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TECHNIQUE ET MAO



LE CLAVIER ÉLECTRONIQUE À ACCOMPAGNEMENT AUTOMATIQUE ET SON UTILISATION (1re partie)

Ce dossier en deux parties s’adresse en particulier à tous ceux qui souhaitent apprendre tout seul et qui sont (ou seront) équipés d’un clavier à accompagnement automatique ; un genre de clavier souvent décrié mais qui, bien utilisé, offre de nombreuses possibilités pour progresser musicalement…


PREMIER CONTACT AVEC MON CLAVIER ÉLECTRONIQUE

AVANT-PROPOS

Les claviers électroniques de type à accompagnement automatisé sont des instruments passionnants car ils sont dotés d’une grande polyvalence musicale et d’un coût modique (à partir de 150 € dans de grandes marques : Yamaha, Roland, Casio…). Pour une personne débutante qui souhaite se faire une idée de l’apprentissage de la musique, utiliser ce type de clavier est un bon compromis « apprentissage/technique/résultat ». Il peut même être recommandé à des personnes actives ou surbooké par son côté dérivatif.


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C’est d’ailleurs avec cette intention que les premiers claviers de ce type sont apparus dans les années 70 (les fameux "portasound" de Yamaha sont restés longtemps une référence). Leur but a toujours été d’offrir aux jeunes et moins jeunes claviéristes une aisance de jeu, une manipulation simple et un résultat sonore immédiat et cadré.

Outre une offre généreuse côté son, ces claviers possèdent un équipement complet : banque de sons, boîte à rythme, amplificateur, haut-parleurs, enregistreur de performance, prise MIDI, etc. Quand ils sont correctement utilisés, ils peuvent accélérer votre maîtrise technique du clavier sans que l’on ressente ce sentiment de frustration que l’on rencontre parfois quand on commence avec un piano acoustique. Cette satisfaction est surtout due à la technologie embarquée qui est là pour vous assister et pour corriger vos petits défauts de mise en place.

Un modèle de base : le Yamaha PSR E263 (prix env. 180 € au 01/2018)

Un modèle plus performant : le Roland BK-3 (prix env. 400€ au 01/2018)


Livré à vous-même, il vous sera nécessaire dans un premier temps de bien connaître les rudiments de base de la « petite bête ». C’est le minimum requis avant de jouer les premières notes de musique. Voici les points principaux qu’il faut apprendre à maîtriser :

  • Sélectionner un son dans une banque.
  • Mémoriser un son dans une banque (si mémoire ram).
  • Démarrer et arrêter la boîte à rythme.
  • Savoir utiliser l’accompagnement automatique (single finger chords, fingered chords, balance basse/batterie, changer d’accompagnement en cours de route).
  • Mémoriser les paramétrages de l’accompagnement automatique (si l’appareil l’autorise).
  • Savoir s’enregistrer (si une track-piste ou un séquenceur est présent).
  • Enregistrer votre performance (si l’instrument le permet).

Dans les premiers temps, le mode d’emploi devra être à portée de mains.


PROGRESSER TOUT EN TRAVAILLANT SEUL

Ce qu’on attend généralement d’un clavier doté d’automatismes, c’est qu’il vous assiste pour que plaisir rime avec progrès. Il va sans dire que son utilisation n’échappe pas aux lois de la musique ; lois qui sont les mêmes pour tous : position des mains, doigté, lecture, rythme, indépendance, mémorisation, etc. Chaque nouveau pas ne doit être franchi que quand celui où vous êtes actuellement est correctement appliqué.

Comparativement à un piano numérique, le clavier à accompagnement automatisé permet dans une certaine mesure de conduire son travail solitaire de la même façon. Toutefois, il est plus sage de ne pas considérer ses automatismes comme des béquilles prévues pour combler vos incapacités à suivre le rythme du morceau ou la lecture imposée. Ce serait une grave erreur qui se retournerait contre vous tôt ou tard.

Autre point très important qui ne devra jamais vous quitter : considérez la musique avec une certaine hauteur, même si vous débutez. Travaillez-la avec respect et elle vous le rendra.

L’avantage du clavier à accompagnement automatique n’a en soi que peu de limites. Certains modèles, techniquement évolués, offre même des résultats sonores époustouflants. Toutefois, ne tombez pas dans le piège des démos ou du démonstrateur efficace qui vous offrira un sourire radieux. En toute circonstance, restez zen, concentrez-vous et tout ira pour le mieux. Votre clavier vous offrira beaucoup de plaisir pour peu que vous vous donniez la peine d’apprendre chaque chose correctement. Respect pour la musique, une fois de plus, mais aussi respect envers vous-même.


LES PREMIERS PAS

1. L’INSTALLATION DU CLAVIER

LE LIEU. L’installation de votre clavier est loin d’être un détail, car votre résultat et vos progrès dépendront de l’emplacement que vous choisirez. De préférence, il vaut mieux opter pour une pièce suffisamment ajourée et à l’écart du va-et-vient ; une chambre par exemple.

LA STABILITÉ. Le clavier doit être stable. Souvent léger (- 10 kg), si vous vous prenez pour Jerry Lee Lewis, il sera bien difficile d’y jouer correctement dessus.

