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LES ACCORDS PIANO, LE B.A.-BA DE LEUR FONCTIONNEMENT

Le site ‘Piano Web’ aborde ici la construction des accords, ceux-ci étant essentiels pour comprendre la musique non-écrite, mais aussi parce qu’il existe différentes façons de les aborder. Dans ce cours, vous apprendrez comment les accords sont construits avec des tableaux présentant leurs écritures.


QU’EST-CE QU’UN ACCORD ?

Avec ses lettres alphabétiques accompagnées de signes « + » , « - », « m » ou « aug. », le chiffrage des accords ressemble d’avantage à une formule mathématique qu’autre chose. Et même s’il est exact que les accords reposent sur des calculs d’intervalles, la comparaison s’arrête là.

Pour commencer, définissons ce qu’est-un accord.


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On considère comme accord, un ensemble de trois notes minimum jouées simultanément (deux notes ne représentant qu’un intervalle harmonique). Si l'on suit cette affirmation, le fait d’émettre trois sons quelconques nous permet de réaliser un accord. Toutefois, cette expérience livrée à elle-même risque fort de ne pas être très harmonieuse à nos chères oreilles. Pour éviter un tel désaccord acoustique, il a été jugé bon de s’en remettre au tempérament, qui n’est autre qu’un compromis acoustique permettant l'égalisation des intervalles, et d’y adjoindre des règles admissibles permettant de classer les accords par famille.

En fait, l’étude des accords repose sur plusieurs combinaisons de tierces majeures (2 tons) et mineures (1 ton ½) superposées. Il faut donc ne jamais perdre de vue que tout accord, simple ou complexe, se base sur ce principe de calcul.


Exemple

COMMENT CALCULER LES ACCORDS

Leur apprentissage commence bien sûr par les plus simples, mais aussi par les plus courants. Quelle chance !

À partir de là s’affrontent deux écoles d’apprentissage :

1 - Celle qui calcule l’accord en prenant pour seul repère la fondamentale. C’est la forme la plus classique pour aborder l’étude des accords en ayant une connaissance de leurs intervalles : tierce, quinte, septième, neuvième, etc.

2- Celle qui calcule l’accord en se basant uniquement sur des successions de tierces superposées, majeure (signe +) et mineure (signe -). Par exemple, l’accord majeur qui est à trois sons (ou notes) sera constitué de « + - », une tierce majeure superposée à une tierce mineure, tandis que l’accord mineur sera constitué de « - + », une tierce mineure superposée à une tierce majeure.


Exemple

Chaque type d'accord constitue une famille, mais ces deux façons de calculer diffèrent totalement. Dans un cas comme dans l’autre, tout dépend de l’instrument utilisé et des objectifs à atteindre. Toutefois, le mode de calcul qui permet de faire le lien avec le chiffrage des accords est celui qui utilise la fondamentale comme point de départ.


LE CHIFFRAGE DES ACCORDS

Pour distinguer les accords de chaque famille, des codes précis sont utilisés. Selon la musique travaillée, le chiffrage diffère. L’un est utilisé dans le répertoire classique tandis que l’autre concerne les « musiques vivantes » comme le jazz, le rock ou le blues.

Dans le répertoire classique

Lorsqu’on veut chiffrer une partition, on place généralement les indications au-dessus de la clé de fa. Il est surtout d’usage de l’employer dans la musique baroque, tout en faisant remarquer que les indications chiffrent l’accord qui est non écrit par le compositeur. Dans les faits, une partie de basse continue est toujours jouée par deux musiciens : l’un joue la partie en clé de fa sur un instrument grave, comme le basson ou le violoncelle, l’autre reprend cette partie en lui adjoignant les accords improvisés de la grille harmonique donnée par le clavecin ou l’orgue.

Pour rester simple, le chiffre 5 concerne les accords de quinte, le 7 non barré, ceux de septième, et le 9 pour les neuvièmes. À ceci s’ajoute une indication supplémentaire : M pour majeur, m pour mineur, aug pour augmenté, plus quelques autres variantes.

Le chiffrage classique n’indique pas la fondamentale de l’accord. Rien de plus normal puisque le chiffrage est déjà écrit au-dessus d’une note et la conjonction des deux renvoie à la fondamentale, cela d’une manière assez complexe que nous n’aborderons pas ici.

Dans le répertoire « moderne »

Les accords sont suggérés par une indication au-dessus de la mélodie. Contrairement à l’écriture classique, la marge de manœuvre de leur utilisation est plus libre. Bien que parfois notées en français : Do, Ré, Mi, Fa, etc., ce sont les lettres anglo-saxonne qui sont généralement utilisées : A, B, C, D, E, F, G.

De manière générale, on parle de chiffrage américain, du fait que son emploi est étroitement lié à la musique de jazz. On retrouve cette façon de suggérer les harmonies aussi bien dans les grilles, les tablatures que les « partitions conventionnelles » avec ou sans accompagnement en clé de fa.

