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ÉCRITURE ET CODIFICATION DES ACCORDS COMPOSÉS, AU PIANO, EN MUSIQUE JAZZ OU AUTRES

Ce cours fait suite à : Ecriture et codification des accords simples.

Ce cours, comme le précédent, vient en complément de Ecriture des accords en musique jazz et classique et de Utilisation des intervalles.


Comme nous l’avons vu jusqu'aux accords de 4 et 5 sons, nous pouvons utiliser presque uniquement le chiffrage simple. Cependant, à partir de 5 sons, il est très souvent nécessaire de faire intervenir le chiffre composé pour simplifier la lecture.


UTILISATION DU CHIFFRAGE COMPOSÉ


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Le chiffrage composé n’est pas bien difficile à comprendre si vous avez une parfaite connaissance des accords à 3 et 4 sons.

LE TRAIT OBLIQUE

Le plus couru est le trait oblique. La codification se compose d’un accord en dessous duquel vient prendre place une note basse séparée par un trait oblique. Dit autrement, le trait oblique sépare un accord d’une basse autre que la fondamentale.

Exemple à 5 sons

Dans cet exemple l’omission de la tierce transforme l’accord de C 11 (do onzième) en G –7/C (sol mineur 7 basse do), ce qui facilite la compréhension de l’accord.

Exemple à 6 sons

A première vue, la codification absolue située à gauche est difficile à saisir. Là aussi, le fractionnement de l’accord en deux parties facilite sa lecture.

Ce type de chiffrage n’est pas réservé uniquement à des accords « complexes ». La décomposition de l’accord par adjonction de basse obligatoire s’utilise fréquemment pour signaler un renversement, que ce soit à travers des accords à 3 ou 4 sons, comme ci-dessous :

Ce chiffrage court aussi dans le cas d’utilisation d’une pédale. Ce genre d’écriture simplifie énormément le décodage d’accords successifs et brefs, et participe indirectement (ou directement) à l’élaboration de positions harmoniques sophistiquées.

LE TRAIT HORIZONTAL

Trait oblique, trait horizontal... La différence est minime, pourtant cette autre codification entraîne une tout autre façon de déchiffrer la lecture des accords.

Comme s’il s’agissait de jouer avec de la polytonalité, le trait horizontal a pour but de séparer deux accords que l'on superpose.

Grâce à l’utilisation du trait horizontal, nous sommes en mesure d’interpréter l’accord C7 b9 #11 de façon simplifiée : un accord de do que superpose un accord de sol b (en acceptant toutefois l'utilisation de l’enharmonie : sol b pour fa#)

Cette possibilité d'écriture offre bien d'autres manœuvres, comme ci-dessous :

Autre exemples partant de do :


EN RESUMÉ

Ce genre d’écriture offre plus d’avantages que d’inconvénients. Cependant, cette codification détournée ne doit pas vous faire oublier l’état fondamental, la nature même de l’accord qui a servi de base à ces constructions. Ceci est essentiel pour réunir ses « idées » lors d’une improvisation ou lors d’un arrangement écrit.

  par ELIAN JOUGLA