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Portail sur la musique et les claviers modernes : piano, synthétiseur et orgue.

TECHNIQUE ET MAO



LE PIANO, PAR LE PETIT BOUT DE LA LORGNETTE : ÉLÉMENTS, TYPES, MODÈLES

S’il est facile de produire le son d’une note sur un piano, le mécanisme engagé pour le créer est par contre complexe. La connaissance des principales pièces qui y participent, mais aussi leurs interactions sont un mal nécessaire pour tout spécialiste. De plus, comme l’instrument manifeste un vif intérêt depuis sa création, celui-ci a évolué pour s’adapter à différentes situations : par sa taille et sa forme, mais aussi en fonction de son usage.


LES PRINCIPAUX ÉLÉMENTS DU PIANO


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Le regard posé d'une technicienne sur un piano droit qui n'est pas forcément le nôtre.

  • Le clavier : le modèle standard est de 7 octaves 1/4. Touches blanches pour la gamme diatonique (à l’origine en ivoire), noires pour les demi-tons (à l'origine en ébène).

  • La mécanique au contact des cordes : principalement, un marteau revêtu de feutre propulsé par un mécanisme dit à « double-échappement » pour une répétition à l’enfoncement plus rapide (absent des pianos droits). Au relâchement de la touche, un étouffoir de feutre vient se poser sur la corde pour interrompre sa résonance (sauf utilisation pédale forte).

  • Les cordes : elles sont au nombre de trois par note, sauf dans le grave. Les cordes sont en acier, revêtues de fil de cuivre dans le grave.

  • La table d'harmonie : caisse augmentant la sonorité par sa résonance propre. Sa qualité est primordiale sur le son obtenu.

  • Le châssis : en bois sur les anciens pianos, il a été remplacé par une seule pièce en fonte (plus rarement en fer). La tension des cordes exerce sur le châssis une traction de l'ordre de 20 tonnes !

  • Les deux pédales communes à tous les types de pianos (improprement appelées « douce » et « forte ») : sur un piano à queue, la première déplace la mécanique vers la droite, de sorte que les marteaux ne frappent que deux cordes au lieu de trois (sur un piano droit, la course des marteaux est moins longue pour diminuer l'amplitude sonore) ; la seconde éloigne les étouffoirs et les cordes continuent de vibrer quand la main quitte le clavier.


LES PRINCIPAUX TYPES DE PIANO

  • Le piano à queue. Il atteint au minimum 2,60 m dans le cas du grand piano de concert. Ses dimensions permettent une plus grande résonance de la caisse grâce à des cordes plus longues. C'est la disposition la plus rationnelle et la plus efficace.

  • Les demi-queue, quart-de-queue, crapaud sont des modèles qui ont été produits pour des raisons d'économie et d'encombrement.

  • Le piano droit : les cordes sont disposées obliquement dans le sens vertical. Les marteaux sont verticaux et ne se retirent que sous l'action d'un ressort.

  • Le piano à pédalier : il permet aux organistes de s'exercer.

La photo ci-dessous montre la disposition des cordes, chevilles et marteaux
dans un piano à queue (à gauche) et un piano droit (à droite).


AUTOUR DU PIANO

Le Pianola

Instrument inventé en 1895 par l'Américain Edwin Scott Votey. Grâce à une soufflerie à pédales, il fait passer, sur une barre percée d'autant de trous que de notes, un rouleau de musique perforé. La coïncidence du trou et de la perforation produit la note. (Il peut aussi être utilisé comme un instrument à clavier normal, avec registres et pédales.)

La firme Aeolian qui le fabriquait vendait à ses usagers des symphonies, des arrangements d'opéras, etc., en rouleaux perforés ; l'apparition du disque en ralentira la diffusion.


SCOTT JOPLIN : THE ENTERTAINER SUR ROULEAU (PIANOLA)

Outre le fait d'écouter une version arrangée de The Entertainer, le vidéaste a eu la bonne idée de montrer en amont toute la procédure manuelle qui permet de mettre en marche le rouleau du pianola.


Le luthéal

Accessoire concernant le piano à queue, ce dispositif ajoute des possibilités de jeux (« harpe tirée », « jeu de clavecin ») et de timbres sans empêcher le jeu normal de l'instrument. Inventé vers 1920, il sera notamment employé par Maurice Ravel qui l'utilisa pour évoquer le cymbalum hongrois dans Tzigane et le clavecin dans L'Enfant et les sortilèges.

Le piano préparé

Dès le début du siècle, les compositeurs américains Henry Cowell et Charles Ives exploitèrent les ressources du « piano préparé » en modifiant la vibration des cordes par l'entremise de matériaux divers (caoutchouc, bois, métal...) entre et sur les cordes du piano. Quelques décennies plus tard, John Cage donnera un élan décisif aux techniques du piano préparé, à travers des œuvres comme les Sonates et Interludes (1945-1948). En 1949, il devait recevoir à ce sujet une récompense de la "National Academy of Arts and Letters" pour avoir « reculé les frontières de l'art musical ».

  par PATRICK MARTIAL


À CONSULTER

LE PIANO, UN SYMBOLE DANS L'HISTOIRE DES INSTRUMENTS

LE PIANO MÉCANIQUE À ROULEAU ET SON HISTOIRE

LE "PHOTOPLAYER", UN PIANO MÉCANIQUE PAS COMME LES AUTRES

COMMENT ENTRETENIR SON PIANO ET SA MÉCANIQUE