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PROGRAMMER UNE SÉQUENCE MIDI FILE (2) :
LE SÉQUENCEUR 'CUBASIS VST'

Cette page fait suite à :RÉALISER UNE SÉQUENCE MIDI FILE (1) : MATÉRIEL ET CONFIGURATION

Cubasis, proposé par Steinberg, est une version allégée de Cubase VST. Avec ses 64 pistes MIDI (et 32 pistes pour l’audio), ce séquenceur permet la lecture de la totalité des morceaux midifiles du marché. Côté performances, les fonctions Cubasis permettent de réaliser des séquences midi files simples comme complexes.


PRÉPARER, CLASSER, ORDONNER LES PISTES

Pour Cubasis, seules les performances de la partie MIDI vont nous intéresser. Lors de l’installation, Cubasis VST reconnaît la carte son et installe les pilotes appropriés pour que celle-ci soit pris en charge de manière optimale tant en MIDI qu’en audio. Une fois l’installation terminée, lancer Cubasis…



LA FENÊTRE 'ARRANGEMENT'

AGRANDIR

Généralement, une séquence midi file comprend plusieurs instruments dont une section rythmique : piano, guitare, basse, batterie, à laquelle s’ajoutent des instruments que je qualifierai de ‘périphérique’ : flûte, violon, saxophone, etc. Pour que tous ces instruments virtuels cohabitent et que tout ce passe le plus clairement possible, une organisation des pistes s’impose. Cette préparation passe non seulement par une affectation précise des canaux, mais également par un repérage très exact des pistes, en les nommant par exemple de manière pertinente et en les classant.


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Cette opération se réalise sur la fenêtre principale du séquenceur. Chaque nouvelle piste se place au-dessous de la précédente. Vous pouvez bien sûr modifier leur disposition à votre guise, tout simplement en sélectionnant la piste avec la souris, et en la déplaçant tout en maintenant le bouton de la souris enfoncé.

Sur Cubasis, chaque piste porte une couleur différente. Cela facilite le repérage visuel sur l’écran de l’ordinateur. Par défaut, comme sur la plupart des séquenceurs, la piste 10 est réservée à la batterie et aux percussions. Sur les autres pistes, la répartition des instruments n’est soumise à aucun ordre précis.

Généralement, les instruments sont sélectionnés directement dans le(s) générateur(s) sonore(s), et chaque piste MIDI est dirigée vers la sortie MIDI Out de la carte sonore (1). Si vous le désirez, il est possible de programmer ces affectations ainsi que d’autres (volume, panoramique, transposition…) de façon à ce que le logiciel aille chercher les sons de lui-même. Ces réglages s’effectuent dans la partie gauche de la fenêtre dite « d’arrangement ».


Pour éditer les informations relatives à une piste en particulier, il suffit de cliquer une fois dessus. Dans la capture d’écran ci-contre, on peut voir dans la colonne 'Info Piste' que la piste 'violons' est dirigée vers le canal MIDI n°4 (Can.) et qu’elle utilise le son 28 (Prg) de la banque 1 (Bank) du générateur externe.

Ces informations peuvent concerner soit l’ensemble de la piste, soit une partie. Ainsi, pour que ces données restent dédiées à la totalité de la piste, vous devez vous assurer préalablement qu’aucune partie de piste n’est déjà sélectionnée.

Concernant le canal 10, c’est-à-dire celui de la batterie et des percussions, il est préférable d’assigner plusieurs pistes au même canal. Pour des raisons de programmation, de transposition et de mixage, la séparation des différents éléments de la batterie (grosse caisse, caisse claire, charleston, etc.) et des percussions (triangle, tambourin, etc.) est recommandée. N’oubliez pas qu’avec Cubasis vous disposez de 64 pistes MIDI !

1 - Pour entendre le son d’une piste, n’oubliez pas de paramétrer la sortie correspondant à votre carte son pour les 16 canaux MIDI (paramètre ‘sortie’ de chaque piste). Dans notre exemple, il s’agit d’une carte son SB Live.



L’ÉDITION


C’est la partie délicate. De sa programmation dépend le résultat sonore. L’édition peut être simple comme complexe à réaliser.

