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GRUPETTO, TRILLE ET MORDANT, TROIS SIGNES D'ORNEMENT

Tout comme l’appoggiature abordée dans un cours précédent (Les ornements (1) : l’appoggiature, utilité et utilisation), le grupetto, la trille et le mordant appartiennent également aux signes dits d’ornement. Ils sont utilisés principalement dans les partitions de musique classique pour apporter à leur écriture une plus grande vigueur, une plus grande variété de jeu lors de l'interprétation. Les ornements sont utiles pour se rapprocher éventuellement du style de l’œuvre et de son compositeur. On notera que suivant les éditions, il peut exister quelques différences d’interprétation à l’intérieur d’un même morceau, ce qui se traduit généralement sur la partition par des ajustements voire des suppressions d’ornements.


LE GRUPETTO ET SON INTERPRÉTATION


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En fonction de l’écriture, le grupetto se compose de trois ou quatre notes. Généralement, son exécution s’adapte au tempo, ce qui se traduit par une exécution rapide lors d’un mouvement vif.

Le signe du grupetto s’écrit de deux façons.

Soit ainsi :

Ou comme ceci :

Dans les deux cas, l’effet produit et le même. Toutefois, on notera que dans le premier exemple il faut être très attentif au dessin. Ainsi, quand le premier « crochet » du signe est dirigé vers le bas (), le grupetto débute par sa note inférieure, et inversement quand le signe est dirigé vers le haut ().

L’interprétation du grupetto diffère en fonction de sa position dans la portée. Parfois, il peut s’insérer entre deux notes de hauteur différente. Dans ce cas, le grupetto s’exécute avant la seconde note en agissant sur la première note de cette façon :


Autre cas particulier

Quand le grupetto est situé après une note pointée ou entre deux notes de même hauteur. L’effet se traduira ainsi :

À noter que dans le cas où la note supérieure est altérée, on place celle-ci au-dessus du signe et inversement, comme ceci :


LE TRILLE ET SON INTERPRÉTATION

Le trille consiste à jouer deux notes alternatives et conjointes rapidement. Le secret de sa réussite tient dans son jeu régulier qui doit se dérouler dans le même mouvement que les battements. Il ne doit pas être confondu avec l'effet sonore du trémolo qui ne fait que répéter la note principale en un mouvement rapide et régulier.

Le signe s’identifie grâce aux lettres « tr » souvent suivi de ce signe : . On remarquera à l'usage que si la note écrite sur la partition est toujours la plus grave, il arrive parfois que la note supérieure du trille soit altérée. Dans ce cas, on place l’altération correspondante sous « tr », de cette façon :

Lors de son effet, le trille se déroule en trois phases : « la préparation » (le début de la trille), les « battements » (son prolongement) et « la terminaison » (la fin de la trille). Ci-dessous trois exemples d’écriture de trilles avec leur effet correspondant écrit au-dessous :

Pour info : le trille va prendre une grande importance à partir de Beethoven, devenant non plus ornemental mais pratiquement thématique, imposant une toute nouvelle conception du timbre (Finale des Sonates pour piano, opus 109 et 111). Dans la musique ancienne, la suspension partait du même principe, mais en décalant, avec une légère syncope, le départ de l'ornement, d'où un effet de surprise.


LE MORDANT ET SON INTERPRÉTATION

Le mordant ne doit pas être confondu avec le grupetto. car il est constitué seulement de deux notes conjointes qui s’exécute très rapidement, à la façon d’une appoggiature.

La première note du mordant est la même que la note principale, tandis que la seconde se situe au degré supérieur ou inférieur, à un ton ou un demi-ton de la première. Comme pour l’appoggiature, le signe s’écrit en petites notes et de deux façons. Soit ainsi : , ce qui correspond à un mordant avec note supérieure, ou comme ceci : , ce qui correspond à un mordant avec note inférieure.

(captures d'écran Théorie de la musique - Danhauser)


  par ELIAN JOUGLA


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