur les cartes sons utilisées dans les micros, les constructeurs sont passés par la mode des ‘cartes files’, qui permettaient de rajouter des synthés un peu plus sérieux sur une carte à synthèse FM de base.


UNE HISTOIRE DE RAM ET DE ROM

Dans un ordinateur, alors que la carte son peut recevoir habituellement de la RAM, sur les authentiques synthétiseurs, les formes d’ondes sont en ROM, ce qui implique une mémoire seulement utilisable en lecture. La RAM, une mémoire dans laquelle on peut lire mais aussi écrire est souvent présente dans les échantillonneurs (ou samplers).

Ceux qui ont suivi jusqu’à là, diront que la RAM, ce n’est pas ce qui manque dans un ordinateur. Alors pourquoi en mettre également dans la carte son ? Tout simplement, parce que la carte son va s’en servir comme formes d’ondes de base pour ses circuits de synthèse. Est-ce futé ? Non, car il est possible de fabriquer ses sons de synthés soi-même. Certes, ça demande un peu de travail et d’application, mais les manuels sont là, n’est-ce pas ?

En pratique, il est bon d’avoir un logiciel d‘édition d’échantillons pour faire ce genre d’exercices qui, au bout du compte, saura devenir plus sophistiqué que l’original. Vos nouveaux sons peuvent se stoker sur disque dur et vous pouvez recharger les configurations que vous voulez à n’importe quel moment. Si vous désirez utiliser davantage de sonorités que ce que votre RAM contient, enregistrez les pistes individuelles en audio : comme vous êtes sur un ordinateur, vous ne sortirez pas du domaine numérique et il n’y aura pas de perte de qualité.


LA OÙ LE BÂT BLESSE

Une carte son pour ordinateur

Contrairement à un authentique synthétiseur équipé d’un clavier, des molettes et de pédales, la plupart des synthés disponibles sur des cartes sons sont bien moins modulables que les « vrais » synthés. Or, c’est le reproche qui est souvent adressé quand on évoque la musique synthétique en étant loin de l’expressivité naturelle d’un clavier de piano… D’autant que si on a deux pieds pour deux pédales d’expression, en jouant la mélodie de la main droite et en titillant les molettes de la main gauche, en comptant la dynamique du clavier, cela fait cinq paramètres sur lesquels on peut jouer.

Face à ce dilemme, les constructeurs ont placé dans leurs circuits de synthèse haut de gamme des petites cartes pour micro, les possibilités d’expression précédemment citées.


LE MIDI EN OUVERTURE

Puisqu’il est possible actuellement de piloter un nombre important d’instruments MIDI (guitares MIDI, accordéon MIDI, instrument à vent MIDI, etc.), le synthé de la carte son peut devenir rapidement indispensable. Mais doit-on évoquer le MIDI dans un dossier consacré au son numérique ? Oui, car on ne parle que de ça, si on s’occupe des synthés embarqués sur les cartes ! Sauf que vous pourrez enregistrer la piste MIDI, la piste audio, ou même les deux au choix, puisque votre ordinateur sait tout faire dès qu’on est dans le domaine numérique. Et le MIDI, c’est aussi de l’informatique.


QUAND L’ÉCHANTILLONNAGE ENTRE PAR LA GRANDE PORTE

La synthèse actuelle a de plus en plus tendance à se focaliser sur l’utilisation d’échantillons. L’échantillonnage de sons en provenance de célèbres synthétiseurs comme Moog, DX7, PPG, etc. est devenu monnaie courante. Rétrospectivement, que peut-on observer ? Existe-t-il une différence entre un sampler et un enregistreur en direct-to-disk ? Oui, car le sampler va enregistrer ce que vous lui injectez dans sa mémoire RAM qui, par nature, est limité. Le D2D, dont le stockage repose sur son disque dur interne, offre quant à lui une capacité bien plus importante. Mais aujourd’hui, sur un ordinateur, le moindre disque dur surpasse la capacité du direct-to-disk avec un coût si faible que plus personne ou presque ne pense utiliser un D2D.

En pratique, si ce que vous enregistrez doit servir de ‘brique’ à la fabrication d’une sonorité que vous allez faire jouer sur la gamme, on parlera d’échantillonnage. Si ce que vous enregistrez ressemble plus à de la musique comme vous l’enregistreriez sur un magnétophone, on sera plutôt dans le cas du D2D. Mais les logiciels qui vous permettront de tripoter les échantillons en RAM ou les enregistrements sur disque seront les mêmes. Et d’ailleurs, vous verrez que dans la pratique, on a souvent intérêt à ne travailler que sur disque pour des raisons ésotériques et biscornues.

A la question : comment s’y retrouver entre synthèse et échantillonnage ? La question ne se pose évidemment pas si votre synthèse n’utilise pas d’échantillons : FM, typiquement. Mais sinon, c’est une nuance plutôt rhétorique. De toute façon, il est rare d’utiliser un simple échantillon rejoué tel qu’on l’a enregistré. Donc quelle que soit la façon dont on structure l’édition, on est en train de fabriquer sans le dire. En pratique, si vous désirez avoir un vrai sampler dans votre PC, il faudra utiliser la RAM de votre carte son. Autrement dit, ne vous occupez plus trop de ces nuances, la page des limitations techniques est en train de se tourner et l’ère du multimédia se fout totalement du courage et du dévouement des précurseurs.

A suivre... LE SON NUMÉRIQUE ET SES EFFETS

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