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LE PIANO AU CINÉMA



PIANO ET CINÉMA : ATTILA MARCEL

Synopsis. Traumatisé dès son plus jeune âge par la mort de ses parents, Paul devient amnésique et muet. En grandissant l’enfant se construit une vie routinière jusqu’à l’adolescence où il passe le plus clair de son temps entre le piano du salon et son travail d'accompagnateur au cours de danse de ses tantes aristocrates.

La trentaine est là. Pour Paul qui est devenu pianiste virtuose, la vie semble être sur les rails quand il rencontre, par accident, sa voisine du quatrième étage, madame Proust. Cette femme, visiblement pas comme les autres, possède une recette de tisane aux herbes dotée de pouvoirs magiques. Quand on la déguste, la boisson fait ressurgir les souvenirs les plus profondément enfouis. Grâce à elle, Paul va découvrir le mystère de son enfance et, par ricochet, apprendre à gérer ses rapports avec la musique et avec Michelle, une jeune violoncelliste chinoise…


ATTILA MARCEL (bande annonce)

NB : cette séquence vidéo est proposée dans un but uniquement pédagogique
pour découvrir les différentes facettes liées à la musique.


UN FILM À L’HUMOUR TRÈS BRITISH

Attila Marcel est l'histoire d'un voyage immobile, un flash-back dans la mémoire d'un trentenaire. Paul vit avec ses tantines, deux vieilles filles qui le couvent maladivement et, comme un automate, il marche à petits pas dans son costume bleu ciel trop court. Les yeux écarquillés d'espoir : quelqu'un l'aidera-t-il, enfin, à grandir ?

Fort heureusement, il y a la gentille sorcière de l’immeuble, sa voisine du quatrième. Celle femme étrange passe le plus clair de son temps à entretenir son potager et accessoirement à pratiquer le bouddhisme.

Quand Paul lui rend visite, Mme Proust l’invite à boire sa décoction. Aussitôt le film nous plonge dans une sorte d’humour cocasse. Quelques plans donnent le ton : « Momentanément hors service » inscrit sur une tombe ou bien la vision de grenouilles géantes qui font la java... Et plus Paul se souvient, plus le film tourne au polar cocasse.

Le cinéaste Sylvain Chomet semble visiblement s’être amusé à raconter comment des êtres enfermés dans leur bulle se libèrent, comment ils « reprennent du service », en quelque sorte. Le réalisateur n'a pas son pareil pour faire entrer le spectateur dans une galerie de portraits improbables. On saluera la performance de quelques seconds rôles comme ceux de l'accordeur de piano aveugle campé par Luis Rego et du professeur de piano toujours à la recherche de quelque chose à grignoter, Jean-Claude Dreyfus. Quant à Guillaume Gouix (Paul), il réussit une composition minimaliste mais étonnante.

Le réalisateur, qui s'est fait connaître d'abord par l'animation, a truffé son film d'effets visuels et même de comédie musicale, le tout enrobé dans une sorte de nostalgie courant après les années 60/70. Le film « Attila Marcel » lorgne également du côté de l’humour noir british, ce qui pour quelqu'un qui a commencé à travailler en Grande-Bretagne semble d'une certaine logique.


Fiche technique

Attila Marcel
Réalisation : Sylvain Chomet
Musique : Sylvain Chomet et Franck Monbaylet (plus des extraits de Lakmé de Léo Delibes et de La Traviata de Giuseppe Verdi)
Genre : Comédie
Dates de sortie : 30 octobre 2013

Guillaume Gouix : Paul / Attila Marcel
Anne Le Ny : Mme Proust
Bernadette Lafont : Tante Annie
Hélène Vincent : Tante Anna
Luis Rego : M. Coehlo, l'accordeur