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LEÇON GRATUITE



ÉCRITURE ET CODIFICATION DES ACCORDS SIMPLES AU PIANO

Ce cours vient en complément de Ecriture des accords en musique jazz et classique et de Utilisation des intervalles.

Dans la leçon Ecriture des accords en musique jazz et classique, j’ai soulevé le délicat problème de la nature des accords et de leur codification en musique dite « moderne ». Alors que dans la musique classique, le chiffrage indique la nature des intervalles entre la note de basse et les autres notes de l’accord, le chiffrage « moderne » procède autrement en indiquant seulement le nom et la qualité de l’accord. Cette simplicité - toute relative - demande de celui qui l’utilise une plus grande vigilance s’il ne veut pas commettre d’erreur. C'est pour cette raison que j'ai conçu ce cours, afin que la « nomenclature » des accords soit plus facile à assimiler.


SIMPLIFIER LA CODIFICATION DES ACCORDS


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Le jazz et toutes les autres formes de musique dite « moderne » sont d’un enseignement récent. La codification de leur langage et de ses symboles ne reposent pas toujours sur des écritures standardisées. Si vous avez fait l’expérience de parcourir un même morceau de jazz ou de variété en provenance de plusieurs éditions, vous aurez certainement remarqué qu’il existe parfois des différences de codification (voire des erreurs).

Généralement, le meilleur chiffrage d’un accord est toujours celui qui est le plus simple à comprendre. C’est-à-dire le plus clair, le plus rapide à décoder. Si l’écriture des accords à trois notes ne pose généralement pas de problèmes, dès qu’on rajoute une 7e et ses variantes, une 9e et ses variantes, etc. c’est dans ces moments là que l'on commence à douter. Alors, pourquoi ne pas partir de cette question rhétorique  : « Pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple ? », et appliquons ce principe aux accords...

Retenez déjà :

- Que quand la tierce de l’accord est majeure, on ne l’indique pas dans le chiffrage.
C, C7, C6 ou C9… indique toujours l’utilisation d’une tierce majeure.

- Que quand la quinte est juste, on ne l’indique pas dans le chiffrage.


LES PRINCIPALES CODIFICATIONS AU PIANO

Le « M » (majuscule), signifie majeur. Le « M » est employé uniquement pour indiquer l’intervalle d’une septième majeure (et non pas un accord majeur à 3 notes). Il se place toujours après le chiffre 7. Ex : C 7M et non C M7. En plaçant le « M » après le chiffre 7, on renforce l’idée que c’est la septième qui est majeure et non l’accord. La septième majeure peut également s’écrire avec un triangle (cas de l’enseignement de la Juilliard School)

Le « m » (minuscule), signifie mineur. Il est uniquement employé pour indiquer que la tierce est mineure (donc que tout accord accompagné du « m » minuscule est donc un accord composé d’une tierce mineure). Le « m » s’écrit toujours après le nom de la note. Ex : Cm, Eb m. Le « m » est généralement présent dans les éditions françaises ainsi que le « min ».

Important : Dans les pays anglo-saxons c’est le signe moins « - » qui remplace parfois le « m ». Ex : C-, Eb -. Toutefois, ce signe là étant équivoque, il est déconseillé de l’utiliser ; le « - » étant employé pour signaler qu’une quinte est diminuée. Ex : C-5 (do, mi, sol b)

Le « + » (plus), signifie augmenté. La tierce qui définit l’état de l’accord (majeur ou mineur) en est exclue, tout comme la septième. Le cas le plus fréquent est celui de la quinte. Ex : C + (do, mi, sol #). Il n’est pas nécessaire d’écrire le chiffre 5, symbole de la quinte. Le « + » est parfois remplacé dans les éditions françaises par « aug » ou « # ».

Le « o » (petit cercle) désigne seulement les accords de septième diminuée. Il figure toujours après le nom de la note, et en haut.

Quand il est barré, il indique un accord min. 7b5 (ou demi-diminué). Ex : do, mi b, sol b, si b.

Le « b » s’emploie aussi pour indiquer une quinte diminuée (ex C b5 : do, mi, sol b) ou une neuvième mineure (ex C 7 b9 : do , mi sol, si b, ré b)

Le « # » s’emploie aussi pour indiquer des intervalles augmentés. Il se place en haut devant la neuvième (#9) et la onzième (#11)

La codification que je viens de vous décrire est la plus courante. Mais pour être complet, je dois évoquer plus en détails les autres intervalles. A savoir les chiffres 6, 7, 9, 11 et 13.


LES ACCORDS AVEC 6, 7, 9, 11, 13

Quand ils sont employés seuls, les chiffres 6, 9 et 13 indiquent respectivement une sixte, neuvième et treizième majeure.

Le chiffre 7 est un cas particulier, car sans être accompagné d’aucun autre signe (comme par exemple le M majuscule), il désigne toujours une septième mineure.

Reste le chiffre 11 (pour onzième), employé seul (sans altération), il indique une onzième juste (« juste », étant donné que cet intervalle correspond à une quarte juste redoublée).

IMPORTANT

Quand le chiffre 9 est placé tout de suite après le nom de la note (C9), il inclut (ou sous-entend) l’utilisation – possible mais pas obligatoire – d’une septième mineure (jamais majeure, car dans ce cas elle doit être écrite : Ex : C 7M 9)

Quand le chiffre 11 est placé tout de suite après le nom de la note (ex C11), il inclut (ou sous-entend) l’utilisation de la septième mineure et de la neuvième majeure. Quant au chiffre 13, il inclut toujours la septième mineure et généralement la neuvième majeure (quand les accords sont majeurs). Après un accord mineur, le chiffre 13 inclut 7e, 9e et 11e.


QUELQUES CAS D’ÉCRITURE


LES PARENTHÈSES : vous rencontrerez parfois dans l'écriture des accords des codifications écrites entre parenthèses. Elles indiquent les changements, les additions ou les altérations qui peuvent se rajouter (sans être obligatoire) à l’accord de base. Ex : C (b9) ou C (add9).

ADD : il indique l’addition d’une note étrangère à un accord. Il est toujours indiqué entre parenthèses. Ex : C (add 9) = do, mi sol, ré.

OMIT : il indique l’omission d’une note dans un accord. Ex : C7 (omit 3) = do, sol, si b (la tierce a été otée).

PUR : cas d’écriture rare provenant du jazz. Il indique au musicien qu’il doit jouer l’accord sans l’enrichir. Il doit être joué tel qu’il est écrit sur la partition.

SUS : signifie "suspension" ou "retard" en anglais. Le « sus » sert souvent d’accord intermédiaire précédant le 7e. Le retard le plus fréquent est celui de la tierce remplacée par la quarte. Ex C7 sus = do fa, sol, si b.