Un séquenceur, c’est comme un magnétophone perfectionné. Vous trouverez les boutons : lecture – stop – pause - avance et retour rapide… + un point d’entrée et un point de fin programmable baptisés respectivement ‘locator gauche’ et 'locator droit'. Ces deux paramétrages sont très utiles car ils permettent de démarrer l’enregistrement à un endroit précis de la piste pour un nombre de mesure que vous aurez préalablement choisi. Vous avez le choix entre mettre en boucle l’enregistrement ou pas . En mettant en boucle, vous pourrez à chaque nouveau passage enregistrer de nouveaux événements. Toutefois, si vous commettez une erreur, vous devrez tout recommencer... sauf si vous pénétrez au cœur du mode édition.


L’ENREGISTREMENT À LA VOLÉE

Le plus facile est d’enregistrer à la volée, sans se soucier de la quantification (fonction servant à corriger automatiquement la mise en place des notes). En enregistrant de cette façon vous conserverez tout votre ‘feeling’ technique. Evidemment, si vous n’êtes pas un bon instrumentiste, les choses se compliqueront rapidement, sauf si vous avez recours à cette fameuse quantification.

Pour la mettre en œuvre dans Cubasis, il vous suffit de vous rendre dans l’un des éditeurs MIDI disponibles. Cubasis en propose trois : un éditeur de type ‘Piano Roll’, un éditeur de la liste des événements, et enfin un éditeur de partitions. Celui qui aura vos faveurs sera très certainement l’éditeur ‘Piano Roll’, tout simplement appelé 'Editeur' dans le logiciel et accessible par un double-clic sur la partie concernée. C’est à partir de cet éditeur que vous pourrez réaliser des séquences si vous ne possédez aucun instrument MIDI.


LA FENÊTRE ‘PIANO ROLL’



LA FENÊTRE 'PIANO ROLL'

AGRANDIR

Outre le choix de quantification, dans la fenêtre ‘Piano Roll’ vous pourrez réaliser de nombreuses opérations techniques, comme transposer une ou plusieurs notes, modifier leur durée, leur mise en place rythmique, tout ceci grâce à une grille en fond d’écran qui détermine chaque pas de la mesure en fonction de la quantification choisie. Avec un peu de pratique, vous pourrez dans cet espace corriger des défauts de mise en place, voire rajouter des notes. Le déplacement de la note peut s’effectuer dans le temps (repère horizontal) ou dans la tonalité (repère vertical matérialisé par un clavier).


AJOUTER DES NOTES

Pour ajouter des notes, choisissez dans la boîte à outils le 'crayon'. Ensuite, cliquez avec la souris sur la grille à l’endroit précis où vous souhaitez que la note soit exécutée. Pour prolonger sa durée, toujours à l’aide du crayon, étirez celle-ci jusqu’à atteindre la valeur désirée.


MODIFIER LA VÉLOCITÉ DES NOTES

Dans la partie inférieure de l’écran, vous pouvez éditer la vélocité de chaque note enregistrée. Pour cela il faut sélectionner l’option grâce au bouton situé à gauche, au-dessous du clavier. Pendant toute la phase d’édition, la barre de transport (2) reste active et pleinement opérationnelle. Vous pouvez la placer où bon vous semble sur l’écran afin qu’elle ne vous gêne pas pendant l’édition.

2 – La barre de transport donne des indications utiles. Outre les commandes ‘play – stop – pause, etc.’, elle indique la signature, le tempo, ainsi que la position précise du défilement du morceau en temps réel (numéro de mesure et durée).


LA QUANTIFICATION

La quantification correspond à un replacement automatisé des notes sur les temps ou parties de temps. Elle détermine également de façon indirecte la plus petite note que vous pourrez enregistrer sur une piste. C’est vous qui décidez du niveau de quantification. Dans Cubasis VST, vous disposez de plusieurs types de quantification (1, 2, 4, 4T - T pour triolet -, 8, etc.).

Plus la quantification est élevée, plus votre jeu sera libre rythmiquement. A l’inverse, plus elle sera basse (résolution à la croche, par exemple), plus votre jeu sera métronomique, dénué de feeling, avec parfois à la clé quelques mauvaises surprises si votre mise en place rythmique laisse à désirer. Autre observation importante : avec une quantification à la croche, il vous sera impossible d’enregistrer un triolet de croche ou des doubles croches. La quantification est donc à utiliser avec précaution, mais indispensable si vous voulez que votre séquence soit rythmiquement 'propre'.

