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LES ORNEMENTS (1) : L’APPOGGIATURE, UTILITÉ ET UTILISATION

L’appoggiature appartient aux signes d’ornements, qu’on nomme également notes d’agrément. Ce sont de petites notes ou signes qui sont ajoutés sur la portée. Leur but : donner plus de variété, de grâce et de vigueur à une œuvre musicale. Les plus répandus sont au nombre de quatre : l’appoggiature, le grupetto, le trille et le mordant.


LES ORNEMENTS, DES ÉCRITURES POUR ENJOLIVER

Ce procédé d'écriture consiste à orner, à enjoliver une note ou une ligne musicale. Si l'ornementation existe en Occident depuis le chant grégorien, elle s’impose véritablement durant la période baroque où elle devient une règle d'exécution obligatoire. Les clavecinistes qui exécutaient les œuvres rajoutaient une bonne quantité de notes d’agréments au texte écrit ; quant aux chanteurs, ils improvisaient bien au-delà des conventions d’écritures.


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Aujourd’hui les ornements sont devenus des codes, des conventions d’écritures formelles, alors qu’autrefois elles étaient une façon « déguisée » de s’approprier une certaine liberté d’interprétation. Cette part d'initiative personnelle dans l'exécution des œuvres donnait à l'ornementation un rôle essentiel dans le domaine de l’improvisation. Durant le 17e et 18e siècle, il était courant pour un organiste ou un claveciniste d’improviser. Les ornements venaient en prolongement de la basse continue qui consistait à n’inscrire sur la partition que la mélodie et une basse chiffrée. Ce code permettait d’improviser à vue, chaque chiffre suggérant les différents accords possibles. La réalisation d’une basse continue demandait bien évidemment une parfaite connaissance de l’harmonie.

Au départ, les ornements étaient très nombreux et différents en fonction du pays d’origine. Le compositeur Rossini sera l’un des premiers à mettre un frein à cette liberté d’entreprendre en codifiant les ornements dans ses opéras, exigeant que soit chanté ce qui était écrit. Les divers ornements seront également utilisés pour la voix en produisant des passages de virtuosité formés de trilles, gammes, arpèges, grands sauts, etc. Ainsi est née la coloratura sous forme de vocalises dans les airs de bravoure chantés à l'Opéra (ex : la Reine de la Nuit dans La Flûte enchantée de Mozart). Un véritable condensé d'une série d'ornements !

A partir du 19e siècle, les ornements en usage commencent à décliner jusqu’à pratiquement disparaître des écritures. Seuls l'appoggiature, le grupetto, le mordant et le trille ont su résistés.


ORNEMENTS ET USAGES

Les signes d’ornements se placent devant (appoggiature), au-dessus (trille) voire des deux façons (grupetto et mordant). Il est important de retenir que ces signes ne comptent jamais dans la mesure quelle que soit leur durée effective. Ils empruntent leur valeur à celle de la note principale qui les précède ou à celle de la note qui les suit.

UTILISATION DE L’APPOGGIATURE

L'appoggiature, note dissonante par rapport à l'accord, précède d'un intervalle de seconde et prépare la note attendue par l'harmonie ; celle-ci se trouve ainsi mise en relief (NB : le coulé ancien, proche de l'appoggiature, permettait de joindre deux sons à distance d'une tierce).

Appoggiature brève (note barrée)

Quand l’appoggiature est brève (double croche, triple croche…), la note principale est retardée.

Appoggiature longue (note non barrée)

Bien que la durée de l’appoggiature dépende du caractère du morceau, en cas d’appoggiature longue, celle-ci peut prendre jusqu’à la moitié de la durée de la note principale.

Autre exemple d’écriture…

Résultat produit :

NB : dans le cas d’une note pointée, l’appoggiature sera égale aux deux tiers de sa valeur.

L’APPOGGIATURE DOUBLE

L’appoggiature double consiste en deux notes dont l’une et l’autre se positionnent à un degré au-dessus et au-dessous de la note principale.

Tout comme l’appoggiature (simple), la valeur de la double est empruntée à celle de la note principale et peut, en fonction du mouvement ou du caractère du passage, être exécutée avec plus ou moins de rapidité.

Exemple dans un passage vif :

Résultat produit :

En préparation : le grupetto, le trille et le mordant.


  par ELIAN JOUGLA


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