LE STAND. Tous les claviers ne sont pas livrés avec des pieds. Dans ce cas, vous devrez acheter un stand en X ou monté sur pied droit.

LE SUPPORT PARTITION. Celui qui est livré avec le clavier peut se révéler fragile (plastique), voire inadapté en n’étant pas assez profond pour caler correctement un song book (pour vous aider, Piano Web propose une solution de porte-partition à fabriquer soi-même). Vous pouvez utiliser aussi un pied de partition indépendant et pliable, comme ceux utilisés par les musiciens sur scène, et que vous placerez à côté du clavier ou derrière si vous avez de la place. Vous trouverez facilement ce type de pied en magasin de musique.

Il ne vous reste plus qu’à raccorder le jack de la pédale forte, dont l’entrée se trouve à l’arrière du clavier, sans oublier l’alimentation électrique basse tension (adaptateur).

Une fois le clavier allumé, pensez à doser l’équilibre sonore entre la boîte à rythme, l’accompagnement automatisé et la partie du clavier sur lequel vous allez jouer. Si votre clavier est ancien (plus de 10 ans) où si c’est un modèle basique, il est fort possible que le fait de l’éteindre initialise les paramètres. À chaque allumage, vous devrez donc reproduire la même manipulation (consultez le mode d’emploi de l’appareil pour le savoir).

Autre conseil avant de démarrer : évitez l’accident du verre renversé. Ça c’est déjà vu ! Posez celui-ci à distance. Le moindre liquide renversé pourrait causer des dégâts irréversibles. Par contre, vous pouvez nettoyer de temps en temps les touches du clavier à l’aide d’un chiffon humide (eau déminéralisée de préférence, surtout pas d’alcool ou d’acétone qui sont des liquides trop agressifs). L’opération doit être bien sûr effectuée clavier éteint.

2. LA HAUTEUR FACE AU CLAVIER

Si vous disposez d’un stand, mais pas de siège réglable en hauteur, comment faire ?

Si vous êtes trop bas (1), vous avez la solution des coussins, cependant, à partir de deux coussins empilés, votre assise sera moins stable. Dans ce cas, il vaut mieux jouez avec la hauteur du stand. Ceux qui sont en X (genre RTX) offre la particularité de l’être. Le réglage s’effectue grâce à une tige crantée ou équipée d’une série de trous. C’est simple, pratique, et utilisé par les musiciens professionnels sur scène ou dans les studios.

Stand RTX basique

1 – La hauteur idéale est celle obtenu quand les avant-bras sont très légèrement au-dessus de celle du clavier.


3. LA DISTANCE ET L’AXE VIS-A-VIS DU CLAVIER

Concernant la distance du torse vis-à-vis du clavier, fiez-vous à vos avant-bras. Ils doivent former un angle d’environ 80 degrés. Ils seront donc positionnés très légèrement vers l’avant.

  • a) Si vous être trop près du clavier, vous allez fermer beaucoup trop l’angle de vos avant-bras, ce qui s’avérera plus handicapant au moment de jouer.
  • b) Si vous êtes trop loin du clavier, c’est votre jeu qui en pâtira en manquant de précision, notamment au moment de déplacer les mains.

Vous devez vous placer au centre du clavier, même si à un moment donné vous êtes obligé d’aller chercher des notes aux extrémités. Tout se passe, en grande partie, au niveau du torse, des bras et des poignets. Il faut surtout, quel que soit l’angle d’attaque, conserver (idéalement) poignets et mains à l’horizontale à quelques centimètres au-dessus du clavier.

Au commencement, vous devrez vous surveiller intensément et cela pendant un laps de temps variable qui peut aller parfois au-delà du premier mois. Vous devrez observer si vos poignets fléchissent (c’est souvent le cas au début), et si vos doigts maintiennent la position (idéalement, toujours dans l’axe des touches). Quand votre position sera acquise (ce qui dépend avant tout de vous), ce sera aussi facile, pour ne pas dire aussi naturel que d’utiliser le volant de sa voiture pour se diriger !


LA POSITION DES NOTES ET DE LA MAIN SUR LE CLAVIER

Les informations utiles se trouvent dans ce cours : la position des notes au piano. Vous y trouverez des tas de conseils liés à l’observation. Un cours utile et indispensable, à plus d’un titre !

En une courte phrase, si je devais résumer la position idéale de la main, je vous ferais observer que tout provient du pouce. En effet, celui étant le doigt le plus court de la main, du moins le plus en retrait, s'il doit venir appuyer sur une touche, il ne faut surtout pas avancer la main vers l’avant, mais recourber les autres doigts. Quand vous aurez compris cette subtilité, vous aurez presque tout compris de la position de la main sur le clavier !

Pour ce qui concerne les premières notions de déchiffrage, de solfège et de rythme, consulter la liste des leçons gratuites ou celles concernant notre formation en ligne qui détaille plus en profondeur les sujets abordés.

Quant au choix du morceau, vérifier d’abord en amont si aucune des indications portées sur la partition ne vous est inconnue. Observer préalablement la complexité de la partition fait partie des « trucs » du métier.

La prochaine partie abordera les différentes fonctions liées aux claviers à accompagnement automatique : boîte à rythme, Single Finger Chords, etc. À suivre donc !

  par ELIAN JOUGLA