Pour utiliser ‘intelligemment’ la quantification, vous devez connaître les valeurs rythmiques des notes qui seront enregistrées (surtout celle qui sera la plus courte). Prenons un exemple…

Vous désirez enregistrer une grosse caisse en sachant que le motif rythmique se compose d’une noire et de deux croches dans une mesure à deux temps. Pour quantifier, vous devrez toujours choisir la note de plus petite valeur. Dans notre exemple ce sera la croche, correspondant au chiffre 8 des types de quantification proposés.


Vous pouvez quantifier soit avant d’enregistrer soit après. Personnellement, j’opterai pour la seconde option. Pour lancer la quantification, activer la commande de menu ‘Fonctions/Quantifier’. Vous verrez alors dans le ‘Piano Roll’ les notes que vous avez jouées se recaler automatiquement sur les temps (ou parties de temps) les plus proches. Evidemment, l’efficacité de la quantification automatique est liée au fait que vous avez joué votre motif à peu près correctement.

NB : Vous noterez que juste au-dessus de la valeur de quantification, une autre valeur est indiquée et porte la mention Rés. Il s’agit du déplacement que vous pouvez utiliser en déplaçant vous-même vos notes. Dans le cas où cette valeur serait à l’identique de la quantification, vous pourrez déplacer vos notes de la même façon. Si vous l’augmentez (à 16 au lieu de 8 par exemple), vous pourrez placer des doubles croches dans une quantification qui ne supporte que la croche.


LA TOUCHE FINALE

Une fois vos différents motifs enregistrés, vous allez procéder à leur déplacement.

Contrairement à un magnétophone, le séquenceur autorise une manipulation bien plus pratique et évoluée. En effet, il n’est pas utile d’enregistrer une phrase musicale qui se répète plusieurs fois. Vous l'enregistrez une bonne fois pour toute. Ensuite, vous copier/coller la phrase autant de fois que vous le voulez, ou vous la déplacer d’une piste vers une autre à votre guise.

Exemple : vous venez d'enregistrer une mélodie avec un son de flûte. Vous copier/coller la séquence sur une autre piste encore libre et vous y assignez un son de piano. Vous transposer la séquence de la flûte avec le son du piano une quarte au-dessous (-5). En quelques secondes, vous aurez créer une mélodie à deux voies, à la quarte. Ensuite, le cas échéant, il suffira de corriger certaines notes manuellement pour qu'elles s'accordent à la tonalité.


DÉPLACER UNE SÉQUENCE

Le déplacement d’une séquence est facile. Il dépend avant tout de la valeur Rés indiquée dans la barre supérieure. Par exemple, si la valeur est placée sur Mes (mesure), les différentes séquences se placeront uniquement sur des débuts de mesure.


COPIER UNE SÉQUENCE

Pour copier une séquence dans une piste (ou un groupe de séquences sélectionné), vous avez deux possibilités. La première consiste en une copie identique à la version originale tandis que la seconde est une copie miroir.

Dans le premier cas, la partie recopiée peut être éditée de manière autonome, elle ne dépend plus du tout de la partie dont elle s’inspire. Dans le second cas, il s’agit d’une copie « fantôme » qui reste indépendante de la partie originale. Autrement dit, si vous modifiez une note dans la version originale, la modification sera également attribuée à la ou les séquences copiées.

Si vous éditez une partie fantôme, il vous sera demandé, au moment de la validation des modifications, si vous souhaitez transformer la partie fantôme en partie normale. En répondant par l’affirmative, les modifications seront prise en compte et la séquence deviendra une séquence normale. On peut facilement distinguer une séquence fantôme d’une séquence normale, car son nom apparaît en caractères italiques.

NB : si vous devez effectuer des répétitions multiples d’une même séquence, il existe une fonction beaucoup plus pratique que la répétition manuelle. Vous la trouverez dans le menu ‘Part’. La fonction ‘Répéter’ vous donne le choix non seulement du nombre de séquences que vous désirez ajouter, mais également du type : normal ou fantôme.


EN CONCLUSION…

Cubasis offre bien sûr de nombreuses autres fonctions d’édition. Ce survol rapide vous permettra toutefois de commencer sereinement. Avec ces quelques notions, vous n’aurez aucune peine à réaliser des séquences simples, voire complexes, et vous aurez, je l’espère, envie d’aller plus loin pour découvrir l’ensemble des possibilités de ce logiciel.

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