Par rapport au chiffrage utilisé en musique classique, le chiffrage américain est plus souple, tout en étant plus complet dans la mesure où il indique la fondamentale, et plus clair car sa mise en application immédiate donne la solution, du moins celle du musicien, car il existe de nombreuses façons de présenter un accord.

Le chiffrage américain - sauf quand il indique la note de basse (quand le renversment est souhaitable) - ne vous informe nullement sur sa façon de le jouer. Si l’information reste suffisante pour un instrument monodique, pour les polyphoniques comme le piano, il faut rechercher la présentation des accords en se ressourçant ailleurs, comme à travers l’étude des « voicings » qui aborde l’art de les présenter et de les faire sonner.

Voici ci-dessous un résumé de la correspondance entre les principales familles d’accords avec le chiffrage classique et anglo-saxon.


MÉTHODE D’APPRENTISSAGE

L’apprentissage des accords demande du temps. Pour comprendre de quelle façon accéder à leur connaissance, le site Piano Web a mis en place plusieurs cours à cette intention.

La sagesse veut que l’on commence par étudier les accords de quinte, type d’accord le plus courant et que l’on nomme dans le jazz « triad » ou « triades » en français, et qui correspond aux familles d’accords constituées de trois notes.

Chaque famille d’accords possède une couleur particulière que je vous conseille d’étudier attentivement (voir le cours La couleur et le timbre des accords). De même qu’il existe des tierces majeures ou mineures, des quintes justes ou diminuées ou encore des quartes jutes ou augmentées, de même il existe des accords de trois sons majeurs, mineurs, diminué et augmenté.


Tableau des accords à 3 notes

Ces quatre familles constituent 48 accords de base que l’on doit parfaitement maîtriser. C’est le socle de tout bon pianiste ! Vous devez détenir parfaitement cette connaissance aussi bien techniquement que mentalement (calcul de l’accord) avant d’aborder ceux à 4 sons (ou notes) qui concernent les accords de septième.

Sachez que le nombre de familles d’accords est proportionnelle au nombre de notes, c’est-à-dire qu’au lieu d’avoir quatre familles d’accords - comme c’est le cas avec les accords de quinte -, on dénombre huit familles pour les accords de septième, dont les plus courants sont au nombre de quatre avec une prédominance pour le septième de dominante, accord caractéristique du blues :

  • L’accord de septième de dominante (7)
  • L’accord de septième majeure (maj 7)
  • L’accord de septième mineure (min 7)
  • L’accord de septième demi-diminuée (dim 7)

Tableau des principaux accords à 4 notes

ACCORDS AU-DESSUS DE L’OCTAVE

Jusqu’à présent, nous avons évoqué des accords dont les intervalles n’excèdent pas l’octave. En sautant cet intervalle, nous touchons au domaine convoité des accords de neuvième, puis des onzièmes et treizièmes. Arrivé à ce stade ultime, nous constatons que toutes les notes de la gamme ont été utilisées par saut de tierces. En do : do, mi, sol, si, ré, fa, la.

D’une façon générale, les intervalles de 9e, 11e et 13e sont généralement utilisés comme forme d’enrichissement aux accords de base. Ils ne sont pas toujours indispensables et ne garantissent nullement que l’effet sonore recherché par le musicien, notamment chez les pianistes et guitaristes, soit toujours musicalement adapté. Les musiciens de jazz sont souvent les premiers à revendiquer leur utilisation (consulter Les accords composés de 9e 11e et 13e et leur écriture).

Tout ce qui vient d’être dit, jusqu’à présent, est purement scolaire dans le sens où il n’a jamais été question d’évoquer la façon de les utiliser sur un instrument polyphonique comme le piano ou de les présenter à travers des partitions orchestrales. Ce simple fait demanderait un ouvrage à lui seul. Cependant, sachez que tout accord peut s’enrichir de notes doublées (doublures), de présentation fermée (accord à l’intérieur de l’octave) ou ouverte (accord s’étalant sur plus d’une octave), sans compter les renversements !


Toutes ces possibilités offertes engendrent des dizaines de présentation pour un unique accord issu d’une seule famille… De quoi détenir sous ses doigts des centaines et des centaines de positions d’accords !

par ELIAN JOUGLA

À CONSULTER

ÉCRITURE PIANO ET CHIFFRAGE DES ACCORDS EN JAZZ ET CLASSIQUE

DES RÉPONSES CONCERNANT LE CHIFFRAGE DES ACCORDS

LES RUDIMENTS TECHNIQUES DES ACCORDS CHIFFRÉS

ACCOMPAGNEMENT PIANO BASIQUE SUR TROIS ACCORDS


- SOMMAIRE DES LEÇONS GRATUITES -

1 - ARRANGEMENT
2 - ÉVEIL MUSICAL
3 - HARMONIE
4 - IMPROVISATION
5 - PIANO ET TECHNIQUE
6 - RYTHME
7 - SOLFÈGE/THÉORIE
8 - PROGRAMMATION & LOG.
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